L'offensive de Hama de a lieu pendant la guerre civile syrienne. Elle est lancée le par les rebelles, au nord de la ville de Hama, tenue par le régime syrien. Après des gains territoriaux initiaux pour les rebelles, une contre-offensive permet aux forces loyalistes de reprendre le contrôle du terrain perdu, ainsi que d'autres villages précédemment sous contrôle rebelle.

Forces en présence Initialement, les forces loyalistes déployées sur le front de Hama sont surtout constituées de milices. Ces dernières sont épaulées par des troupes iraniennes : des Bassidji et des membres des forces terrestres du Corps des Gardiens de la révolution islamique. Qasem Soleimani, le commandant en chef de la Force Al-Qods, se rend notamment sur la ligne de front le . L'aviation russe entre aussi en action, en menant des frappes aériennes dès le . Quant au régime syrien, il dépêche le les Forces du Tigre du général Souheil al-Hassan . La milice chiite irakienne du Harakat Hezbollah al-Nujaba est également déployée, de même que les Brigades de l'imam Ali , la Brigade des Fatimides , le Liwa al-Quds, la Résistance syrienne et le Liwa al-Baqir .

Du côté des rebelles, le chef militaire du Hayat Tahrir al-Cham, Abou Mohammed al-Joulani, commande directement sur le front de Hama Al-Masdar News, . Le groupe djihadiste déploie plusieurs chars, dont un T-90. Plusieurs groupes de l'Armée syrienne libre prennent part aux combats : Jaych al-Ezzah , Jaych al-Nasr, l'Armée libre d'Idleb , le Front de l'authenticité et du développement, Jaych al-Nokhba, les Bataillons islamiques al-Safwah, Al-Forqat al-Wasti, Abna al-Cham, Faylaq al-Cham, le Liwa Shuhada al-Islam et quelques autres groupes. Jaych al-Ezzah, le principal groupe de l'ASL dans la région, utilise plusieurs missiles BGM-71 TOW lors des combats et son chef, Jamil al-Saleh, prend personnellement la direction des opérations. Ahrar al-Cham, le Parti islamique du Turkestan et Ajnad al-Cham#Infographic #Hama offensive groups [#FSA/#AhrarAlSham/#HTS fight 3 different battles #معركة_في_سبيل_الله_نمضي #وقل_اعملوا #معركة_صدى_الشام] se joignent également au combat. Selon le média pro-régime Al-Masdar News, participent à l'offensive . À la date du , le même média affirme qu'au moins et miliciens loyalistes sont déployés sur le front de Hama .

Déroulement

Le , une nouvelle offensive est lancée par les forces du Hayat Tahrir al-Cham et de l'Armée syrienne libre au nord de la ville de Hama Stéphane Mantoux . Elle débute par l'explosion d'un véhicule piégé conduit par un kamikaze dans le village de Souran. Dès le premier jour, les rebelles s'emparent de Sourane et de plusieurs villages des alentours . Les milices du régime prennent la fuite et les rebelles arrivent à quatre kilomètres de la ville de Hama. Les rebelles s'emparent également d'un dépôt de munitions à Khattab, au nord-ouest d'Hama, puis le d'une colline surplombant l'aéroport militaire à l'ouest de la ville. Le , selon l'ONG Save the Children, au moins ont fui la région.

Le , les rebelles progressent encore et s'emparent de Maardes et de quatre villages, ils ont alors pris le contrôle de 15 villes et villages depuis le début de l'offensive . Les combats se concentrent sur la localité stratégique de , fortement disputée .

Le , un hélicoptère largue une bombe sur l'hôpital de Latamné, faisant deux morts — dont un chirurgien — selon Médecins sans frontières (MSF). Puis, dans la nuit du 29 au , le régime syrien intensifie ses raids aériens et mène au matin du 30 une attaque chimique dans la ville de Latamné, au nord-ouest de Hama, qui fait une cinquantaine de blessés . Le , le régime commence sa contre-offensive et reprend 16 villages en une journée — dont ceux de Khattab, al-Majdal et Kawkab — soit 75 % des territoires conquis par les rebelles depuis le début de l'offensive selon l'OSDH .

Le matin du , une nouvelle attaque chimique est menée par le régime syrien sur la ville de Khan Cheikhoun, au nord des positions rebelles, faisant environ 100 morts et 400 blessés parmi les civils .

Le , les loyalistes reprennent Maardes , le Hayat Tahrir al-Cham s'en empare de nouveau le , mais il est a nouveau reconquis par le régime le 10 ou le . Le , les loyalistes reprennent Sourane .

Le , les troupes du régime syrien s'emparent de la ville de Tibet al-Imam, mais quelques heures plus tard les rebelles de Jaych al-Ezzah, d'Al-Forqat al-Wasti, du Hayat Tahrir al-Cham et d'Ahrar al-Cham contre-attaquent et la reprennent au cours de la même journée . Cependant, dans la nuit du 20 au , les loyalistes reprennent le contrôle de Tibet al-Imam . Puis, le matin du , après plusieurs jours de combats, l'armée arabe syrienne et le Hezbollah reprennent le contrôle d'Halfayé — qui était occupé par les rebelles depuis — et de quelques villages environnants . Les rebelles sont alors repoussés à 15 kilomètres au nord de Hama. Le , la ligne de front est stabilisée et seules quelques escarmouches ont lieu dans les jours suivants.

Pertes Entre le et le , le groupe rebelle Jaych al-Ezzah reconnaît la mort de 15 de ses combattants .

Le , le général Sergueï Roudskoï, chef de l'état-major des forces armées russes, déclare que les rebelles ont perdu près de depuis le début de la contre-offensive.

Une enquête réalisée par Gregory Waters pour Bellingcat donne un bilan de 427 décès estimés et de 259 décès signalés (avec cependant des données manquantes entre le 20 et le ) du côté des combattants loyalistes pendant l'offensive de Hama entre le et le . Au moins 58 combattants iraniens, afghans et pakistanais figurent parmi les morts ainsi que trois généraux iraniens.

Voir aussi .

Notes et références

Hama 2017 Hama Catégorie:2017 en Syrie Catégorie:Mars 2017 Catégorie:Avril 2017 Catégorie:Hama