Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Beauvoisis, un régiment français d'Ancien Régime.

Il a connu une existence quasi ininterrompue au service de la France, jusqu'en 2011. Son héritier est le du service militaire volontaire de La Rochelle.

Création et différentes dénominations 1667 : levée du régiment sous le nom de régiment de Jonzac-Sainte-Maure. 1685 : renommé régiment de Beauvoisis, également appelé régiment du Beauvaisis. 1791 : devient le d'infanterie de ligne. 1796 : la d'infanterie de ligne est formée à partir des unités suivantes : de bataille ( du d'infanterie, de volontaires de la Drôme et de volontaires de l'Isère) ; de bataille (lui-même formé à partir des unités suivantes : du d'infanterie, et de volontaires de la Haute-Marne) ; de la de bataille ; de la provisoire ; et de la provisoire ; de volontaires de l'Isère ; de volontaires de Loir-et-Cher. 1803 : renommé d'infanterie de ligne. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie. 1940 : dissolution du régiment. 1944 : reconstitution du . 1946 : dissolution du régiment. 1956 : reconstitution du . 1963 : dissolution du régiment. 1964 : reconstitution du . 1984 : dissolution du régiment. 1991 : reconstitution du . 2000 : devient le d'infanterie. 2011 : dissolution du bataillon. 2017 : le drapeau du est confié au du service militaire volontaire () de La Rochelle..

Chefs de corps

Colonels tués ou blessés alors qu'ils commandaient le : Aucun

Officiers tués et blessés alors qu'ils servaient au (1804-1815) : Officiers tués : 35 Officiers décédés des suites de leurs blessures : 29 Officiers blessés : 182

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du d'infanterie de ligne Ancien Régime 1740-1748 : Guerre de Succession d'Autriche 1745 : 11 mai Bataille de Fontenoy

Révolution française et Premier Empire

1792 : Bataille de Spire 1793 : Armée de Mayence, défense de Mayence, Guerre de Vendée, Bataille de Bouin, Bataille de Noirmoutier 1794 : Guerre du Roussillon Siège de Fontarabie Siège de Pampelune () 1796 : Campagne d'Italie (1796-1797) Bataille d'Arcole, où la demi-brigade gagne le surnom de Terrible (Las Cases) 1797 : Bataille de Rivoli et Bataille de La FavoriteC'est après le combat de La Favorite (faubourg de Mantoue), que le gagne son surnom « La Terrible Demi-brigade que rien n'arrête ». 1799 : Guerre de la deuxième coalition Bataille de Zurich Bataille de Diessenhofen 1800 : Bataille d'Engen, Bataille de Moeskirch, Bataille de Biberach, Bataille d'Höchstädt, Bataille de Nordlingen, Bataille d'Oberhausen, Bataille de Neubourg, Bataille de Landshut, Bataille de Hohenlinden 1805 : Campagne d'Allemagne (1805) Bataille de Memmingen, Bataille d'Ulm, 2 décembre : Bataille d'Austerlitz le de Ligne fait partie de la Division Vandamme dans le de Soult. Il fait partie (avec le de Ligne) de la brigade Férey (surnommée « la brigade de Fer ») qui sera au cœur de l'action à Austerlitz (la brigade Férey y est détachée auprès de la division St-Hilaire) mais aura très peu de pertes.) 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna(Le ne participera pas, activement, en 1806 à la bataille d'Iéna, où il fait partie des troupes en réserve. En revanche, on le retrouve dans la poursuite de Blücher qui s'achèvera par la prise de Lübeck. Bataille de Lübeck 1807 : Campagne de Pologne (1807) 8 février : Bataille d'Eylauil participe à la Bataille d'Eylau où il sert de pivot du côté gauche du dispositif français. Il restera impassible sous la canonnade. Combat de Bergfried, Combat de Deppen, Bataille de Hoff, Bataille de Lomitten Bataille d'Heilsberg 1809 : campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809) Le partie du corps d'armée du Maréchal Davout, Division St-Hilaire, Brigade Lorencez. Ses 3 bataillons alignent, le 16 avril, . Bataille de Teugen-HausenDans les bulletins de la Grande Armée (volume 5) relatant l'affaire de Tann, on peut lire « il y a 13 ans, le a été surnommé « le Terrible » ; il a bien justifié ce surnom à la bataille de Tann, où il a abordé et successivement défait 6 régiments autrichiens… ». D'après le discours du colonel Bussy, le , présentant le drapeau aux soldats de la classe 1920. Bataille d'Abensberg Bataille d'Eckmühl Bataille de Ratisbonne Bataille d'Essling Bataille de Wagram 1812 : Campagne de Russie Bataille de Mohilov Bataille de la MoskowaUne de ses heures les plus glorieuses est pendant la bataille de la Moskowa (en général appelée Borodino dans la littérature étrangère. Marbot, qui était du côté de Polotsk à ce moment, a, dans ses Mémoires, un mot élogieux pour le Terrible , qui s'est montré fidèle à sa réputation. Bataille de Malojaroslavetz Bataille de Viasma Bataille de Krasnoe 1813 : campagne d'Allemagne (1813) Bataille de Dresde Bataille de Pirna Bataille de Kulm Bataille de Rachnitz Bataille de Leipzig 1814 : campagne de France (1814) Défense de Strasbourg Par ordonnance royale du le de ligne prend le et incorpore le du d'infanterie légère.

De 1815 à 1852 Le , lors de Guerre d'indépendance grecque, le , alors en garnison à Briançon, envoie ses deux premiers bataillons en Morée dans le Péloponnèse. Renforcés de 637 hommes des 34 et RI, les 2 bataillons embarquent, à Toulon, sur la Galathée et 5 navires de commerce. Ils débarquent à Navarin le . Le et les 2 compagnies d'élite du vont cantonner à Modon. Le reste du restant à Navarin. le l'État-major et le sont rappelés en France et embarquent sur la Cornélie et un transport. Le même jour, les 3 premières compagnies du viennent remplacer les partants à Navarin. À compter du , les 6 compagnies du centre du sont à Navarin, les 2 compagnies d'élite restant à Modon. Le , le quitte à son tour la Morée pour regagner la FranceDonnées issues de l'historique du , chapitre 9, pages 170 & suiv..

Second Empire thumb|Képi d'infanterie de ligne 1855 : Guerre de Crimée Siège de Sébastopol (1854). Il perd son colonel lors de l'assaut du . Par décret du le d'infanterie fournit une compagnie pour former le 102 régiment d'infanterie de ligne. 1870 : Guerre franco-prussienne de 1870 Au , le d'infanterie de ligne fait partie de l'Armée du Rhin. Avec le d'infanterie du colonel Supervieille, le la brigade aux ordres du général de Golberg. Cette Brigade avec la brigade du général comte Brayer, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la division d'infanterie commandée par le général de division Courtot de Cissey. Cette division d'infanterie évolue au sein du corps d'Armée commandé par le général de division De Ladmirault. Bataille de Borny Bataille de Saint-Privat Bataille de RezonvilleÀ la bataille de Rezonville, le sous-lieutenant Chabal s'empare du drapeau du d'infanterie. C'est l'un des deux drapeaux ennemis capturés pendant cette guerre. Le matin du , le corps d'armée est en bivouac à Woippy, sans ordre ! À neuf heures, sans avoir reçu aucun ordre, le général de Ladmiraut met les deux divisions de Cissey et Grenier en marche sur Doncourt-en-Jarnisy. Vers cinq heures du soir, marchant au bruit du canon, la division de Cissey arrivait en avant de Bruville. Elle tombe sur la brigade Wedell et contraint à la retraite le d'infanterie prussien (le R.I., au Fond-de-la-Cuve contribue à l'anéantissement de la brigade prussienne Wedell et capture le drapeau du du d'infanterie . Ce fait d'armes vaudra au l'honneur de recevoir le à Longchamp des mains du président de la république, Jules Grévy la Croix de la Légion d'honneur france-phaleristique.com Unités et décorations militaires. La hampe du drapeau ou de l’étendard des unités suivantes a été décorée de la croix de la Légion d’honneur..). Elle repousse une contre-attaque du de dragons de la Garde et de deux escadrons du . Au cours de cette action, la perd son commandant, le général comte Brayer. À sept heures, le corps d'armée bivouaque sur ses positions, une croupe à l’est de la ferme de Grizières. Le , sur ordre du maréchal Bazaine, le Corps d'Armée fait mouvement pour occuper des positions entre Chatel et Montigny. Une partie de son bataillon de dépôt contribue à la défense de Strasbourg. Le régiment disparait à la capitulation de l'Armée de Metz à l'exception des Le et une partie du bataillon de dépôt contribuent à la défense de Verdun

De 1871 à 1914

En 1880 il participe à la campagne de Tunisie du au .

En garnison à Bordeaux jusqu'en 1913 ( à Libourne). vignette|Equipe du RI au championnat militaire d'escrime, à Paris en

Première Guerre mondiale

1914 : Bois Janot () Montignies-Saint-Christophe (Maubeuge) Combats de Lobbes-Thuin (), Bataille de Charleroi le : bataille de Guise Bataille de la Marne (5 au ) Reprise de l'offensive : Corbeny (), Craonne, la Ville-aux-Bois (14-), Plateau de Vauclerc (12-14 oct.), Plateau de verneuil (2 Nov.), Tranchée à claie (24 déc.)

1915 Secteur de Verneuil-Beaulne (Chemin des Dames)

1916 Bataille de Verdun (4 au , Vaux, Thiaumont), La Harazée (juin à septembre, Argonne), Berny-en-Santerre ( à , Picardie).

1917 15 avril : Bataille du Chemin des Dames. 5 et : Plateau des Casemates mai à juillet : région de Villersexel au : Ballersdorf (Alsace), au Champagne Butte de Souain).

1918 Oise : Bataille de Noyon (22-), combats du Mont-Renaud ( au ). Aisne : Missy-aux-Bois, ( au , Saconin, Ferme du Mont-Lavé); Picardie ( au , passage de l'Ingon (Rouy-le-petit), Voyennes La ligne Hundling-StellungLa Hundling-Stellung, dernière ligne de défense allemande qui passait par Saint-Quentin-le-Petit.

Entre-deux-guerres vignette|Officiers du au camp de Souge en mars 1933. Le du Régiment d'infanterie, en garnison à la Citadelle depuis le , quitte Blaye pour Libourne. En 1929 le régiment s'installe à Bordeaux.

Seconde Guerre mondiale vignette|Stèle en mémoire de la contre-attaque victorieuse du à Voncq le Formé le , il est sous les ordres du lieutenant-colonel Sinais. Régiment d'active type Nord-Est, il est mis sur pied par le centre mobilisateur d'infanterie 181 de Bordeaux. Constitué de trois bataillons, plus la divisionnaire anti-chars (), il appartient à la d'infanterie.

Il rejoint Sainte-Menehould dans l'Argonne. En , dans la région de Rethel, le régiment combat à Voncq (9 et ). La capture de prisonniers au d'infanterie allemand ( d'infanterie allemande), lui vaut d'être cité à l'ordre de l'armée, avant la retraite (jusqu'au ).

De 1945 à nos jours thumb|right|150px|insigne de béret d'infanterie Reconstitué en 1944 à partir des groupes de résistants des Forces françaises de l'intérieur (FFI) issus de Corrèze (« Mammouth »), Lot-et-Garonne (« Nérac »), Gironde (« Mickey » et « Esquirou »). Début 1945, le général De Gaulle remettra au chef de corps le capitaine Borel en 1940 le drapeau. Le est affecté dans le sud-est à la garde de la frontière des Alpes et jusqu'à sa dissolution en 1946, à l'occupation de l'Allemagne.

Le régiment est reconstitué le et prendra part aux opérations en Algérie de à novembre 1962, .

Après les accords d'Évian (1962) Le , à la suite des accords d'Évian du , le crée comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force locale. Le forme deux unités de la Force locale de l'ordre algérienne, la 437- UFL-UFO composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.