Jacques Leroy, né le à Versailles et mort le à Paris, est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre en service le , comme dragon au régiment de La Rochefoucauld, et il obtient son congé le .

Garde national sédentaire dans la commune de Pont-à-Mousson le , il se trouve à l’affaire de Nancy le suivant, et il est élu capitaine le , au bataillon de volontaires de la Meurthe. Le , il passe sous-lieutenant au régiment de cavalerie, il y devient lieutenant le , et il fait les campagnes de 1792 à l’an IX, au camp de la Lune, aux armées des Ardennes, de Sambre-et-Meuse, du Rhin, d'Allemagne, de Mayence et du Danube. Il reçoit son brevet de capitaine le , et il se distingue le , à la bataille qui a lieu entre Lille et Tournai, contre les Anglais et les Autrichiens. Il rallie une grande partie de divers corps de troupes et en forme une masse à la tête de laquelle il se met en bataille en avant d’un pont, fait reprendre une position avantageuse à une section d’artillerie légère prête à tomber au pouvoir de l’ennemi, et par ses bonnes dispositions, il arrête ses progrès et opère une diversion qui assure la retraite de la division de gauche de l’armée française, et la sauve de la position critique où elle se trouve.

Le , il est employé aux détails de l’inspection du général d’Harville, et le 18 brumaire an VIII, il se trouve à Saint-Cloud. Il est nommé chef d’escadron le , au régiment de cavalerie, qu’il rejoint à l’armée du Rhin.

Rentré en France à la fin des hostilités, il obtient le grade de major au régiment de cuirassiers le , et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le . Le , il devient écuyer cavalcadour de l’Impératrice Joséphine de Beauharnais, puis il retourne à son régiment le . De 1805 à 1811, il effectue plusieurs missions, dans différents départements, comme membre du conseil de recrutement, et le , il est promu colonel commandant d’armes, et mis à la disposition du major-général de la Grande Armée, à compter du suivant, pour être employé à la campagne de Russie. Fait prisonnier à la fin de cette campagne, il a alors les mains et les pieds mutilés par la gelée.

De retour en France au mois de , il est fait chevalier de Saint-Louis par le roi Louis XVIII le , et mis en demi-solde. Lors des Cent-Jours, l’Empereur lui confie au mois de , le commandement supérieur de Langres, mis en état de siège. Après la catastrophe de Waterloo, les armées ennemies envahissent une deuxième fois le territoire français, et le comte de , à la tête d’un corps d’armée autrichien, vient former le blocus de la place de Langres. Aux sommations qui lui sont faites, il répond par la proclamation suivante datée du , Des ordres du gouvernement royal étant arrivés, le colonel Leroy signe une convention avec le général Colloredo et ouvre les portes de Langres aux autrichiens qui font le service concurremment avec les troupes françaises. Remplacé dans son commandement au mois d’, il est admis à la retraite le suivant. Il est fait officier de la légion d’honneur le .

Il meurt le , à Paris.

Sources .

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Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1820 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Naissance en avril 1762 Catégorie:Naissance à Versailles Catégorie:Décès en avril 1842 Catégorie:Décès dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 80 ans