La présidence de Jean Casimir-Perier, en tant que président de la République française, dura du au . Président de la Chambre des députés et ex-président du Conseil, Casimir-Perier accéda à la présidence à la suite de l'assassinat de Sadi Carnot par un anarchiste italien. Son élection fut très mal accueillie par une grande partie de la classe politique française, en particulier par la gauche, et le président lui-même, manquant d'autorité, fut marginalisé au sein de son propre gouvernement. Dégoûté d'avoir l'apparence du pouvoir sans la réalité, il démissionna au bout de six mois, faisant de son passage à l'Élysée le plus court de toute l'histoire de la République française.
Gouvernement
Portefeuille Titulaire Président du Conseil Charles Dupuy Ministres Ministre de l'Intérieur et des Cultes Charles Dupuy Ministre de la Justice Eugène Guérin Ministre des Affaires étrangères Gabriel Hanotaux Ministre des Finances Raymond Poincaré Ministre de la Guerre Auguste Mercier Ministre de la Marine Félix Faure Ministre de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts Georges Leygues Ministre des Travaux publics Louis Barthou Ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes Victor Lourties Ministre de l'Agriculture Albert Viger Ministre des Colonies Théophile Delcassé
Politique intérieure
Gouvernement Dupuy III
Le troisième gouvernement Charles Dupuy se résume en un affrontement entre Casimir-Perier qui entend réhabiliter la fonction de chef de l'État et Dupuy qui au contraire marginalise le Président. Dupuy promulgue en une circulaire adressée aux préfets leur demandant de réprimer les mouvements socialistes alors que la grève de la verrerie de Carmaux suscite l'attention nationale.
C'est sous ce gouvernement qu'a lieu le premier procès Dreyfus.
Le , le gouvernement est renversé par une majorité de 22 voix. Le lendemain, le Président de la République Casimir-Perier démissionne forçant le gouvernement Dupuy a assurer l'intérim de la présidence jusqu'à l'élection de son successeurJean-Denis Bredin, Dreyfus, un innocent, Fayard 2006, édition regroupant les deux ouvrages L'Affaire et Bernard Lazare, .
On compte parmi les mesures notables prises sous le troisième gouvernement Dupuy : les "lois scélérates" le "crédit agricole"
Démission
Le , Charles Dupuy présente la démission du Gouvernement au président de la République, Jean Casimir-Perier, qui entraîne immédiatement celle du Président.
Lettre de démission de Jean Casimir-Perier du :
Du 15 au , le gouvernement assure l'intérim des pouvoirs présidentielles d'après les lois constitutionnelles de la Troisième République, en l'attente d'un nouveau président.
Le , le (nouveau) Président de la république Félix Faure accepte la démission du gouvernement après l'intérim présidentiel qu'à assuré ce dernier. Le jour-même, il charge Léon Bourgeois de former le nouveau ministère et celui-ci accepte la mission, avant d'y abandonner trois jours plus tard, à la suite des difficultés rencontrées pour former le cabinet.
Le , Faure charge, à nouveau, Bourgeois, pour former un nouveau gouvernement, pour une seconde tentative, mais échoue une fois de plus.
Le , le président appelle Alexandre Ribot à la tête du prochain gouvernement.
Le , le troisième gouvernement Ribot voit le jour.
Politique étrangère
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Articles connexes Troisième République (France)
* Casimir-Perier, Jean