Renée Dufourt, née Renée Crézé le à Lyon et morte le à Caluire-et-Cuire, est une féministe française.

Biographie Jeunesse, formation et vie privée Renée Dufourt naît Renée Crézé à Lyon le d'une famille franco-italienne. Ses études secondaires en milieu religieux lyonnais l'amènent à l'obtention du bac en 1937. Dans un premier temps intéressée par des études de médecine, elle choisit finalement les lettres et la philosophie à l'université de Lyon. Elle épouse Guy Dufourt en 1942, rencontré à la Jeunesse étudiante chrétienne, et a cinq enfants nés entre 1943 et 1954.

Activités professionnelles Elle enseigne la philosophie au lycée de jeunes filles de Saint-Étienne, puis à celui de Lyon, puis à l'École normale d'instituteurs de Lyon et tient quelques cours en université, jusqu'en 1980.

Engagements du couple Renée Dufourt et son mari participent à Esprit, à En bref et à la création du cercle Tocqueville en 1958. En 1971, ils rejoignent le Parti socialiste.

Engagements personnels

Féminisme Se liant à des organisations féministes lyonnaises, elle fréquente le planning familial lyonnais et grenoblois, et promeut la loi Veil. Elle devient conseillère technique dans le cabinet de la ministre des droits de la femme, Yvette Roudy, de 1981 à 1986, puis de 1989 à 1994 auprès de Michèle André, secrétaire d'État aux droits des femmes.

Après avoir rencontré Marie-Jeanne Bérère et Donna Singles, elle rédige avec elles en 1982 Et si on ordonnait les femmes...?, réponse à des textes pontificaux invalidant les femmes prêtres ou diaconesses.

Elle entre au comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé en 1990 où elle pointe les failles de la réflexion sur la PMA.

Comité de défense des droit et libertés et guerre d'Algérie Elle est membre du Comité de Défense des Droits et Libertés Individuels qui participe notamment à soutenir indirectement le Front de Libération Nationale à Lyon. Ce comité milite pour améliorer le traitement des prisonniers, algériens et métropolitains, arrêtés à Lyon dans le cadre du conflit. Elle est arrêtée le lors d’une manifestation devant la maison d’arrêt de Lyon dans le cadre de la lutte pour l’obtention du statut de prisonniers politiques par les membres et soutiens du FLN.  

Dans le cadre du Comité et de son activité d’enseignement au lycée Edgar-Quinet, elle connaît la philosophe française Jeannette Colombel avec qui elle est arrêtée le . À ses côtés se trouvent trois autres femmes (Marie Annick Castella, Simone Allesfrede, Adrienne Candi et Christine Lauvergnat).

Mort et postérité Ayant longtemps habité dans le arrondissement de Lyon, elle est faite citoyenne d'honneur de cet arrondissement en 2009.

Elle meurt à Caluire-et-Cuire le Archives municipales de Lyon, arrondissement, année 1920, acte de naissance , cote 2E3847, vue 45/191, avec mentions marginales de mariage et de décès.

Une place du arrondissement (de Lyon) porte son nom depuis le .

Bibliographie Publications personnelles

Publications en commun

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Place des femmes dans l'Église catholique

Liens externes

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