La présidence d'Édouard Fritch commence officiellement le lors de la passation des pouvoirs avec son prédécesseur Gaston Flosse. Il est élu président de la Polynésie française le sous la bannière de son ancien parti le Tahoeraa Huiraatira (1984-2015) depuis Tapura Huiraatira. La fin de son mandat présidentiel après les Élections des représentants à l'Assemblée de la Polynésie française de 2018 et . Pendant 3 ans à la tête du pays depuis son Élection le son bilan est positif.
Son parti politique le Tapura Huiraatira a gagné les Élections des représentants à l'Assemblée de la Polynésie française de 2018 avec 49,18 % des voix. Édouard Fritch devrait être réélu Président de la Polynésie française pour un second mandat le a l'Assemblée de la Polynésie française Édouard Fritch a été réélu Président de la Polynésie française. Son quinquennat doit s’achever le . Passation de pouvoir entre le président sortant de la Polynésie française et le nouveau président de la Polynésie française le après-midi. Comme Vice-président, il choisit successivement Nuihau Laurey en 2014 puis Teva Rohfritsch en 2017 puis Tearii Alpha en 2020 puis Jean-Christophe Bouissou en 2021.
Président de la Polynésie française Après la démission d'office de Gaston Flosse le , il est élu, comme Flosse l'avait souhaité, président de la Polynésie française à sa place le , par 46 voix contre 10 face à son adversaire Richard Tuheiava. Considéré comme le « fils spirituel » de Gaston Flosse (déclaration du ), il déclare un an après : « Je considère ce qui se passe aujourd’hui comme la continuité de plusieurs années de patience, de fidélité, de loyauté et de travail auprès du président Gaston Flosse et auprès du Tahoera’a Huira’atira », alors que le grand conseil de son parti le porte à l'unanimité à la candidature à la présidenceTahiti-Infos.
Pourtant, une lutte de pouvoir s'installe rapidement entre Gaston Flosse et son ancien gendre et successeur. En jeu alors, le contrôle du parti et celui de la PolynésieGaston Flosse définitivement condamné à trois ans d'inéligibilité, Le Monde avec AFP, 23.07.2014.. La rupture semble consommée lorsque, à l'occasion de l'élection sénatoriale partielle de , Édouard Fritch soutient les candidatures de son vice-président du gouvernement, Nuihau Laurey, et de l'élue de l'Assemblée de Polynésie Lana Tetuanui face aux candidats présentés par Gaston Flosse, les ex-sénateurs Teura Iriti et Vincent Dubois dont le Conseil constitutionnel a annulé l'élection en Le Conseil constitutionnel annule l'élection de deux sénateurs polynésiens, Le Monde avec AFP et Reuters, 06.02.2015.. Ces deux candidats dissidents sont alors exclus du parti Tahoera'a huiraatiraLe conseil politique du Tahoeraa exclut Nuihau Larey et Lana Tetuanui, Polynésie , 03.04.2015, mais sont largement élus dès le , une élection interprétée alors comme une défaite du président du parti, Gaston FlosseSénatoriale partielle : la dissidence l'emporte, La Dépêche de Tahiti, 04.05.2015..
Les partisans d'Édouard Fritch fondent un nouveau groupe politique à l'Assemblée de la Polynésie française, le Tapura Huiraatira, constitué de 15 puis 16 membres, qui confirme la mise en minorité du parti précédemment majoritaire, le Tahoera'a huiraatira, qui retombe ainsi à 23 puis 22 élus fidèles à Gaston Flosse. Afin de pouvoir gouverner, Édouard Fritch s'assure le soutien du mouvement A Ti'a Porinetia (8 élus), qui siégeait jusque là dans l'opposition, en faisant entrer dans son gouvernement son chef de file Teva Rohfritsch le . Depuis le début , les groupes Tapura Huiraatira et A Ti'a Porinetia ont fusionné pour former le groupe Rassemblement pour une majorité autonomiste qui dispose de 29 membres sur les 57 élus de l'Assemblée. Le , lors du congrès fondateur qui se tient à Pirae devant plus de , Edouard Fritch est élu président du nouveau parti Tapura Huiraatira.
À la tête de la présidence
Politique territoriale
Édouard Fritch est le premier président de la Polynésie française à aller officiellement sur Maiao, « l'île interdite », et y rencontre le maire délégué et sa population.
Mesures économiques et sociales vignette|Résidence officielle du président de la Polynésie française. Afin de régler la crise économique que traverse la Polynésie française, le gouvernement met en place plusieurs mesures pour relancer la croissance dès . Édouard Fritch répartit le budget du Pays et débloque des fonds d'aide aux entreprises et aux petits commerces pour les dynamiser. Ainsi, le budget est affecté à plusieurs fonds appelés « comptes d'affectations spéciales », comme le fonds de régulation des prix, le fonds de l'insertion professionnelle, le fonds de développement du tourisme de croisière, etc. Le budget pour les infrastructures routières et publiques, quant à lui, est de 10 milliards de francs Pacifique et 17 milliards de francs sont alloués à la Direction des Transports terrestres pour l'entretien des routes et la sécurité routière en 2015.
Il réorganise également le fonctionnement de l'OPT (Office des postes et télécommunications) pour réduire les dépenses et optimiser sa gouvernance, et signe des conventions de partenariat avec les entreprises pour les soutenir. Le président de la Polynésie tente aussi de relancer la production de vanille, qui est en crise depuis plusieurs années sous forme d'aides au développement. En parallèle, il met en place la construction et la rénovation de logement sociaux en 2015. Ceux-ci passent de 62 logements en 2014 à 225 en 2015, soit une augmentation de 360 % pour pallier les difficultés croissantes des habitants à trouver un logement.
Par ailleurs, il modernise l'administration pour relancer l'économie du Pays ainsi que pour faciliter les démarches et satisfaire les contribuables. Cette modernisation se base sur l'efficacité, l'efficience, la qualité et l'accessibilité. De plus, le , lors des vœux du président de la Polynésie française pour la nouvelle année, il met en garde l'administration contre les tentatives de corruption au sein des services. Dans son discours, il emploie des mots durs : “Il me tient à cœur maintenant de vous parler d’un sujet grave auquel il convient de prêter une attention toute particulière : la complaisance coupable, voire la corruption. (...) Qu’il s’agisse de détournement d’argent public, de trafic d’influence, ou de petits arrangements entre copains, des comportements malhonnêtes adviennent, malheureusement, au sein de nos structures. Ils n’ont pas été absents de l’année 2015 (...)".
Lors de la première session budgétaire de la rentrée 2016 à l'Assemblée de la Polynésie, le , Édouard Fritch annonce plusieurs engagements économiques, notamment un nouveau pacte de stabilité visant à maintenir les taxes (TVA et IS) et les impôts au même taux pendant cinq ans.
Éducation Dans le domaine de l'éducation, Édouard Fritch débloque des fonds d'aide à la réussite scolaire et restructure l'administration afin d'aligner cette réussite avec celle de la métropole et lutter contre le décrochage scolaire en augmentation. Afin d'améliorer les conditions d'études et ouvrir les perspectives de formation scolaire dans le secondaire dans les archipels de la Polynésie, Édouard Fritch a lancé en 2014 des projets de construction de collèges et lycées, notamment le collège-lycée de Bora-Bora, le lycée de Moorea et le lycée de Teva i Uta.
De plus, pour faciliter l'intégration et les conditions d'études des Polynésiens originaires des archipels allant faire leurs études hors de leur île natale, de nombreux internats ont vu le jour, comme celui du lycée Paul-Gauguin à Papeete et l'internat de Tiputa, à Rangiroa. Tous ces projets ont été achevés pour la rentrée 2016.
Politique conjointe avec la France
Renouer avec la France Dès son élection, Édouard Fritch se rend à Paris pour rencontrer François Hollande en , afin de renouer les relations entre la métropole et le Territoire. Les relations étaient au plus bas à la suite de la réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes à décoloniser le , initié par l'ancien président de la Polynésie Oscar Temaru. Aussi, Édouard Fritch déclare avoir plusieurs projets en lien avec la France et prépare la conférence de la COP 21 qui se déroule à Paris en .
En outre, le président de la Polynésie française fait de nombreux voyages à Paris au cours de son mandat, notamment pour signer des conventions avec l'État et lancer la réforme de la Protection sociale généralisée (PSG). L'État français s'engage à financer la sécurité sociale polynésienne pour combler le déficit financier de la Polynésie en matière de protection sociale. Le Premier ministre Manuel Valls s'engage à trouver une solution et signe une convention avec Édouard Fritch le , qui voit le retour de l'État dans le financement de la sécurité sociale polynésienne pendant trois ans à hauteur d'une dotation de 12 millions d'euros. Édouard Fritch insiste sur la mise en place de cette réforme pour mettre fin au gouffre financier que traverse la Polynésie française malgré les menaces de grève générale des syndicats. Ces derniers reprochent au gouvernement de ne pas tenir compte de leurs propos et leur opposition sur la hausse obligatoire de la fiscalité et des prélèvements ainsi que sur l'accélération des départs à la retraite dont se base cette réforme.
Visite de François Hollande vignette|265x265px|François Hollande, premier président de la République en Polynésie depuis 2003. Le , Édouard Fritch accueille le président de la République François Hollande en Polynésie française, en visite officielle. La dernière visite d'un président de la République, celle de Jacques Chirac, avait eu lien en , 13 ans auparavant. À la présidence de la Polynésie française, Édouard Fritch et François Hollande signent des conventions visant à redynamiser le secteur économique polynésien comme le contrat de redynamisation des sites de Défense, qui prévoit que plus de de terrains militaires seront cédés aux communes de la Polynésie française pour installer des infrastructures économiques. François Hollande s'engage également à aider au financement du centre hospitalier de Polynésie française CHPF et de la Banque Socredo.
En outre, le président de la République reconnaît les impacts environnementaux et sanitaires qu'ont engendrés les essais nucléaires, de 1966 à 1996, et s'engage à faciliter le programme d'indemnisation des victimes. Parallèlement, la Dotation globale d'autonomie est augmentée pour atteindre 100 millions d'euros par an. Édouard Fritch souhaite signer des accords de Papeete avec l'État français pour le développement économique et social de la Polynésie française afin que la population ait la même qualité de vie que la population métropolitaine.
Réforme du statut d'autonomie Le , Édouard Fritch rencontre à Paris le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas pour évoquer un possible toilettage du statut d'autonomie de la Polynésie française, statut créé en 2004. Le président de la Polynésie française souhaite plusieurs modifications et mises à jour du statut pour faciliter la mise en place des lois du Pays et les délais de réponse du Conseil d'État, sans pour autant remettre en cause ce statut.
Politique internationale
Engagement environnemental et culturel Édouard Fritch est très impliqué dans la sauvegarde de l'environnement et intervient dans de nombreuses conférences inter-étatiques dans ce domaine. Le , Édouard Fritch se rend au Bourget dans le cadre de la Conférence de Paris sur le climat et prononce un discours sur la menace accrue de la montée des eaux en Polynésie française. Il évoque notamment la baisse de la surface territoriale du Pays dû à cette montée des eaux, et invite les pays participant à s'engager à freiner le réchauffement climatique. Il affirme également que la Polynésie ne se montre pas qu'en victime, et qu'elle dépend néanmoins des énergies fossiles.