Olga Givernet, née le à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), est une femme politique française. Membre de La République en marche, elle est élue députée de la de l'Ain lors des élections législatives de 2017 et réélue lors de celles de 2022 puis lors de celles de 2024, mandat qu'elle abandonne d' à au profit de sa suppléante du fait de sa participation en tant que ministre déléguée chargée de l'Énergie à l'éphémère gouvernement Barnier.
Biographie Famille et formation Olga Givernet naît le à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)Who's Who in France, édition 2020, .. Fille d'une psychologue scolaire et d'un entrepreneur, elle naît et grandit dans les Yvelines..
Elle obtient le diplôme national de master en ingénierie électronique à l'université Pierre-et-Marie-Curie. Ingénieur de l’IST UPMC (Polytech Sorbonne), elle obtient également un Executive Master de l'École polytechnique.
Olga Givernet est mariée et mère de deux filles.
Carrière professionnelle En 2004, après un stage de fin d'études dans l'entreprise Renault Trucks de Saint-Priest, Olga Givernet part s'installer à Auckland avec son conjoint. Elle y travaille en tant qu'ingénieure avionique puis chef de projet au bureau d'études de la compagnie aérienne nationale Air New Zealand. Après trois années passées en Nouvelle-Zélande, elle revient en France en 2007 et s'installe avec son mari dans le Pays de Gex. Elle travaille pour les centres de maintenance de jets privés basés à l'aéroport international de Genève., comme spécialiste du réaménagement intérieur.
Débuts de sa carrière politique Conseillère municipale et intercommunale En 2013, elle adhère au MoDem. En , elle est élue conseillère municipale de la ville de Saint-Genis-Pouilly sur la liste du maire sortant, Hubert Bertrand (PRG). Elle est déléguée au transfrontalier et à la qualité de vie. Elle devient également conseillère communautaire à la communauté de communes du Pays de Gex, membre de la commission des déchets.
Élue députée en 2017 et limitée par la législation sur le cumul des mandats, elle démissionne de son poste de conseillère municipale et communautaire le .
Conseillère régionale Auvergne-Rhône-Alpes À l'automne 2015, elle se met en retrait du MoDem, à la suite de l'alliance de ce dernier avec le mouvement Les Républicains (LR) pour les élections régionales de 2015 en Auvergne-Rhône-Alpes. Elle figure en sur la liste d'union de la gauche de l'Ain, conduite par Jean-Jack QueyranneRésultats des élections régionales 2015 - Élus de la liste : Liste Union de la GaucheRésultats des élections régionales 2015 - Conseil Régional de la région : Auvergne - Rhône-Alpes. Elle est élue le et siège dans l'opposition. En , elle crée le groupe La Région En Marche (LREM) avec quatre de ses collègues et en devient présidente.
Elle tente en 2020 de briguer la tête de liste aux élections régionales, mais Bruno Bonnell lui est préféré. La liste obtient 9,82% des voix au premier tour et ne peut se maintenir au second, refusant toute alliance.
Députée de l'Ain vignette|alt=|Olga Givernet en janvier 2019. Parcours politique Au printemps 2016, elle se porte candidate à l'élection législative partielle de la de l’Ain provoquée par la démission du député en place Étienne Blanc. Sans étiquette, elle se présente alors comme « démocrate », se revendiquant centriste et déclarant se reconnaître dans la démarche d'Emmanuel Macron. Elle obtient un score de 10,05 % des suffrages exprimés lors du premier tour qui se déroulait le .
Alors sans étiquette politique, elle adhère en au mouvement En Marche ! créé par Emmanuel Macron.. Elle est investie le par La République en marche ! comme candidate de ce parti dans la de l’Ain aux élections législatives de 2017. Après avoir obtenu au premier tour 45,30 % des suffrages exprimés, elle est élue au second tour avec 61,86 % des suffrages exprimés face à la députée sortante LR Stéphanie Pernod-Beaudon.
En , à l'occasion du renouvellement des postes au sein de la majorité, elle se porte candidate à la présidence du groupe LREM.. Alors que Gilles Le Gendre est réélu dès le premier tour, elle arrive en troisième position sur six avec 28 voix.
Le , elle annonce être candidate à sa réélection comme députée de la 3 circonscription de l'Ain avec l'investiture de la majorité présidentielle. Au soir du premier tour, le , elle arrive en tête avec 30,0 % des suffrages exprimés devant le candidat de la NUPES, Christian Jolie également qualifié pour le second tour avec 22,4 % des suffrages exprimés, alors même que 60 % des maires de la circonscription avaient appelé à voter pour la candidate des Républicains arrivée troisième.
Olga Givernet est réélue au second tour avec 58,7 % des suffrages exprimés tandis que la coalition Ensemble! soutenant le président Macron dont elle se réclame perd la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Durant ce deuxième mandat de députée, elle siège au sein de la Commission des Affaires étrangères et est membre de l'Office parlementaire de l'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).
Le , à la suite de la nomination de certains de ses membres au gouvernement, Olga Givernet est nommée porte-parole du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale, et, à ce titre, membre de son bureau....
Au sein d'En marche !, devenu LaREM (La République En Marche) puis RE (Groupe Renaissance) Dès son adhésion en au mouvement En marche !, Olga Givernet devient la référente dans l'Ain jusqu'à son élection comme députée en .
Avec son collègue Florent Boudié, elle est chargée de proposer une stratégie à Stanislas Guerini, délégué général de LREM, pour les élections régionales de 2021..
En , elle décide de prendre ses distances avec les instances nationales de LaREM pour se consacrer à des missions plus locales, tout en restant fidèle à Emmanuel Macron et affiliée au groupe parlementaire LaREM
En , elle est élue présidente de l'assemblée départementale du parti Renaissance dans l'Ain.
Engagements politiques Jeux d'argent et de hasard Au sein du Comité d’évaluation et de contrôle (CEC) des politiques publiques, Olga Givernet rend un rapport en , avec le député Régis Juanico du Groupe Nouvelle Gauche Parti socialiste ..
Elle propose avec son coauteur plusieurs conditions d'évolution actionnariale éventuelle de la Française des Jeux, tout en soutenant une refonte de l'ensemble de la régulation des jeux de hasard et d'argent en France..
Dans le cadre de la loi PACTE, examinée en 2018 par le Parlement et publiée le , elle contribue à obtenir avec son corapporteur du groupe socialiste une refonte en ce sens de la régulation, qui prend la forme de la création de l'Autorité nationale des jeux succédant, en 2020, à l'Autorité de régulation des jeux en lignes (ARJEL)...
Prises de position Olga Givernet a pris position sur les questions de pouvoir d'achat en appelant à une approche plus globale estimant qu'..
En 2020, elle soutient les droits des travailleurs transfrontaliers et se prononce pour une extension du télétravail des transfrontaliers dans le cadre de la crise sanitaire.. Elle est notamment co-auteur d'une proposition de résolution européenne visant à l’augmentation du télétravail des travailleurs frontaliers et à mener une réflexion européenne sur leur statut...
En , elle organise un colloque à l'Assemblée nationale en présence du secrétaire d'État chargé de l’Enfance et des Familles Adrien Taquet. Elle appelle à une et ..
Autres fonctions Dans le cadre de son mandat de députée de l’Ain, Olga Givernet a été nommée, par la délégation aux droits de femmes de l’Assemblée nationale, référente Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA) sur le sujet des violences conjugales (2019)..
Nouvelle législature anticipée La dissolution de l'Assemblée nationale décrétée par le Président de la République au soir des élections européennes du a pour effet de la priver de son mandat de députée. Elle déclare le lendemain sur le plateau de France Info qu'il lui a « fallu encaisser mais aussi comprendre » cette décision qui à ses yeux permettra « de laisser aux Français le choix de leurs prochains gouvernants », et annonce être candidate à sa propre succession.
Au premier tour des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 où elle se présentait sous l'étiquette Ensemble pour la République, elle arrive en tête de sa circonscription avec 32,43 % des suffrages exprimés, juste devant la candidate du Rassemblement national avec 32,11 % des suffrages exprimés, le candidat du Nouveau front populaire arrivant en troisième position avec 25,12 % des suffrages exprimés ; celui-ci se désiste en sa faveur. Elle est réélue députée de l'Ain au second tour avec 63,00 % des suffrages exprimés contre 37,00 % à la candidate du RN.
Le , elle est nommée l'une des cinq vice-présidents du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale.. Le , elle organise à Loyettes dans l'Ain, en tant que présidente aindinoise du parti, la rentrée régionale de Renaissance en présence de Gabriel Attal.. Son mandat de députée prend fin le , soit un mois après son entrée au gouvernement Barnier ; elle est remplacée par sa suppléante Sophie Delorme Duret. Elle reprend son mandat un mois après la censure de ce gouvernement, le .
Ministre déléguée chargée de l'Énergie Le , elle est nommée ministre déléguée chargée de l'Énergie auprès de la ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques du gouvernement Barnier.. Elle effectue symboliquement son premier déplacement en tant que ministre une semaine plus tard dans sa circonscription en visitant le barrage de Génissiat ; elle déclare à cette occasion vouloir être « la ministre de toutes les énergies » et défendre « une énergie fiable et abordable »..
Pour approfondir Articles connexes Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes Conseil régional de Rhône-Alpes Saint-Genis-Pouilly Liste des conseillers régionaux de l'Ain Troisième circonscription de l'Ain Liste des députés de l'Ain Liste des députés de la XVe législature de la Cinquième République Liste des députés de la XVIe législature de la Cinquième République Gouvernement Barnier Femmes ministres en France
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Notes et références
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