Amélie de Montchalin, née Bommier le à , est une femme politique française.

Économiste de formation, elle travaille deux ans dans le secteur privé pour Axa, avant de s'engager en politique en avec En Marche. Elle est élue députée lors des élections législatives de 2017 dans la sixième circonscription de l'Essonne.

En 2018, elle fait partie de la promotion française des « Young Leaders » désignée par la French-American Foundation, un organisme visant à renforcer les liens entre la France et les États-Unis.

Le , elle est nommée secrétaire d’État chargée des Affaires européennes dans le second gouvernement d'Édouard Philippe, succédant à Nathalie Loiseau. Le , elle est nommée ministre de la Transformation et de la Fonction publiques dans le gouvernement de Jean Castex. Le , elle est nommée ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires dans le gouvernement d'Élisabeth Borne.

Elle est de nouveau candidate aux élections législatives de 2022 dans la même circonscription : battue au second tour par le candidat socialiste Jérôme Guedj, elle quitte le gouvernement le .

Elle est nommée ministre chargée des Comptes publics dans le gouvernement Bayrou le ; le gouvernement tombe le . Elle garde le poste dans les à partir du en devenant ministre de plein exercice et ce jusqu'au . Le , elle prend la présidence de la Cour des comptes.

Biographie Famille et formation Amélie Bommier naît dans le de Lyon et grandit en suivant les mutations professionnelles en France et à l'étranger. de son père, Bernard Bommier, cadre supérieur ayant travaillé pour Elf Aquitaine, Danone et Coca-Cola.. Sa mère, infirmière , est issue d'une famille d'agriculteurs du plateau de Saclay..

Après avoir été élève au lycée Hoche à Versailles, puis étudiante en classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève, elle intègre HEC Paris en 2005. Elle obtient en parallèle une licence en histoire à l'université Paris-Sorbonne. et une licence en économie appliquée à l'université Paris-Dauphine. Elle obtient un master en administration publique à la Harvard Kennedy School en 2014.

Amélie Bommier épouse Guillaume de Lombard de Montchalin, d'une famille subsistante de la noblesse françaiseIssu d'une famille noble originaire de la Bresse (la famille de Lombard de Montchalin, maintenue noble en 1669)., d'abord consultant au Boston Consulting Group. puis chez Eurazeo..

Le couple a trois enfants.., elle est catholique pratiquante.

Parcours professionnel Elle travaille comme économiste junior chez Exane BNP Paribas, chargée de l'Europe pendant la crise de la zone euro, de 2009 à 2012 ; comme directrice de la prospective et du suivi des politiques publiques pour Axa (c'est-à-dire responsable de la stratégie de long terme et de ses échanges avec le G20, les banques centrales et les institutions européennes), de 2014 à 2017 ; ainsi que pour la Commission européenne..... Challenges la présente comme une ex-lobbyiste chez Axa.. Dans un article de 2017 du site Les Jours consacré aux , Aurore Gorius écrit que, en plus des plus jeunes députés , plusieurs figures de la majorité parlementaire ont aussi pratiqué l’influence, dont Amélie de Montchalin qui ..

Parcours politique Proche de l'UMP puis LR Elle effectue un stage à l'Assemblée nationale en 2007 auprès de Valérie Pécresse., ce qui la conduit à travailler pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.. Elle suit Valérie Pécresse au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche..

En parallèle de son activité professionnelle, elle contribue aux réflexions de certains cadres de l’UMP, devenue Les Républicains. Le webmédia Contexte précise qu' Elle participe ainsi à la conception du programme économique d’Alain Juppé.

Députée LREM de la Élection Son époux Guillaume de Montchalin, en poste au Boston Consulting Group, contacte l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron afin d’organiser des rencontres professionnelles lors du lancement de la campagne en .. Amélie de Montchalin rejoint En marche en , après la défaite d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite, attirée par l'engagement européen d'Emmanuel Macron. Après avoir reçu l'investiture de LREM, elle est élue députée de la sixième circonscription de l'Essonne, où elle a des attaches familiales, avec 61,34 % des voix au second tour contre Françoise Couasse, candidate UDI-LR.. Le sortant Jérôme Guedj, député de la circonscription entre 2012 et 2014, qui était suppléant de François Lamy et l'avait remplacé, avait été éliminé dès le premier tour..

Elle fait partie des nouveaux députés LREM issus du milieu de l'entreprise, et séduits par le côté « start-up » d’En marche ! (s'inspirant du fonctionnement managérial et du langage de l'entreprise..). Elle est présentée dans la presse comme libérale.. Selon Romaric Godin de Mediapart, .

Coordinatrice du groupe LREM à la commission des Finances vignette|redresse|Amélie de Montchalin en 2017. Au début de la législature, elle est la coordinatrice (« whip ») du groupe La République en marche pour la commission des Finances. Choisie à ce poste par l'entourage de Richard Ferrand, elle est la première femme à occuper un tel rôle à l'Assemblée nationale. Son rôle est de faire appliquer les consignes de vote aux membres de son parti, de s'assurer qu'il y ait toujours une majorité pour LREM lors de chaque vote et d'assurer la liaison avec les ministres Bruno Le Maire et Gérald Darmanin...

Elle est également rapporteuse du projet de loi de finances pour 2018.. Elle fait part de sa satisfaction à l'égard de la suppression de l'impôt sur la fortune, considérant que cet impôt constituait un frein à l'investissement en France, et se prononce pour la forte baisse de la dépense publique ainsi que pour le maintien de l'indexation du SMIC sur l’inflation..

Cheffe de file de LREM pour le projet de loi de finances pour 2019, elle coordonne à l'été 2018 la commande à des centres de recherche publics de six études visant à préparer le projet de loi de finances 2019, ce qui constitue une selon Les Échos.. Avec Jean-Noël Barrot, elle milite pour le renforcement des moyens d'évaluation et du contrôle du pouvoir législatif et souhaite créer une indépendante, qui pourrait contre-expertiser les mesures portées par l'exécutif et chiffrer les propositions d'origine parlementaire. La Chaîne parlementaire indique qu'.

En , elle organise un « grand rendez-vous de l’investissement productif » à l’Assemblée nationale, auquel participent Édouard Philippe et Bruno Le Maire., en fixant pour objectif de , alors de d'euros, pour qu'elle atteigne d'ici la fin du quinquennat... Les intermédiaires financiers conviés au colloque proposent 120 propositions, comme le développement de l'épargne retraite collective et individuelle, la refonte du produit Euro-croissance ou la simplification des conditions de commercialisation des plans d'épargne en actions pour les rendre plus attractifs. À l'issue de cet événement, quatre groupes de travail sont mis en place réunissant des banques, des assurances, des sociétés de gestion de fonds et des conseillers en investissements financiers, et ayant vocation à alimenter le projet de loi relative à la croissance et la transformation des entreprises (dite Pacte), ainsi que le projet de loi de finances. Amélie de Montchalin invite notamment les banquiers à inciter leurs clients à modifier leurs réflexes d'épargne pour investir dans les fonds propres de petites et des moyennes entreprises..

En , elle est coautrice d’un rapport sur l’évaluation du financement public de la recherche dans les universités, qui recommande la mise en place d'une loi de programmation pluriannuelle de la recherche..

Elle est rapidement présentée comme . Le Monde indique qu'elle est considérée, avec Gabriel Attal, comme l'une des deux députés de la majorité les plus talentueux.. Le média en ligne Contexte estime, dans un portrait en , qu'elle , et indique qu'elle est .. Selon 20 Minutes, .. La Chaîne parlementaire souligne que . Ses détracteurs critiquent son comportement autoritaire au poste de coordinatrice de la commission des Finances.

Au bout de six mois de législature, elle est la la plus active selon le classement établi par Capital.. À l'automne 2017, son nom est évoqué pour entrer au second gouvernement Philippe en remplacement de Benjamin Griveaux en tant que secrétaire d'état au ministère de l'Économie, mais Delphine Gény-Stephann lui est finalement préférée... En , le jury du Trombinoscope la désigne députée de l'année 2017..

En , après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle soutient Richard Ferrand pour lui succéder à la présidence de l'Assemblée nationale.. Une fois ce dernier élu, elle se porte candidate pour lui succéder à la présidence du groupe LREM.. Elle est éliminée au premier tour de scrutin, arrivant en troisième position parmi les sept candidats avec . ; au second tour, elle soutient Gilles Le Gendre face à Roland Lescure..

Première vice-présidente du groupe LREM Après l'élection de Gilles Le Gendre, elle devient première vice-présidente du groupe LREM à l'automne 2018, chargée d'animer le réseau des coordonnateurs des commissions. Elle quitte ainsi son poste de coordinatrice de la commission des Finances, Bénédicte Peyrol lui succédant... Elle apparaît alors comme la plus connue des nouveaux vice-présidents.. Challenges estime que .. Gilles Le Gendre la présente comme .

En , elle propose, avec Joël Giraud, rapporteur général de la commission des Finances, la suppression de plusieurs niches fiscales dans le budget 2019 de l'État..

Secrétaire d'État chargée des Affaires européennes alt=|vignette|Amélie de Montchalin au Quai d'Orsay. Elle est nommée en en remplacement de la ministre Nathalie Loiseau, avec le rang de secrétaire d'État.. Sa nomination est une surprise, alors que Clément Beaune, conseiller du président, était évoqué comme favori pour le poste. Boris Melmoux-Eude, auditeur à la Cour des comptes et chef de bureau au ministère de l'Économie et des Finances, est son directeur de cabinet.

Alors que le gouvernement autrichien plaide pour un nouveau traité institutionnel européen qui donnerait moins de poids à l’Union européenne dans la formation des lois, Amélie de Montchalin déclare, à l'issue d'un entretien avec son homologue Karoline Edtstadler, que l’objectif de la France « n'est pas de changer les traités » mais . Elle se félicite par ailleurs du retour d’un gouvernement à la tête de l'Autriche, alors que la coalition du chancelier fédéral Sebastian Kurz a substitué Les Verts à l'extrême droite du Parti de la liberté (FPÖ) comme partenaire de coalition après les élections législatives de 2019..

Dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, elle affirme que la France sera « extrêmement vigilante » dans les négociations à venir avec le Royaume-Uni sur la protection de ses entreprises, agriculteurs et pêcheurs, et que le « zéro tarif douanier, zéro quota » souhaité par Londres devra être garanti par un « zéro dumping »...

Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Le , Amélie de Montchalin est nommée ministre de la Transformation et de la Fonction publiques dans le gouvernement Castex, sous la première présidence d'Emmanuel Macron.. L'intitulé de son ministère fait écho aux propos d'Emmanuel Macron lors de son allocution du , évoquant la « transformation » du secteur public comme un des axes centraux de son « nouveau chemin ». Dans un entretien de , elle-même, évoquant le statut des fonctionnaires comme une entrave aux recrutements, réclamait une « transformation managériale » pour « redonner des marges de manœuvre dans la gestion quotidienne, et donc une forme de liberté dans le recrutement des profils par exemple ». Elle est également chargée de veiller à la rapidité de l’exécution des politiques publiques concernant l'ensemble des ministères.. Elle conserve Boris Melmoux-Eude comme directeur de cabinet..