Yaël Braun-Pivet, née le à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est une femme politique française, présidente de l'Assemblée nationale depuis le .

Avocate et militante associative, elle adhère au Parti socialiste (PS) dans les années 2000, alors qu'elle réside à Tokyo.

Elle rejoint La République en marche (LREM) en 2016 et devient députée de la cinquième circonscription des Yvelines à l'issue des élections législatives de 2017. Durant la , elle préside la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

En 2022, après avoir été nommée ministre des Outre-mer dans le gouvernement d'Élisabeth Borne, elle est réélue députée puis brigue avec succès la présidence de l'Assemblée nationale, devenant la première femme à occuper cette fonction. Elle conserve la présidence de la chambre basse dans la foulée des élections législatives anticipées de 2024.

Situation personnelle Famille Yaël Braun naît le à Nancy (Meurthe-et-Moselle).

Elle se présente comme une descendante de ., son grand-père, tailleur juif polonais, s'étant réfugié à Nancy dans les pour fuir l'antisémitisme.. Après la guerre, il est médaillé de la Résistance. Libération indique qu'elle n'est , mais qu'elle .

Son père est cadre dans une entreprise publicitaire et sa mère, ancienne enfant placée en famille d'accueil par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS), est sténodactylographe.

Elle est mariée à Vianney Pivet, cadre supérieur chez L'Oréal. Ils ont cinq enfants et, en 2017, résidaient au Vésinet.

Vie privée En , elle déclare qu'elle est prise en charge depuis plusieurs années à cause d'un cancer du sein détecté lors d'un contrôle médical de routine et elle encourage les femmes à se faire dépister régulièrement.

Carrière professionnelle Après des études à la faculté de droit de Nanterre, elle est d'abord avocate en droit pénal au barreau de Paris puis au barreau des Hauts-de-Seine jusqu'en 2003. Elle exerce d'abord sept ans en droit pénal au sein du cabinet d'avocat d'Hervé Temime., puis dans son propre cabinet avec deux associés à Neuilly-sur-Seine.

De 2003 à 2012, elle s'expatrie avec son mari et ses enfants en Asie (à Taïwan puis au Japon), puis au Portugal..

À son retour en France en 2012, elle obtient un master en « droit des affaires et juriste d'entreprise », à l'École de droit de Toulouse, puis crée une start-up de courts séjours en chambre d'hôtes avant de s'orienter vers l'engagement bénévole.

Engagement associatif En 2014, elle s'investit dans Les Restaurants du Cœur des Yvelines, en dirige bénévolement l'antenne de Chanteloup-les-Vignes en 2015, puis crée le centre d'accueil de Sartrouville, y encadre une centaine de bénévoles. Membre du conseil d'administration des Restos du Cœur des Yvelines, elle devient en la responsable nationale du déploiement de l'activité « accès à la justice »...

Elle démissionne de ses fonctions bénévoles lors de son élection de députée en 2017.

Parcours politique Débuts en politique Yaël Braun-Pivet est trésorière de la section du Parti socialiste à Tokyo dans les années 2000. Après avoir ., elle adhère à l'automne 2016 à En marche, parti dans lequel elle dit avoir ., convaincue par la position d'Emmanuel Macron contre le projet de réforme de la déchéance de nationalité.

Députée de la Le , lors du second tour des élections législatives, elle est élue députée avec 58,99 % des voix, devançant le député sortant Jacques MyardÉlections législatives 2017 : Yvelines (78) - ..

Présidente de la commission des Lois Le , elle est élue présidente de la commission des Lois de la , une des huit commissions permanentes de l'Assemblée nationale face à l'ex-PRG Alain Tourret..

Le Monde affirme que et que à son élection. D'après Le Nouvel Obs, elle .. Elle déclare à ce sujet : . Elle devient la première femme. à accéder à cette fonction après une première élection à l'Assemblée nationale et la deuxième à accéder à la présidence de cette commission sous la Cinquième République, vingt ans après Catherine Tasca. Elle souligne que cette dernière et , et juge ainsi ..

Présidence et méthode de travail vignette|redresse|Yaël Braun-Pivet sur les bancs de l'hémicycle de l'Assemblée nationale en 2017. Alors que le début de sa présidence commence par une série de maladresses et de moqueriesLe Canard enchaîné accuse alors l'avocate pénaliste de ne pas savoir différencier une loi d'un décret. Lire en ligne. et que l'opposition critique l'attitude du groupe La République en marche lors des débats de la commission., son travail est finalement salué par l'ensemble des groupes parlementaires.. Elle est notamment à l'origine de plusieurs visites de terrain (prisons, centres de rétention administrative) par les députés membres de la commission, simultanées et dans toute la France, qu'elle qualifie d'.. En , l'AFP estime qu'elle . L'AFP comme Le Monde la présentent comme une présidente .. En , Libération estime qu'à l'Assemblée nationale, elle , et l'on salue son empathie et sa bienveillance.. Dans le même temps, Le Figaro évoque son , estime qu'elle et que ..

Le quotidien Libération relève qu'.

En , après la nomination de François de Rugy au gouvernement, elle se porte candidate à la présidence de l'Assemblée nationale., mais se désiste pour soutenir Richard Ferrand qu'elle avait critiqué quelques heures avant.. Des proches de Richard Ferrand lui auraient signifié qu'elle serait « purgée » de la présidence de la commission des Lois si elle maintenait sa candidature..

En , lors de la remise en jeu des postes au sein du groupe LREM, elle est reconduite à la présidence de la commission des Lois contre Laetitia Avia..

Activité parlementaire Projet de loi organique rétablissant la confiance dans l'action publique Yaël Braun-Pivet est rapporteure du projet de loi organique pour la confiance dans la vie politique, à la présidence de la commission. À son initiative, la commission adopte, le , avec le soutien du gouvernement, un amendement au texte, visant à durcir le régime des sanctions applicable aux parlementaires touchant illégalement des indemnités dans des entreprises publiques ou des autorités administratives, alors que Mediapart relève de nombreuses situations de ce type.. Le Journal du dimanche la classe alors parmi ..

Prisons

Yaël Braun-Pivet choisit de faire de la question des prisons un axe important de son mandat.. Le , une trentaine de députés membres de la commission des Lois, issus de différents groupes politiques, se rendent, à son initiative, dans des établissements pénitentiaires dans toute la France., afin d'étudier de près la situation carcérale du pays. Dans le prolongement de ces visites, quatre groupes de travail sont créés au sein de la commission des Lois et confiés aux membres du bureau. Ces groupes émettent des recommandations sur la prise en charge des détenus présentant des troubles psychiatriques, la diversification des conditions de détention par le recours aux établissements ouverts, l'activité en détention et le lien avec le tissu économique local dans une perspective de réinsertion..

Présidant le groupe sur la diversification des conditions de détention, Yaël Braun-Pivet s'est personnellement investie pour le développement de centres pénitentiaires de réinsertion, modèle français de prisons à sécurité allégée (dites « ouvertes »), défendant l'idée qu'.. La députée s'est rendue à la prison ouverte de au Danemark., ainsi qu'au centre de détention de Casabianda-Aléria en Corse., afin d'étudier le fonctionnement de ces établissements. Elle dit y avoir constaté de nombreux avantages : , , , , .

Le , Nicole Belloubet, garde des Sceaux et ministre de la Justice, a annoncé le souhait du gouvernement qu'une quinzaine d'établissements de ce type puissent être ouverts au cours du quinquennat, selon des modalités qui seront définies sur la base des recommandations faites par la commission des Lois.. Dans son rapport, Yaël Braun-Pivet propose de construire dix-huit (CPR) de maximum chacun, soit places en milieu ouvert. Elle souhaite y ajouter les treize entités présentes sur le territoire aujourd'hui, destinées aux peines courtes ou aménagées, classées en QPS (quartier de préparation à la sortie), QPA (quartiers pour peines aménagées) ou QNC (quartiers nouveau concept). Au total, de prison en milieu ouvert pourraient être créées, à destination essentiellement des détenus qui purgent une courte peine de moins de deux ans, sauf les plus dangereux qui auraient, par exemple, commis des violences volontaires. Tous feraient l'objet d'une évaluation individuelle renforcée avant leur entrée dans un CPR..

Proposition de loi sur les mesures de sûreté En 2020, elle dépose, avec Raphaël Gauvain, une proposition de loi visant à instaurer des mesures de sûreté pour les terroristes sortant de prison.. Celle-ci prévoit une forme d'assignation à résidence pour des personnes sortant de prison après avoir purgé leur peine, à travers des mesures telles qu'un suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation, des obligations de pointage dans un commissariat, le port de bracelet électronique, l'interdiction de quitter le territoire ou de paraître dans certaines communes ou catégories de lieux, l'obligation de déclarer son emploi et son domicile et de ne pouvoir en changer qu'avec l'autorisation préalable du juge ; ces mesures pouvant durer jusqu'à 10 ans au plan délictuel et 20 ans au plan criminel.. De telles mesures étaient réclamées de longue date par une partie de la droite et par le parquet national antiterroriste. Le texte est soutenu par le gouvernement., tandis que des défenseurs des libertés publiques et le Conseil national des barreaux contestent le texte, qui instaure selon eux une ; la Commission nationale consultative des droits de l'homme met en cause un dispositif disproportionné. Consulté en amont, le Conseil d'État considère que ces mesures de restrictions de libertés n'apportent aucune garantie en matière de prévention de la récidive terroriste et préconise que leur durée ne puisse excéder cinq ans. Le Conseil constitutionnel censure l'essentiel du texte. qui n'aboutit qu'à une modification mineure de l'article 421-8 du Code pénal. Il indique néanmoins que les mesures proposées relèvent bien de mesures de sûreté et ouvre la porte à un texte de remplacement en indiquant la voie à suivre..

Réforme des institutions Le , Yaël Braun-Pivet est nommée rapporteure du projet de loi constitutionnelle aux côtés de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale. Elle est responsable du volet institutionnel du projet de loi (réforme du Conseil supérieur de la magistrature, suppression de la Cour de justice de la République, des membres de droit (anciens présidents de la République) du Conseil constitutionnel et baisse du nombre de députés pour la saisine du Conseil constitutionnel, inscription du climat dans la Constitution)..

Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla

À partir du , Yaël Braun-Pivet assure la présidence de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla, du nom du chargé de mission d'Emmanuel Macron.... Elle est très critiquée par l'opposition et sur les réseaux sociaux pour son manque d'impartialité supposé... Dès le , elle estime ses travaux d'investigation terminés. Pour Le Monde, elle est l'une des principaux de la crise née de l'affaire Benalla : selon le quotidien, . Le journal indique qu'après avoir , elle a révélé ..

Lors de l'affaire Benalla, elle reçoit des dizaines de messages injurieux ou menaçants sur les réseaux sociaux et porte plainte pour injures sexistes et menaces antisémites..

Le , Yaël Braun-Pivet refuse la réouverture de la commission d'enquête à la suite de la révélation par les médias de la poursuite de l'utilisation par Alexandre Benalla de deux passeports diplomatiques et de supposés liens professionnels persistants entre ce dernier et le président de la République...

Conseillère municipale du Vésinet