Jean-Georges Farcy (né le à Paris et mort dans cette même ville le ) est un philosophe, poète et journaliste français. Mort durant les Trois Glorieuses, il devint, en plein romantisme, un symbole de liberté pour le nouveau régime constitutionnel.
Biographie Farcy est né le à Paris. Il fait ses études d'abord au lycée Louis-le-Grand puis entre à l'École normale de la rue d'Ulm en 1819. Durant trois ans, il est le camarade de Louis Hachette et de Louis Quicherat. Ses professeurs sont Victor Cousin et Théodore Jouffroy. Le , l'ordonnance Corbière supprime cette école et son pensionnat, au prétexte qu'elle est devenue un foyer d'insurrection libéral. Il est alors exclu, comme ses professeurs et camarades, de l'université Notice de l'auteur, sur Philo 19, en ligne..
De 1823 à 1826, il est, pour gagner sa vie, précepteur. En 1823, il entame des travaux de traductions de l'anglais, dont les Mémoires sur le règne de Charles 1, de Philip Warwick. Puis il traduit le troisième volume (Genève, 1825) des Éléments de philosophie de l'esprit humain de Dugald Stewart, l'un des représentants du courant philosophique d'Édimbourg relayé par Royer-Collard.
En , Paul-François Dubois le contacte pour écrire dans son journal littéraire nouvellement créé, Le Globe, il s'agit de comptes rendus de lecture, poste qu'il occupe une année.
Puis, il publie deux essais, De l'Origine et du progrès de la philosophie en France (1826) et un Aperçu philosophique des connaissances humaines au XIX siècle (1827). Il semble que le courant saint-simonien ait influencé sa pensée.
Entretemps, il visite l'Italie de à la fin 1827. De là, il passe en Angleterre, et avec un camarade, se rend au Brésil, où il semble avoir été victime d'une escroquerie.
En , il est à Paris installé rue d'Enfer, reprend ses chroniques dans Le Globe tout en enseignant la philosophie dans une institution privée à Fontenay-aux-Roses. vignette| Farcy, figuré au centre du tableau Combat de la rue de Rohan le (1831) par Hippolyte Lecomte (musée Carnavalet). Il participe aux Trois Glorieuses des 27, 28 et : lors de la dernière journée, il est l'un des premiers tués au moment de l'assaut par les insurgés du palais des Tuileries entre la rue de Rohan et la rue Montpensier. Le lendemain, son journal titre : Jean-Jacques Goblot, Le Globe, 1824-1830, Paris, Honoré Champion, 1993, . Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise ( division) le .
Un an plus tard, Farcy devient l'objet d'une sorte de culte de la part de ses anciens camarades et professeurs. Victor Cousin, mais aussi, Sainte-Beuve, célèbrent en lui le symbole de la liberté. Louis Hachette publie dans la foulée Reliquiae, un recueil de ses poèmes et articles.
En 1864, Jules Clarétie l'inclut dans sa galerie de poètes oubliésJules Clarétie, « Élisa Mercœur », avec un portrait à l'eau-forte par Gustave Staal, dans Les Contemporains oubliésavec des notices sur Hippolyte de La Morvonnais, George Farcy [sic], Charles Dovalle et Alphonse Rabbe, Paris, Librairie de Mme Bachelin-Deflorenne, 1864.. En 1880, Édouard Fournier le cite dans ses Souvenirs poétiques de l’école romantique (1880)E. Fournier, Souvenirs poétiques de l’école romantique, Paris, Laplace, Sanchez et Cie, libraires-éditeurs, 1880, ..
Le peintre Alexandre Colin produisit au moins deux portraits de Farcy : l'un en 1829, l'autre, posthume, en 1831Portrait de Jean-Georges Farcy (1800-1830), littérateur, tué le 29 juillet 1830, lors de la prise des Tuileries, huile, 227 x 160 cm, musée Carnavalet..
Références
Liens externes
Poème d'Auguste Brizeux
Catégorie:Philosophe français du XIXe siècle Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Journaliste français du XIXe siècle Catégorie:Naissance en novembre 1800 Catégorie:Naissance dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en juillet 1830 Catégorie:Décès dans l'ancien 5e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 29 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 5)