Camille De Taeye est un artiste belge né à Uccle le et mort à Bruxelles le . Son œuvre se compose de peintures, de lithographies et de dessins, empreints, dans un premier temps, de poésie, d'allusions burlesque ou picaresque, de belgitude et d'ironie et, à partir des années 1990, d'épisodes dramatiques de son existence.
Son œuvre Le Cheval d'octobre, retenue en 2000 pour les murs de la station de métro Eddy Merckx à Anderlecht, est très représentative de cette seconde période.
En , Marie Buisseret, veuve de l'artiste, a créé un fonds nominatif « Camille De Taeye » au sein de la Fondation Roi Baudouin en vue de pérenniser l’œuvre de Camille De Taeye et l’œuvre poétique de Gerda Vancluysen, sa première épouseL’œuvre de Camille De Taeye préservée, Fondation Roi Baudouin, 15 février 2019, en ligne ; avis en ce sens en ligne..
Biographie De 1958 à 1962, Camille De Taeye suit les cours de Gaston Bertrand à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles.
Il expose pour la première fois en 1960, à Rome. Ses œuvres seront dès lors présentées dans de nombreux pays : en Belgique, surtout, son pays d'origine, Italie, France, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Norvège, Estonie, au Japon, Brésil, Canada, Maroc, etc.
En , il épouse Gerda Vancluysen. Le couple aura trois enfants : Alexia (1962-1979), Jean-François (1964-1982) et Serge (1965-2000).
Dès 1976, ses œuvres entrent dans les collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.
Durant les années 1980, il collabore avec Henri Ronse et le Nouveau théâtre de Belgique à la conception de costumes et de décorsVoir par exemple sa participation à Une musique de cuivre aux fenêtres des incurables en 1982, en ligne..
En 1984, les Musées royaux des beaux-arts de Bruxelles acquièrent quatre œuvres supplémentaires. La même année, le critique d’art Jacques Meuris publie la première monographie sur Camille De Taeye. Danièle Gillemon, autre critique belge, lui consacre un second livre en 1992 et de nombreux articles dans la presse belge.
En 2000, une de ses œuvres, le Cheval d'octobre, est retenue pour la station de métro Eddy Merckx, à Anderlecht. L'oeuvre de Camille De Taeye a fait l'objet de trois expositions rétrospectives : en 1987 au Musée communal des Beaux-Arts d'Ixelles, en 2009 au Centre culturel du Botanique et en 2012 au Centre d’Art de l’Abbaye du Rouge-Cloître alors qu’il est lauréat du prix Gaston Bertrand.
Camille De Taeye meurt le à Bruxelles.Danielle Gillemon, Camille De Taeye est mort, Le Soir, 23 octobre 2013, p. 39Décès de Camille De Taeye, imagier de l'imaginaire, Musiq'3, 21 octobre 2013, en ligne..
L’œuvre
Cette phrase de l'artiste souligne l'importance qu'il donne à la composition. Si les rêves fournissent les images, les idées, le rôle du peintre est de les assembler pour composer le tableau.
Première période
Seconde période
À partirDanielle Gillemon entérine ce découpage de l'œuvre de De Taeye en deux périodes : des années 1990, l’œuvre de Camille De Taeye est marquée des drames personnels qu'il a traversésIl perd sa fille qui n'a que 18 ans ; puis son fils. Voir La Libre, 26 janvier 2016, ..
Pour cette période, les peintures sont figuratives, mais les compositions, très construites, sont irréalistes, basées sur le rapprochement d'objets et de matières. Les contours des objets sont flous, l'ambiance semble souvent nuageuse ou ouatée et contraste avec la dureté des thèmes désormais récurrents : la mélancolie, la mort - violente -, l'isolement ou l'absence, signifiés par des objets au sens incontestable : squelette, objet contondant, scie, clou, ciseaux, aiguilles, pieux acérés... Sur la toile, ils côtoient des objets du quotidien moins connotés (un canapé, un billard, des toiles - retournées -, un piano) pour montrer le tourment ne quitte pas l'artiste un seul instant.
Naufrage (1998) et Le Cheval d'octobre (2000) sont ainsi représentatifs des Le mot est de Danielle Gillemon, Camille De Taeye est mort, Le Soir, 23 octobre 2013, p. 39. de cet univers et de ces symboles.
Enseignement Parallèlement à son travail de création, Camille De Taeye est également enseignant : à l'Institut Saint-Luc à Bruxelles, d'abord, de 1964 à 1972, où il seconde puis prend la succession de son maître Gaston Bertrand ; de 1981 à 1991, ensuite, à l’Académie des Beaux-Arts Constantin Meunier d’Etterbeek ; à la Cambre, enfin, de 1992 à 1999.
En 1996, Camille De Taeye prolonge cette activité et organise une exposition collective au château Malou avec 4 de ses étudiants : Anne Desobry, Gudny-Rosa Ingimarsdottir, Angel Rodrigues-Munuera et Bernadette Vrancken. En 2009, à nouveau, lors de sa rétrospective au Botanique, Camille De Taeye présentera des oeuvres d'Anne DesobryRoger Pierre Turine, Les humanités d’Anne Desobry, La Libre Belgique, 25 mars 2009, en ligne.
Expositions Expositions personnelles cataloguées 1981-1982, Camille De Taeye : peintures, Bruxelles, Fred Lanzenberg. 1986, Redu, galerie Le Bateau Ivre. Anne-Marie La Fère (préf.), Lithographies, Redu, galerie Le bateau ivre, 1986, 40 p., ill., . 1987 (-), Ixelles, Musée communal des beaux-arts. Jacques Meuris (préf.), Henri Ronse, Chris Christoffels, Camille De Taeye au Musée d'Ixelles, 1987, n. p., ill. en noir et en coul., . 1988, Redu, galerie Le Bateau ivre. Danièle Gillemon (préf.), Redu, 1988. 1989, Camille De Taeye, Köln, Belgisches Haus. 1999, Les trios illogiques, Bruxelles, Galerie 2016. 2001, Bruxelles, galerie Le Salon d'Art. Georges Meurant (préf.), Camille De Taeye : l'écume des Sommets, 2001. 2002, Bruxelles, galerie 2016. Georges Meurant (préf.), Camille De Taeye : grands écarts, 2002. Patrick Roegiers, Camille De Taeye, La Pierre d'Alun, 2009. 2004, Peintures, Bruxelles, Galerie 2016R. P. Turine, La Libre Belgique, 22 septembre 2004, p. 21.. Jacques Keguenne (préf.), Bruxelles, 2004. 2007, Jambes, galerie Détour. Georges Meurant (préf.), Camille De Taeye : Chandolin, 2007. 2009, Camille De Taeye ou L’envers de l’abîme, Bruxelles, Le Botanique. Commissaire : Jean Marchetti. Patrick Roegiers (préf.), Bruxelles, Le Botanique, 2009D. Gillemon, Camille De Taeye pare l'oiseau de malheur de plumes chatoyantes, Le Soir, 18 mars 2009, suppl. MAD, p. 54.. Jumelée à l'exposition Vertiges intimes, Bruxelles, Le salon d’art, - Affiche en ligne.. 2012 (-), Rétrospective à l’occasion du Prix Gaston Bertrand, Auderghem, Centre d’Art de Rouge-CloîtreRoger Pierre Turine, Camille De Taeye, La Libre, 11 avril 2012, lire en ligne. Rétrospective à l’occasion du Prix Gaston Bertrand : dossier de presse, Auderghem, Centre d’Art de Rouge-Cloître, 2012. 2021 (-), Retour à Camille De Taeye : estampes, peintures, dessins, Bruxelles, Le Salon d'art. 2025 (-24 Août), Des hauts et des bas de soie, exposition à la Galerie Wery (Dinant).
Autres expositions personnelles 1960, RomeVoir en en ligne. 1965, Bruxelles. 1968, Tournai. 1970, Bruxelles et Tokyo. 1978 ( au ), Anvers, galerie De Zwarte Panter. 1985, Bruxelles, galerie Fred Lanzenberg. 1987, Bruxelles, galerie Fred Lanzenberg. 1987, Bruxelles, L’Autre Musée. 1994, Rendez-vous gardé, Bruxelles, Quadri.
2002-2003, Lyon, galerie La LouveDossier de presse de l'exposition La réalité n'est pas le principe, Paris, galerie Gare de Marlon, lire en ligne.. 2002, Midi-Pyrénées, Bruxelles, Galerie Quadri. 2003, 30 ans, Jambes, Galerie Détour. 2003, Dessins divers, Marche-en-Famenne, Maison de la Culture. 2003, Hauterive (Suisse), Galerie 2016. 2004, Dessins de Camille De Taeye, Liège, Le 26, centre d'art contemporain, - . Lors du vernissage, le sera présenté l'ouvrage La Peau qui se déchire, de Jacques Izoard, illustré par Camille De Taeye. 2005, La montagne selon De Taeye, œuvres de Camille De Taeye et Alain Winance, Ath, Maison CulturelleLe Soir, 30 mars 2005.. 2005-2006, La Louvière, galerie du Drapeau blanc. 2005, Dessins Ad Hoc, Bruxelles, galerie QuadriD. Gillemon, Camille De Taeye : dessins ad hoc, Le Soir, 28 septembre 2005.. Dessins liés au livre Ricotta Ravello de Ben Durant. 2006, La Ricotta de Ravello, Bruxelles, Quadri. 2007, 40 Auto-portraits se regardent, Ath, Maison Culturelle, Le Palace. 2007, Du dessin à l’animation du dess(e)in, Château Malou et à la Médiatine (Woluwe-Saint-Lambert. Exposition organisée par la GPOA. 2007, Fleur de citronnier, Bruxelles, Galerie 2016 2007, La Belgique vue par l’homme-oiseau, Saint-Hubert, palais abbatial. 2007, Bruxelles, Galerie Detour 2008, Du dessin à l’animation du dess(e)in, Dakar (Sénégal), Biennale de l’art africain contemporain (festival off). 2008, Peintures et dessins, Glabais, Espace BPrésentation en ligne. 2009, Mut-Art, Woluwe-Saint-Lambert, La Médiatine 2010, Tourinnes-la-Grosse, Moulin de TourinnesRoger Pierre Turinne, Camille De Taeye au Moulin !, La Libre Belgique, 17 novembre 2010, 11.. 2011, Noirs des seins, Bruxelles, Galerie Quadri 2011 (-), Peintures, Bruxelles, galerie 2016Invitation en ligne.. 2012, Voluptés, Glabais, Espace BEspace B.. 2013 (9 - ), Portraits et auto-portraits, Glabais, Espace BM. Sw., Camille De Taeye à l'Espace B, L'Avenir, 13 mars 2013, p. 33 ; Muriel de Crayencour, Loin des modes faciles, du talent à revendre, [L'Echo], 13 mars 2013, en ligne.. 2013 ( - ), Léglise, galerie La LouveMarielle Gillet, La Louve expose Camille De Taeye, L'Avenir (Luxembourg), 9 novembre 2013, p. 42.. 2014 (-), Épilogue, Bruxelles, galerie 2016. (Danielle Gillemon, extrait du carton d'invitationInvitation en ligne.). 2016, Me revoilà, Bruxelles, le Salon d’artMuriel de Crayencour, In the MuCity, 4 février 2016, en ligne ; Roger Pierre Turinne, Camille De Taeye que revoila !, La Libre, 26 janvier 2016, .. 2016 ( au ), La réalité n'est pas le principe, Paris, galerie Gare de Marlon. Présentation en ligne.. 2016 (-), Paysages en altitude, Bruxelles, galerie 2016. 2023, L'immortalité chimérique. Camille De Taeye dans les livres. Wittockiana à Bruxelles.
Expositions collectives 1976, Daily-Bul and C°, Saint-Paul-de-Vence, Fondation Maeght ( au ), puis Bruxelles, Studio du Passage 44 (-). Exposition organisée avec la collaboration de Paride Accetti, Serge de Bloe, Pierre Gaudibert, Carlo Schröter, René Withofs, avec le soutien du Ministère de la Culture française service de la propagande artistique. Catalogue : André Balthazar, Catherine de Croes, Pol Bury, Daily-Bul and C°, Lebeer-Hossemans, 1976, 358 p.Présentation complète en ligne.. 1977, Biennale de São Paulo. Jacques Meuris (préf.), São Paulo, 1977. 1993, Mon Animal favori, Bruxelles, galerie Quadri. 1995, L’Hypothèse du Sacré, Bruxelles, galerie Quadri. 1996, Nivelles, biennale de l’IPEJ.
1996, exposition collective avec ses étudiants Anne Desobry, Gudny-Rosa Ingimarsdottir, Angel Rodrigues-Munuera et Bernadette Vrancken, château Malou (Bruxelles). 1997 ( - ), Carnet du Nord : Camille de Taeye, Jephan de Villiers, Christian Rolet, Alain Winance, Watermael-Boitsfort, La Vénerie. 1997, Carnet du Nord : Camille de Taeye, Jephan de Villiers, Christian Rolet, Alain Winance, Les Abrets, galerie Evelyne Guichard Aoste, 1997. 1997, Camille de Taeye, Jephan de Villiers, Georges Meurant, Fondation Bolly-Charlier, Huy. 1999 ( - ), Entre portrait et anonymat, Maison de la culture de la Province de Namur. 2000, La Danse macabre, Bruxelles, galerie Quadri. 2005, Volatil, Bruxelles, galerie Quadri. 2007, Quadri fête 20 ans, Bruxelles, galerie Quadri. 2010, Vanitas Vanitatum, Bruxelles, galerie Quadri.
Collections publiques NB. Liste mise à jour en juin 2020. Artothèque de Woluwe-Saint-Lambert Musées royaux des Beaux-Arts de BelgiqueVoir en ligne. Ministère de la Communauté flamande, département Beeldende Kunst en Musea Musée communal d’Ixelles Musée provincial d'Art moderne d’Ostende (PMMK) Musée de Louvain-la-Neuve (Musée L) Musée des Beaux-Arts de Mons Communauté française de Belgique (Bruxelles) Centre de la gravure et de l'image imprimée (La Louvière)Site en ligne.. Commune de La Louvière.