Natalia Valdimirovna Sindeïeva (), née le , à Mitchourinsk, dans l'oblast de Tambov, en Russie, est une personnalité des médias et une entrepreneuse russe. Elle est la fondatrice, l'actionnaire majoritaire et la directrice générale du holding Dojd, auquel appartiennent la chaîne télévisée Dojd ( Дождь), les éditions sur internet et la revue . Elle était auparavant cofondatrice et productrice générale de la station de radio , et organisatrice de l'antiprix . Elle a été trois fois lauréate du prix des dirigeants de médias de Russie ( Медиа-Менеджер России), et elle est paire de l'Académie russe de la radio.
Biographie Natalia Sindeïeva naît à Mitchourinsk, dans la famille d'un médecin militaire stomatologue. Elle est élevée par ses grands-parents, et s'intéresse au sport et aux activités artistiques dans son enfance. Elle a un diplôme d'enseignante des petites classes et de mathématiques de l'. Elle complétera ensuite, en 2006, sa formation à l'École d'économie de Stockholm, cours sur le développement des affaires d'Entrepreneur Essential.
Elle s'installe à Moscou en 1992, à la fin de ses études. Après différents emplois, dont la conduite d'un projet d'un show nocturne aquatique à la piscine Tchaïka, elle rencontre le producteur Pavel Vachtchekiny, et devient sa principale assistante. Elle a alors ses premiers contacts avec des acteurs clés du marché des médias : , fondateur de , et les producteurs de radio , et . En 1993 elle rejoint la chaîne télévisée , où elle fera carrière, de secrétaire à productrice de l'émission Milles et une nuits (Тысяча и одна ночь). Elle fonde ensuite avec Dmitri Savitsky la radio FM Serebriany Dojd, puis le groupe de média Dojd, avec le banquier .
Elle est mariée successivement avec Dmitri Savitsky, l'entrepreneur et restaurateur russe Djamil Asfari, dont elle a un fils, et Aleksandr Vinokourov, dont elle a une fille.
Radio FM Serebriany Dojd La station de radio FM (Pluie d'argent) commence à émettre en 1995. Dmitri Savitsky est directeur général, et Natalia Sindeïeva productrice générale, et organisatrice d'un antiprix attribué aux réalisations les plus douteuses, (Le caoutchouc d'argent). La radio attire des journalistes connus et devient populaire grâce à sa diffusion sur internet et à la sélection musicale de music non-stop.
De 2002 à 2009, Natalia Sindeïeva occupe le poste de directrice commerciale, en plus de celui de directrice générale de la production. Elle est en 2004 un des lauréats du prix des dirigeants de médias de Russie ( Медиа-Менеджер России), dans la catégorie Radio, pour .
Elle reste co-dirigeante de la radio après avoir quitté ces fonctions.
Groupe Dojd
Création et développement du groupe Dojd À partir de 2007, Natalia Sindeïeva s'occupe de développer le groupe de médias Dojd, dont feront partie la chaine télévisée éponyme, les éditions sur internet (alors Slon) et la revue (La grande ville). Aleksandr Vinokourov investit dans les trois projets, mais Sindeïeva contrôle Slon et Bolchoï Gorod à 100 %, et à 95 % la chaîne Dojd (les 5% restants étant à ). La somme exacte investie dans le groupe n'est pas rendue publique, mais jusqu'à la mi-2013, pour la seule chaîne télévisée, elle a été estimée à de $.
Chaîne Dojd Natalia Sindeïeva a l'idée de créer sa propre chaîne de télévision au Marché international des programmes de télévision de Cannes, en 2007. Elle ne maîtrise pas alors le fonctionnement et l'organisation du travail télévisuels, s'appuie sur des connaissances et se fixe pour objectif de créer une chaîne hors du commun, brisant tous les stéréotypes de ses aînées. Elle finance la création de la chaîne en vendant des biens immobiliers personnels, avant qu'Aleksandr Vinokourov ne se joigne à l'investissement.
La présentation du projet a lieu en 2009. Sindeïeva propose la direction de la régie et du plateau à Vera Kritchevskaïa, régisseuse de la chaine NTV.. Elle crée des programmes et services d'information pour le lancement de Dojd, auxquels participe activement. Le , Dojd - Optimistic Channel émet pour la première fois depuis l'ancienne usine . La diffusion, se fait d'abord sur internet, puis après sur le câble et les réseaux hertziens. Natalia Sindeïeva fait venir sur la chaine des personnalités comme Vladimir Pozner, Leonid Parfionov, Mikhaïl Efremov, Dmitri Bykov, , Ksenia Sobtchak, et d'autres encore.vignette|Dmitri Medvedev dans les locaux de Dojd|250x250px Le , Dmitri Medvedev se rend dans les studios de Dojd et félicite ses équipes pour l'anniversaire de la première émission. En 2012, la chaîne reçoit un prix spécial de l' lors de la cérémonie des TEFI 2011.
En , est nommé chef de la rédaction. En 2011, à la demande de la rédaction elle-même, Vera Kritchevskaïa quitte la chaîne après un conflit à propos de l'émission . Au printemps 2013, la chaîne annonce qu'elle devient payante. C'est la première des télévisions russes avec une diffusion hertzienne et son propre réseau à le faire. Selon son directeur général, l'objectif est que la moitié des ressources de la chaîne proviennent des abonnements, alors qu'elle n'est alors que de 10 %.
Dojd est perçue comme une chaine d'opposition, et rencontre des difficultés à ce titre. En 2011, elle est accusée par député de Russie Unie d’être financée par le Département d’État américain après ses émissions sur les manifestations d'hostilité aux autorités russes. Au début de 2014, après une enquête consacrée au anniversaire du bloc de Leningrad posant la question du coût considérable, en vies humainesLe siège de Leningrad a fait civiles, de la décision de défendre de la ville plutôt que de l'évacuer, les opérateurs décident de bloquer les émissions de Dojd sur le câble et le réseau hertzien. En février, Natalia Sindeïeva doit présenter des excuses officielles dans l'émission télévisée Ici et maintenant ( Здесь и сейчас).
Pour la reprise de la radio-diffusion, il est décidé d'offrir à nouveau un contenu gratuit, et, en raison de la réduction de l'audience de la chaîne et de la chute des recettes publicitaires, de se recentrer sur le financement participatif, Smart TV et les recettes tirées d'internet. En , Dojd annonce sa sortie du paquet du réseau câblé, et son passage au système à la carte, et la recherche d'autres mécanismes pour que ceux qui le souhaitent puissent soutenir la chaîne. vignette|Natalia Sindeïeva en 2013 Le , son bailleur demande à Dojd de libérer dès le les locaux d'Octobre rouge. La chaîne organise des studios provisoires dans les bureaux de Snob, dans le même site, et dans le centre d'affaire de Moskva-City, où se trouvent Slon et Bolchoï Gorod. À partir du , elle s'installe dans ses propres locaux dans les locaux de .
Le 1er mars 2022, l'accès à la chaîne a été bloqué à la demande du parquet général russe en même temps que la station de radio Écho de Moscou. La chaîne avait continué à couvrir l'invasion russe de l'Ukraine en 2022 malgré l'interdiction du président Vladimir Poutine. Le 3 mars 2022, Natalia Sindeïeva annonce l'interruption des activités de Dojd.
Éditions internet Republic Les éditions internet Slon.ru, passées en 2009 sous la direction de Leonid Berchidski, avaient été une pionnière pour , avec une participation d' , de Iouri Granovski, de Dmitri Kouznets, d'Olga Romanova et d'autres à l'élaboration de ses contenus. L'ex directeur de la rédaction de Forbes, est nommé en 2011 au poste de directeur général et de directeur des projets. En 2014, les éditions passent au service payant pour une partie des contenus, et Kachoulinski devient directeur de la rédaction, le poste de directeur général est repris par Aleksandr Vinokourov. En Slon change de nom et devient Republic. Les éditions rejoignent le site Republic.ru.
Revue Bolchoï Gorod Sindeïeva et Vinokourov rachètent en 2010 au groupe la maison d'édition Aficha, qui édite depuis 2002 la revue (La Grande Ville, BG) et contrôle le site bg.ru. , alors chef de la rédaction de Bolchoï Gorod, indique . Natalia Sindeïeva déclare alors :
Au printemps 2013 Aleksandr Vinokourov annonce une réduction du budget de Bolchoï Gorod, compte tenu de la diffusion gratuite de la version papier de la revue et du nombre insuffisant de visiteurs du site . Différents scénarios sont examinés, depuis la fermeture de l'ensemble des éditions ou le licenciement de la rédaction du site jusqu'à la vente de Bolchoï Gorod au collectif des journalistes. En la décision est prise de mettre fin à l'édition papier et de concentrer les moyens sur le développement du site.
Notes et références
Liens externes
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