Lucie Aubrac est un film français réalisé par Claude Berri, sorti en 1997.
Synopsis Le film retrace divers instants de la vie de Lucie Aubrac et de son mari Raymond en 1943 et 1944, dans la région lyonnaise, pendant l'occupation allemande. Après le sabotage d'un train militaire, Raymond et trois de ses acolytes sont arrêtés, mais l'accusation se cantonnera à du marché noir de denrées alimentaires et ils seront finalement libérés. Il est à nouveau arrêté lors d'un coup de filet de la Gestapo lyonnaise, dirigée par Klaus Barbie, à l'occasion d'une réunion importante de la Résistance, dont l'objectif est de réorganiser sa direction. En même temps que Raymond, une dizaine d'hommes sont arrêtés, dont « Max » (Jean Moulin).
Lucie va dès lors utiliser tous les stratagèmes pour approcher son mari et organiser l'attaque destinée à le libérer. Après un premier échec, lors d'un transfert de Raymond vers l'hôpital, à cause d'un véhicule capricieux, Lucie ne se décourage pas et imagine un nouveau plan.
Alors qu'ils sont mariés depuis , mais ne l'étant pas sous leur fausse identité, elle demande ainsi, comme elle en a le droit, à épouser Raymond malgré sa détention et sa condamnation à mort par les Allemands, ce qui lui est accordé.
Après avoir épousé Lucie dans une rapide cérémonie à la Kommandantur, alors qu'il est dans le camion qui le ramène à sa prison, il est libéré lors de l'attaque du camion par Lucie et un commando bien armé et organisé, qui profite d'une côte pour attaquer le camion en utilisant des armes munies de silencieux.
Enfin libres et réunis, Lucie qui est enceinte, Raymond et leur fils s'envolent clandestinement de nuit vers Londres, où ils poursuivront le combat.
Fiche technique Titre : Lucie Aubrac Réalisation : Claude Berri, assisté de Frédéric Auburtin Scénario : Claude Berri, d'après le livre de Lucie Aubrac Ils partiront dans l'ivresse : Lyon, mai 43, Londres, février 44, paru en 1984 Musique : Philippe Sarde Photographie : Vincenzo Marano Cadre : Marc Koninckx Montage : Hervé de Luze Décors : Olivier Radot Costumes : Sylvie Gautrelet Production : Pierre Grunstein Pays de production : Format : couleurs Genre : drame, biographique Durée : 115 minutes Budget : 140 millions de francs Date de sortie :
Distribution Carole Bouquet : Lucie Aubrac Daniel Auteuil : Raymond Aubrac Patrice Chéreau : Max (Jean Moulin) Jean-Roger Milo : Maurice Éric Boucher : Serge Ravanel Heino Ferch : Klaus Barbie Bernard Verley : Charles-Henri Jean Martin : Paul Lardanchet Marie Pillet : Marie Maxime Henry : Booboo, le fils de Lucie et Raymond : André Lassagne Franck de la Personne : Henri Aubry Pascal Greggory : René Hardy Jean-Claude Bourbault : Albert Lacaze Jean-Louis Richard : Mr. Henry Grégoire Oestermann : Pierrot Jacques Bonnaffé : Pascal Hubert Saint-Macary : Dr. Dugoujon Julia Levy-Boeken : Julia Andrzej Seweryn : Lt. Schlondorff Roland Amstutz : le procureur Bernard Musson : l'employé de la morgue Marie-France Santon : la femme en rouge Jean-Claude Grumberg : le père de Raymond Daniele Goldmann : la mère de Raymond Alain Sachs : Claude Olga Grumberg : Judith
Lieux de tournage Lyon (fort de Loyasse, montée de l'Observance (attaque du convoi), avenue Esquirol (domicile de la famille Aubrac), rue Joseph Serlin (boutique), place des Terreaux, prison Montluc, parc de la Tête d'Or...) et périphérie ; Caluire-et-Cuire Tournus Cuisery Bugey Frémainville Château de Franconville Paris
Production Le livre Ils partiront dans l'ivresse de Lucie Aubrac avait déjà été adapté au cinéma en 1992, dans le film Boulevard des hirondelles, qui était passé inaperçu du public français.
À l'origine Juliette Binoche devait interpréter le rôle de Lucie Aubrac, mais le réalisateur et elle se sont séparés pour divergence artistique après trois mois de tournage.
Le film prend plusieurs libertés par rapport à la réalité historique. Ainsi, Raymond Aubrac n'a jamais participé à un déraillement de convoi. Plusieurs critiques reprochent au film d'occulter des éléments clivants, comme l'engagement avant guerre à l'extrême-gauche des époux Aubrac ou les conflits au sein même de la Résistance, qui se trouve idéalisée.
Le film relance le débat sur le rôle de René Hardy dans l'arrestation de Jean Moulin à Caluire-et-Cuire. La famille de ce dernier porte plainte contre Claude Berri, accusant le film de faire porter sans preuves la responsabilité de l'arrestation de 1943 à Hardy. En , Berri et sa société Renn productions sont alors condamnés à payer solidairement à la famille Hardy, ainsi qu'à faire apparaître sur les différents supports du film la mention des deux acquittements de René Hardy, en 1947 et 1950..
Accueil Le film réalise entrées en France. Il devint le film sur la Résistance le plus vu en France, mais son résultat au box-office annuel est en deçà des attentes.
Le film a été présenté en sélection officielle en compétition lors de Berlinale 1997 Programme 1997, site officiel de la Berlinale..
Notes et références
Article connexe
Filmographie sur la Seconde Guerre mondiale
Bibliographie .
Liens externes
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