Gabrielle de Vergy est une tragédie en 5 actes et en vers de Pierre Laurent Buirette de Belloy écrite en et créée le au théâtre de la Monnaie de Bruxelles.

Historique La pièce n’a été créée en France que le à la salle des machines, après la mort de l’auteur..

Inspiration L’histoire s’inspire des romans médiévaux du Roman du châtelain de Coucy et de la dame de Fayel de Jakemés, ainsi que de la Châtelaine de Vergi.

Personnages Raoul de Coucy. Le comte de Faïel. Gabrielle de Vergy. Monlac, écuyer de Coucy. Alberic, écuyer de Faïel. Isaure, amie de Gabrielle.

Trame Gabrielle de Vergy aime passionnément le chevalier Raoul de Coucy mais, pensant qu’il a été tué en Terre sainte lors des Croisades, elle cède aux pressions de sa famille et épouse à contre-cœur le comte de Faïel, un seigneur puissant, sombre et maladivement jaloux. Or Raoul de Coucy n’est pas mort et, de retour des Croisades, découvre sa bien-aimée mariée à un autre. Lorsque le comte de Faïel découvre le passé amoureux des deux jeunes gens, il suspecte naturellement une liaison actuelle. Fou de jalousie, il décide de tendre un piège à Raoul de Coucy, qui est mortellement blessé, lors d’un affrontement déclenché par Faïel. Avant de rendre son dernier soupir, le chevalier de Coucy demande à son écuyer d’extraire son cœur afin de le porter à Gabrielle en gage d’amour éternel. Alors qu’il tente de remettre la relique à Gabrielle, l’écuyer est surpris par le comte de Faïel, qui s’empare du cœur de Coucy. Pour se venger, il fait cuisiner ce cœur et le sert à manger à sa femme, avant de lui révéler la vérité, après que celle-ci a fini le plat. Frappée d’horreur et de désespoir à l’annonce de ce crime innommable, Gabrielle succombe à la douleur, rejoignant ainsi son amant dans la mort. De désespoir, Faïel la suit aussitôt dans la mort en se poignardant, et tombe mort aux pieds de Gabrielle.

Réception Gabrielle de Vergy, a connu un grand succès auprès du public, mais elle a été mal accueillie par les esprits les plus conservateurs, qui y voyaient une atteinte aux mœurs et à la bienséance théâtrale.. Le Mercure de France note qu’ La scène d’horreur de l’action où le comte de Fayel fait manger le cœur de son rival, Raoul de Coucy, à son épouse Gabrielle, a été jugée trop choquante et violente pour la scène française, par un public oscillant entre admiration pour l’énergie dramatique et réprobation morale face à la cruauté des actes représentés. Beaucoup ont trouvé que . Loin d’être vue uniquement comme un vecteur de passions nocives, la transgression des codes a été interprétée comme un effet esthétique puissant, mais également dangereux. Cette pièce, qui incarne la présence scénique du genre sombre est un évènement majeur du théâtre de la seconde moitié du .

Influence et postérité Gabrielle de Vergy a inspiré une parodie en un acte, en prose, mêlée de vaudevilles, jouée par les comédiens italiens..

Cette tragédie a également été la source d'inspiration du livret de l'opéra italien Gabriella di Vergy, écrit par Andrea Leone Tottola et mis en musique par Gaetano Donizetti.. L'opéra, composé en 1826 et révisé en 1838, mais non représenté, fut créé dans une version posthume entièrement révisée sous le titre Gabriella le au Teatro San Carlo à Naples.. La version revue par Donizetti en 1838 a été créée au White Hall de Belfast le ..

Notes et références

Édition .

Bibliographie .

Liens externes

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