Pierre Nicolas Perrin, né le à Wassy, mort le à Toulon, est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Fils de Claude Pierre Perrin, marchand, et de Louise Demougeot, Pierre Nicolas Perrin était un des plus riches négociants en toiles de Troyes avant la Révolution.

Mandat à la Législative La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.

Le même mois, Pierre Nicolas Perrin, alors maire de Troyes, est élu député du département de l'Aube, le neuvième et dernier, à l'Assemblée nationale législative.

Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. En , il vote pour que les soldats du régiment de Châteauvieux, qui s'étaient mutinés lors de l'affaire de Nancy, soient admis aux honneurs de la séance. En août, il vote en faveur de la mise en accusation du marquis de La Fayette.

Mandat à la Convention La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Pierre Nicolas Perrin est réélu député de l'Aube, le troisième sur neuf, à la Convention nationale. Il y est surnommé « Perrin de l'Aube » pour être différencié de son collègue Jean-Baptiste Perrin, député du département des Vosges.

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention, et le bannissement à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.

Le , Louis-Joseph Charlier (député de la Marne) accuse Perrin de s'être enrichi personnellement en passant une commande de toiles de coton auprès de sa propre maison de commerce. Il est décrété d'accusation devant le tribunal révolutionnaire qui le condamne le 28 vendémiaire an II (le ) à être exposé six heures sur l'échafaud et à douze ans de fer. Le 22 frimaire (le ), il est remplacé par Alexandre David-Delisle.

Perrin est incarcéré au bagne de Toulon. Il meurt le 23 vendémiaire an III (le ).

Le 17 fructidor an III (le ), sous la Convention thermidorienne, Jean-Baptiste Girot-Pouzol (député du Puy-de-Dôme), membre du Comité de législation, prononce un rapport qui disculpe Perrin, réhabilite sa mémoire et accorde à sa veuve et à ses enfants des indemnités.

Sources

Révolution française de Jules Michelet

Articles connexes Votes sur la mort de Louis XVI

Liens externes

Catégorie:Membre de l'Assemblée législative de 1791-1792 Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Député de l'Aube Catégorie:Naissance en octobre 1751 Catégorie:Décès en octobre 1794 Catégorie:Maire de Troyes Catégorie:Négociant français du XVIIIe siècle