Les Patriotes est un film d'espionnage français d'Éric Rochant sorti en 1994, mettant en scène le parcours d'un jeune Français dans les services de renseignement israéliens.
Synopsis Dans les années 1980, Ariel Brenner, un jeune Juif parisien de , s'installe en Israël. Il veut s'engager dans les services secrets. Tout d'abord candidat pour entrer au Mossad, il est finalement recruté par un service indépendant, travaillant en marge des services officiels, appelé « Unité 238 » ou « Unité atomique ».
Après une longue formation, ses fonctions l’amènent à être intégré à deux opérations assez différentes en France et aux États-Unis.
Tout d'abord, la manipulation d'un physicien français travaillant à un projet de construction d'une centrale nucléaire dans un pays arabe, afin d'en obtenir des documents confidentiels.
Ensuite, le traitement de Jeremy Pelman, officier du renseignement américain à la NSA, de confession juive, qui contacte de lui-même les services secrets israéliens pour proposer sa collaboration suscitée par son admiration de l’État d'Israël.
Fiche technique Titre original : Les Patriotes Titre anglophone : Réalisation et scénario : Éric Rochant Musique : Gérard Torikian, Isaac Albéniz (leitmotiv musical ː Suite espanola no. 1 op. 47 asturias) Photographie : Pierre Novion Montage : Pascale Fenouillet Costumes : Marie Malterre Décors : François Comtet et Thierry François Production : Alain Rocca Coproduction : Boudjemaa Dahmane et Gérard Louvin Production associée : Adeline Lecallier et Christophe Rossignon Production déléguée : Gene Rosow et Katriel Schori Sociétés de production : Gaumont, Glem Production, Les Productions Lazennec et Société Française de Production Société de distribution : Gaumont Buena Vista International (France) Pays de production : Langues originales : français, anglais et hébreu Genre : espionnage, thriller Format : couleurs - 2,35:1 - Stéréo Durée : 138 minutes Dates de sortie Dates de sortie - Internet Movie Database : France : Canada : (Festival international du film de Toronto)
Distribution Yvan Attal : Ariel Brenner Richard Masur : Jeremy Pelman Yossi Banai : Yossi Nancy Allen : Catherine Pelman Bernard Le Coq : Bill Haydon Allen Garfield : Eagleman Sandrine Kiberlain : Marie-Claude Maurice Bénichou : Yuri Emmanuelle Devos : Rachel Hippolyte Girardot : Daniel Christine Pascal : Laurence Brenner, la sœur d'Ariel Jean-François Stévenin : Rémy Prieur André Engel : le père d'Ariel Elizabeth Macocco : la mère d'Ariel Dan Toren : Ran Ostrovitch Ezra Kafri : le Rami Danon : Pinkhas Roger Mirmont et Myriem Roussel : les amis de Laurence Makram Khoury : Barak Éva Darlan : Beata Nilska : Héléna John P. Ryan : Arthur
Musique
Asturias d'Isaac Albéniz. You Don't Know Me par Caetano Veloso. It's a Long Way par Caetano Veloso.
Accueil Box-office Cumulé en semaines d'exploitation.:
Critiques À sa sortie, dans la foulée de sa sélection au festival de Cannes, le film se fait éreinter et ne trouve pas son public, probablement à cause des récentes critiques cannoises négatives. C'est un important échec commercial, avec quelque dans les semaines qui suivent..
Ressortie Pour Le Monde,
Selon Télérama,
Selon Arte lors de sa rediffusion en 2023,
À cette occasion, Sophie Grassin de l'Obs le trouve
Distinctions Nominations Festival de Cannes 1994 : Sélection officielle César 1995 : nomination pour le César du meilleur espoir féminin pour Sandrine Kiberlain
Analyse Inspiration de faits réels Bien que le film dénie toute ressemblance avec des personnages et faits réels, l'« Unité 238 » est inspirée du Lakam, service spécialisé dans le renseignement scientifique dont l'existence fut longtemps tenue secrète par Israël.
Le film fait référence aux actions des services israéliens visant à empêcher l'Irak d'acquérir la technologie nucléaire.. En premier, Ils approchent des ingénieurs nucléaire travaillant sur le projet de centrale nucléaire dans un pays arabe afin qu'ils fournissent des documents confidentiels. De même, le film évoque un assassinat à Paris, rappelant celui de Yahya Al-Meshad, ingénieur atomiste égyptien et responsable de programme nucléaire irakien retrouvé égorgé à l'hôtel Méridien. Quelque temps plus tard, une prostituée parisienne, soupçonnée d’avoir eu un lien avec la mort de Meshad, a elle-même été tuée renversée par une automobile qui a pris la fuite.. Le film évoque cet accident en laissant planer l'ambiguité sur le fait que le personnage de Marie-Claude en ait été victime. Les premières actions entreprises n'ayant pu empêcher la poursuite du projet, le gouvernement israélien décide le bombardement du site nucléaire d'Osirak en Irak par un raid de l'aviation israélienne lors de l'opération Opéra (évènement succinctement évoqué au milieu du film avec le passage d'avions militaires – des F16 – et les images d'archive d'un entretien télévisé de Menahem Begin après l'opération).
Le personnage de Jeremy Pelman, officier du renseignement américain, est inspiré de Jonathan Pollard qui a livré des secrets des services américains à Israël. Le Lakam fut officiellement supprimé en 1986 à la suite de l'affaire Pollard..
Le personnage de Yossi pourrait être inspiré de Rafi Eitan, légende du Mossad et directeur du Lakam dans les années 1980. Il avait l'habitude de dire à ses interlocuteurs : , phrase proche d'une des dernières répliques du film..
Les noms des personnes, institutions, et les faits ont été modifiés dans ce film de fiction.
Référence à John le Carré Le personnage incarné par Bernard Le Coq, Bill Haydon, est nommé ainsi en référence à Bill Haydon, un personnage du roman La Taupe de John le Carré, auteur qui a beaucoup influencé Éric Rochant pour ce film.
Autour du film
Ce film est le troisième d'Éric Rochant, jeune metteur en scène lancé par le succès énorme et inattendu d'Un monde sans pitié (1989) suivi de l'échec de son deuxième film Aux yeux du monde (1991). Selon Jacques Mandelbaum du Monde, C'est une . Grâce au travail du producteur Alain Rocca, Les Patriotes bénéficia d'un budget très important et d'un très long délai de tournage : 24 semaines, un vrai luxe pour Éric Rochant. Le film s'est fait dans trois pays pour les extérieurs : France, États-Unis, Israël. Les scènes d'intérieur ont été tournées dans les studios de Bry-sur-Marne.
Eric Rochant fut obligé de sacrifier plusieurs scènes au montage, notamment des scènes qui relatent l'enfance du personnage principal.
Le film était prêt à sortir en février-, mais les producteurs, forts du succès rencontré durant les projections de presse, décidèrent de différer la sortie pour qu'il puisse participer au festival de Cannes. Il ne reçut aucun prix et fut éclipsé par Pulp Fiction de Quentin Tarantino qui reçut la Palme d'or.
À la suite du peu de succès du film, les producteurs et le metteur en scène tombèrent de haut, même si Yvan Attal avoue dans un documentaire sur le film (proposé en bonus DVD et Blu-ray du film) que l'équipe du film a peut-être simplement surestimé le potentiel d'un film qu'il juge .
Le film est projeté aux nouvelles recrues des services de renseignement extérieurs français du fait de son niveau de réalisme..
Notes et références
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