Ham-en-Artois est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Hamois. Sa population est de au recensement de . La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane.

Géographie Localisation Localisée dans l'est du département du Pas-de-Calais, Ham-en-Artois est une commune limitrophe, au sud-est, de la commune de Lillers (aire d'attraction) et située, à vol d'oiseau, à au nord-ouest de la commune de Béthune (chef-lieu d'arrondissement)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie vignette|gauche|Le ruisseau du Guarbecque.

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par sept cours d'eau : le ruisseau de Guarbecque, d’une longueur de ., traverse la commune, il a contribué à l'assèchement du « marais pourri », qui existait autrefois sur les territoires de Guarbecque, Norrent-Fontes, Mazinghem, Molinghem et Berguette. Un plan de lotissement de ce marais a été dressé (). Le territoire de la commune est marécageux, et est drainé par de nombreux canaux qui se rejettent dans le ruisseau de Guarbecque cité par l'archiviste départemental.Rapport de l'archiviste départemental sur la situation des archives de la préfecture, des sous-préfectures, des communes et des hospices du Pas-de-Calais et sur la bibliothèque départementale durant l'exercice 1893-1894, Arras, 1894 ; extrait du volume du Conseil général du Pas-de-Calais de la session d'août 1894 (consulté le ) ; voir à la . ; le Fauquethun, cours d'eau naturel de , qui prend sa source dans la commune de Guarbecque et se jette dans le Guarbecque, au niveau de la commune de Saint-Venant. ; le grand marais, cours d'eau naturel de , qui prend sa source dans la commune de Lillers, commune où il termine sa course. ; le Courant de Berguette, cours d'eau naturel de , qui prend sa source dans la commune d’Isbergues et se jette dans la Rivièrette ou Lys, au niveau de la commune d’Isbergues. ; le ruisseau du Warrenghem, d'une longueur de . ; et deux cours d'eau au toponyme hydrographique inconnu, d'une longueur de ...

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Ham-en-ArtoisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Histoire environnementale : La commune abritait autrefois un important marais qu'elle partageait avec les communes voisines. Un plan du marais a été dressé par Lenglet en 1765, archivé aux archives départementales en 1894Rapport de M. L'archiviste départemental sur la situation des archives de la préfecture, des sous-préfectures, des communes et des hospices du Pas-de-Calais et sur la bibliothèque départementale durant l'exercice 1893-1894, Arras, 1894 (extrait du volume du Conseil Général du Pas-de-Calais de la session d'Aout 1894) (consulté 2009 12 30), p 290. L'archiviste départemental demandait en 1894 qu'on déposât aux archives départementales « un petit dossier avec plan du marais commun de Ham et Molinghem ».

Le « marais pourri », qui constitue sur un lieu d'habitats humides remarquables pour le secteur du lillerois, est géré par le Conservatoire d'espaces naturels du Nord et du Pas-de-Calais..

Espaces protégés et gérés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.. Dans ce cadre, la commune fait partie de deux espaces protégés : le marais pourri et marais groette (parcelle acquise en maitrise foncière), terrain acquis (ou assimilé) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France, d'une superficie de . ; le marais pourri et marais groette (parcelle en maitrise d'usage), terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France, d'une superficie de ..

Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : le complexe humide du Guarbecque et marais Pourri, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Cette ZNIEFF présente une mosaïque de prairies, de fourrés, de haies de saules têtards, d’ourlets et de boisements, et le marais pourri est bordé de puits artésiens, ce qui a permis le développement de la cressiculture.. vignette|redresse=1.6|centre|Carte de la ZNIEFF sur la commune.

Espèces faunistiques et floristiques Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..

Urbanisme Typologie Au , Ham-en-Artois est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de BéthuneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Béthune comprend deux villes-centres (Béthune et Bruay-la-Buissière) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auchel - Lillers, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,5 %), zones agricoles hétérogènes (16,2 %), zones urbanisées (13,8 %), forêts (4,7 %), prairies (3,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Ham-en-Artois est desservie, à proximité, par un ensemble d'infrastructures important composé de l'autoroute A26, de la nationale 43 et de la liaison ferroviaire Arras-Dunkerque avec la gare de Ham-en-Artois.

Transports vignette|redresse=0.7|La gare. La gare de Ham-en-Artois est desservie par des trains régionaux , reliant Arras à Hazebrouck ou Calais.

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Hamma en 887 ; Ham en 1072) ; Hamensis villa en 1093 ; Hannum au ; Hames en 1304 ; Ham-delès-Lillers en 1310 ; Hen-en-Artoys en 1325 ; Hen-en-Artois en 1337 ; Hamemprez-Malaunoy en 1369 ; Hem-l’Abbeye en 1429 ; Ham-l’Abbaye en 1515 ; Han-l’Abaie en 1545 ; Ham-en-Arthois en 1612., Ham en 1793 et 1801 ; Ham-en-Artois depuis 1887.

Selon le toponymiste Ernest Nègre, le toponyme viendrait du germanique masculin de hamma, « langue de terre se projetant en terrain d'inondation »..

Histoire L'abbaye Saint-Sauveur est fondée en 1080M. Piganiol de la Force - Nouvelle description de la France, dans laquelle en voit,volume 2 page 92 -Chez Charles-Nicolas Poiron rue St-Jacques à paris - 1753 - archive de l'université de Princeton - Numérisé par Google Books ou en 1480Abbé Migné -encyclopédie Théologique -tome seizième -1856 - page 275 - numérisé par Google Books, sous l'invocation de Saint-Benoit par Ingelran, seigneur de Lillers et de sa conjointe Emma. Au fil du temps, l'abbaye Saint-Sauveur fut appelée Ham-les-Lillers, Ham-lès-Lilers, Saint-Sauveur de Ham, S. Hamum Liliriense, Hamus ou S. Salvator HamensisDictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et..., Volume 3 Ingelran, seigneur de Lillers. Elle fut en grande partie détruite en 1793, et il ne reste actuellement que l'église abbatiale ainsi que le logis des abbés.

Politique et administration vignette|La mairie. Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement de Béthune du département du Pas-de-Calais, depuis 1801.

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay, Artois-Lys Romane qui regroupe communes et compte en .

Circonscriptions administratives

La commune est rattachée au canton de Lillers. Avant le redécoupage cantonal de 2014, elle était, depuis 1801, rattachée au canton de Norrent-Fontes.

Circonscriptions électorales

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la huitième circonscription du Pas-de-Calais.