Le fort de VillardInscription au fronton de l'entrée du fort., ou fort du Villard. La rue menant au fort s'appelle la « route du fort du villard »., fort Villard du dessous., fort de Villard-DessousDécret du 11 août 1882 portant homologation des procès-verbaux de bornage de zones de fortification de diverses places de guerre, publié au Bulletin des lois, . et brièvement fort Marchand, est un ouvrage fortifié alpin, situé à l'est de la commune de Mercury, se situant à 420 mètres d'altitude, dans le département de la Savoie.
Mission Le fort de Villard est un des forts composant la place forte d'Albertville, chargée de la fin du jusqu'au début du , en cas de conflit entre le royaume d'Italie et la République française, de défendre l'accès à la combe de Savoie.
Placé à à l'ouest d'Albertville, le fort surplombe l'agglomération, ce qui lui permettait en cas d'attaque italienne débouchant du col du Petit-Saint-Bernard de couvrir de ses tirs la confluence entre l'Arly et l'Isère, ainsi que la vallée de la Tarentaise jusqu'à Tours-en-Savoie. Le fort est épaulé par les batteries des Granges, un peu plus au nord.
Histoire Par le décret du , le ministre de la Guerre Georges Boulanger renomme tous les forts, batteries et casernes avec les noms d'anciens chefs militairesNote le du ministre de la Guerre Boulanger aux généraux commandant les régions militaires ; décret présidentiel du pour les nouvelles dénominations des forts, batteries et casernes sur proposition du ministre de la guerre, M. le général Boulanger.. Pour le fort de Villard, son « nom Boulanger » est en référence au général de division Jean Gabriel Marchand, né à l'Albenc (province du Dauphiné) le et décédé à Saint-Ismier (Isère) le . Il se couvre de gloire en Espagne et en Russie. Il est fait comte d'Empire en 1808. En 1816, au terme d'un procès de six mois, il est blanchi de l'accusation d'avoir livré Grenoble à Napoléon de retour de l'île d'Elbe. Le nouveau nom devait être gravé au fronton de l'entrée. Dès le , le successeur de Boulanger au ministère, Théophile Ferron, abroge le décretLettre bis le de M. le ministre de la Guerre, M. le général Ferron, abrogeant le décret présidentiel du 21 janvier.. Le fort reprend officiellement son nom précédent.
Le fort a été racheté pour le par Monsieur Anastassopoulos., qui l'entretient depuis parfaitement.
Description vignette|Détail de l'entrée du fort. C'est un fort Séré de Rivières de première génération. De forme rectangulaire, il était prévu pour une garnison de 411 hommes et 10 canons, tous sur le rempart du cavalier. C'est un grand fort, particulièrement bien dégagé. L'entrée se faisant au milieu d'un des petits côtés. Il est dépourvu de fossé sur son front nord-ouest, garni de créneaux de pied et de fusillade, tandis que le front sud-est montre, à chacun de ses saillants, . Le magasin à poudre est prévu pour 45 tonnes de poudre noire. Le casernement possédait un four à pain de 250 rations. À l'instar du fort de Lestal, des maçonneries de moellons sont associées à d'autres de briques de terre cuite, ce qui en fait un fort très esthétique. Un rarissime exemplaire de monte-charge intérieur dans une traverse est réputé s'y trouver encore. Ce fort se situe à peine à 500 m d'Albertville. Parfois renseigné terminé en 1878, ce qu'infirme la fiche technique du génie rédigée en 1881..
Un fossé protège trois de ses côtés, défendus par deux caponnières doubles. Les bâtiments sont en maçonnerie, recouvert par deux mètres de terre. L'intérieur du fort est occupé par un casernement voûté, avec un cavalier au-dessus portant trois traverses-abris et les plateformes d'artillerie.. vignette|center|upright=1.6|Vue générale du fort.
Références
Voir aussi
Villard Villard Catégorie:Massif des Bauges