Le d'artillerie () est un régiment d'artillerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Toul artillerie un régiment français d'Ancien Régime. En 1999, il est dissous et transformé en régiment d'artillerie. Au cours de ses d'existence, il aura été engagé aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne, en Pologne, en Russie, en Algérie, en Crimée, en Chine, au Mexique et plus récemment en Centrafrique, en ex-Yougoslavie, en Géorgie, en Côte d'Ivoire et en Polynésie.

Création et différentes dénominations

1791 : 1794 : 1815 : licencié 1816 : Régiment d'artillerie à pied de Toulouse 1820 : 1829 : 1854 : 1872 : 1883 : 1923 : dissolution 1939 : recréé comme d'artillerie divisionnaire 1940 : dissolution 1956 : recréé comme 1962 : dissolution 1966 : recréé comme 1999 : devient Régiment d’Artillerie.

Colonels et chefs de corps

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division. (***) Chef de corps du au , futur général de corps d'armée 150px|right|thumb|Insigne de béret d'artillerie.

Historique des garnisons, combats et batailles du RA Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l’Empire La Révolution supprime les dénominations de l'ancien régime, les régiments sont numérotés. Le est attribué au régiment, en fonction de son ancienneté. Le régiment de Toul artillerie, devenu « » en 1791, envoie 4 compagnies en Bretagne, qui stationnent à Saint-Malo, Brest, Port-Louis et Belle-Île-en-Mer, et 2 autres en garnison à Nantes et Le Havre.

Le régiment quitte La Fère le , pour se rendre à Douai, où il forme en 1792 ses compagnies d'artillerie légère sous la direction de Lacombe Saint-Michel.

Le corps se distingue à cette époque par son exacte discipline et son désintéressement : il refusa de recevoir sa solde en argent. Cependant au mois de septembre, la , rappelée de Cherbourg pour être dirigée sur l'armée du Nord, se révolta près de Lisieux contre le capitaine Lenoury, et contre ses sous-officiers. Le prétexte était l'incivisme du capitaine qui arrivait au corps et que nul ne connaissait. Cette affaire dangereuse pour Lenoury, n'a été complètement terminée qu'en , par l'intervention prudente de Jean-Baptiste Eblé, et en même temps que d'autres affaires semblables intentées aux futurs généraux Navelet et Filhol de Camas, qui n'avaient d'autres torts que d'être des nobles.

Au début de la guerre le « » fournit ses compagnies aux armées du Nord, des Ardennes et de la Moselle et combattent aux batailles de Valmy et de Jemmapes en 1792, à Neerwinden, Hondschoote et Wattignies en 1793, à Fleurus, à la prise du fort de l'Écluse et à Aldenhoven en 1794. Quelques-unes d'entre elles sont signalées d'une manière particulière au combat de Pirmasens, le , et aux affaires qui ont eu lieu sous Mayence.

Une partie du régiment rejoint, de 1794 à 1797, l'armée de Sambre-et-Meuse et participe aux sièges de Maastricht et de Bois-le-Duc en 1794, aux passages du Rhin en 1795 et en 1796 et à la bataille de Neuwied en 1797. Une autre partie du régiment, affectée à l'armée de Rhin-et-Moselle est engagée à la bataille de Neresheim, à la défense de Kehl et à la bataille de Biberach en 1796.

Son dépôt, qui est à La Fère en 1796, passe à Metz en 1798 et à Strasbourg en 1801. Il avait en ce temps-là une compagnie à Flessingue et 5 compagnies en Hollande, à la solde de la République batave. En 1799, les compagnies affectées à l'armée de Batavie, dans le cadre de la Campagne de Hollande combattent à Bergen, Alkmaar et Castricum.

En 1800, le régiment, muté à l'armée du Rhin, se trouve engagé aux batailles et combats à Engen, à Moesskirch, à Kirchberg, à Hochstett et à Hohenlinden.

En 1801, la participe à l'expédition de Saint-Domingue.

De 1805 à 1810, le gros du régiment servait avec la Grande Armée et participe aux batailles d'Ulm et d'Austerlitz en 1805 durant la campagne d'Allemagne, puis lors de la Campagne de Prusse et de Pologne aux batailles d'Iéna et d'Auerstaedt en 1806, et d'Eylau et au siège de Neisse 1807 – Les forteresses de Silésie – Le Consulat et le Premier empire en 1807.

En 1809, dans le cadre de la campagne d'Allemagne et d'Autriche, le régiment se trouve aux batailles d'Eckmühl et de Wagram. Le près de Stralsund, la est écrasée malgré la victoire finale française. Le dépôt s'était transporté cette année à Mayence, où il est resté jusqu'au mois de .

Après la bataille de Wagram () une partie des compagnies est successivement acheminée vers l'Espagne et combattent à Gérone en 1809, Astorga en 1810, Tarragone et Sagonte en 1811, Valence et Les Arapiles en 1812, Saint-Sébastien en 1813 et Toulouse en 1814.

En 1812, 12 compagnies sont affectées à la Grande Armée et participent à la campagne de Russie. Elles sont engagées aux batailles de La Moskova, de La Bérésina et au combat de Vilna Virgilijus Pugačiauskas : Le passage de Napoléon à Vilnius en 1812. Voici la position des compagnies au :

Les campagnes de 1813 et 1814 furent particulièrement fatales au : la est prise à Kulm les , , , , le furent à Dresde les , et capitulèrent à Dantzig les , , et tombèrent aux mains de l'ennemi lors des défenses de Custrin, de Wittemberg, de Modlin et de Torgau la subit le même sort en cherchant à gagner la France par le nord

Après la première abdication de Napoléon Ier, le dépôt, quitta Mayence et arriva à Metz le , d'où il est envoyé à Auxonne. Le régiment y est réorganisé par le général Charbonnel le sur l'ancien pied de 21 compagnies, dont une pour les colonies, en y incorporant la moitié de la d'artillerie à pied de la Vieille Garde, les , et de la jeune garde, et les et du . Au mois de novembre, le régiment alla s'établir à Besançon.

Après Waterloo, où s'étaient trouvées 8 de ses compagnies et où elles avaient perdu tout leur équipement, les fractions du régiment étaient ainsi placées : les et , qui avaient été appelées à Paris en , étaient à Poitiers ; les , , , , , , , et , échappées de Waterloo, à Limoges ; la à Belfort ; les , , et à Besançon, la à Langres, la à Lons-le-Saulnier, la à Dijon, la au Fort de Joux, les , et le dépôt à Auxonne.

Le général Berge, chargé du licenciement du corps, réunit le dépôt et seize compagnies à La Rochelle, et prononça leur dissolution le sur la place d'armes de cette ville. Les autres compagnies furent successivement licenciées dans les places qu'elles occupaient. Le conseil d'administration, composé du colonel François Berthier et de sept autres officiers et des hommes nécessaires pour l'aider dans la liquidation des comptes et des magasins, reçut ordre de se rendre à Toulouse, où il fut dissous lui-même le .

Colonels tués ou blessés en commandant le régiment pendant cette période Colonel Pierre Marie de Bicquilley, blessé le

Officiers blessés ou tués en servant au RA entre 1808 et 1814 : Officiers tués : 26 Officiers morts de leurs blessures : 5 Officiers blessés : 50

De 1816 à 1852 L'organisation d'un nouveau , qui prend le titre de « régiment de Toulouse » est reconstitué et complété par l'appel des anciens canonniers encore liés au service des départements de la Gironde, des Landes, du Gers, des Basses-Pyrénées, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne.

En 1820 le « régiment de Toulouse » prend le nom de « ».

Le régiment parcourt les garnisons de Rennes en 1817, Douai en 1825, Strasbourg en 1829.

En 1823, le régiment est engagé dans la campagne d'Espagne et il participe durant le siège de Cadix à l'attaque du fort de Sancti Petri ou 3 compagnies parviennent à éteindre le feu de l'ouvrage.

Le , le régiment est réorganisé en régiment mixte, à Strasbourg, en conservant ses 9 premières compagnies, et en recevant les 3 premières compagnies du , mais en versant au ses 4 dernières compagnies.

En 1830, les , et s'illustrent lors de l'expédition en Algérie en combattant durant la de Staoueli et le siège du fort de l'Empereur L'expédition d'Alger et inscrivent « Alger 1830 » sur l'étendard du régiment. Une partie de la rentre en France le et l'autre partie le . La rentre en France fin août 1830 et la le .La part de France le , et rentre en France le .

Le régiment se trouve en poste à Besançon en 1832, Bourges en 1837, Metz en 1840, Rennes en 1845, La Fère en 1848 et Vincennes en 1850.

En 1834, le régiment fourni au 1 batterie à cheval, 1 batterie montée et 2 batteries à pied* Batteries à pied : tout le monde est à pied* Batteries montées : conducteurs à cheval et servants à pied.* Batteries à cheval : tout le monde est à cheval..

Le , la est envoyée en Algérie. Elle rentre en France le

En 1849, il fait partie du corps expéditionnaire de la Méditerranée envoyé combattre la République romaine et participe au siège de Rome.

Second Empire Le , il est atteint par la fâcheuse organisation qui marque cette année. Par des motifs absolument incompréhensibles, les vieilles traditions ont été brisées. La plupart des régiments changèrent de numéros, et le perdit le rang qu'il possédait depuis si longtemps. L'unité est alors transformée en .

L'organisation du , forme le « » avec 8 des batteries de l'ancien .

En 1854-1855, affecté à l'armée d'Orient, il est envoyé en Crimée et participe au siège de Sébastopol et aux batailles de l'Alma et d'Inkerman.

En 1857, une partie du régiment est envoyée en Algérie dans le cadre de l'insurrection de la grande Kabylie. En quittant Metz en 1857, il se rend à Strasbourg et de là, à La Fère en 1861, et à Rennes en 1865

En 1859-1860, des batteries sont envoyées à l'expédition de Chine et participent à la bataille de Palikao tandis que d'autres, engagées dans la campagne d'Italie se trouvent aux batailles de Turbigo, de Magenta et de Solférino.

Reconstitué en 1860, le régiment est envoyé de 1861 à 1867 au Mexique et assiste à la bataille de Puebla en 1863.

Les diverses batteries affectées à l'armée de Châlons, durant la Guerre franco-prussienne de 1870, combattent à Beaumont, à Bazeilles, et à Sedan.

Les , , et rejoignent l'armée de la Loire et participent aux batailles et combats de Beaune-la-Rolande, de Coulmiers, de Brou, de Patay, d'Artenay, d'Orléans, , de Villorceau, de Beaugency, de Josnes, de Cernay Opérations de la seconde armée de la Loire - Combat de Tavers et Ourcelles - 9 décembre 1870 en 1870 et du Mans en 1871. Les batteries affectées à l'armée de l'Est sont engagées aux batailles et combats d'Arcey Histoire d'Arcey, de Villersexel et d'Héricourt. D'autres batteries servent également au siège de BelfortLouis Dussieux : Le siège de Belfort page 46 Journal du siège de Belfort page 14 et au siège de Paris elles se trouvent engagées aux batailles et combats de Châtillon, de Bagneux, de Champigny, du Bourget, de La Malmaison et de Buzenval.

De 1871 à 1914 vignette|Présentation du régiment dans la cour de sa caserne, entre 1900 et 1914. Par suite du décret du , le devient le . En 1872, il conserve 8 de ses batteries, reçoit, 2 batteries à cheval venant du et cède 1 batterie au , 5 batteries au , 1 batterie au , et 2 batteries au Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française.

En 1873, il garde 9 batteries, reçoit 1 batterie à cheval du et 1 batterie du , cède une batterie à pied au , 1 batterie à cheval au , 1 batterie à cheval au , et fait partie de la , il est en garnison à RennesAnnuaire de l'armée française pour 1873, vue 971-972

En 1881, une batterie participe à la Campagne de Tunisie et une autre dans le Sud Oranais.

Première Guerre mondiale

Affectation Lors de la mobilisation, le d'artillerie de campagne était en garnison à Rennes, rattachée à la 10e brigade d'artillerie, il constituait l'artillerie de la d'infanterie. Au cours de la guerre le R.A.C. a perdu 12 officiers, 27 sous-officiers et 135 canonniers. Le régiment a été cité une fois à l'ordre de l'armée, une fois cité à l'ordre du corps d'armée, deux fois cité à l’ordre de la division. La troisième batterie du régiment a été citée à l'ordre de la armée.