Dominical est une suite de cinq mélodies de Paul Ladmirault pour quatuor vocal et piano, sur des poèmes de Max Elskamp extraits du recueil éponyme publié en 1892.

D'inspiration symboliste, mêlant des observations de la vie moderne et urbaine à des souvenirs d'enfance et à des traditions folkloriques, ces mélodies composées en 1911 sont créées le , interprétées par le Quartette vocal de Paris accompagné par le pianiste Marcel Chadeigne, lors du de la Société nationale de musique à la salle Pleyel.

Bien accueilli par le public et la critique musicale, Dominical est régulièrement présenté en concerts dans les années 1920-1930. Après la mort du musicien, en 1944, son œuvre tombe dans l'oubli.

Moins connu que les Mémoires d'un âne pour piano seul, mais caractéristique de l'esthétique du compositeur, Dominical est l'une des premières œuvres majeures de Ladmirault et son premier cycle de mélodies enregistré sur disque.

Composition Paul Ladmirault entreprend la composition de cinq mélodies pour quatuor vocal et piano en 1911. Élève d'André Gedalge et de Gabriel Fauré au Conservatoire de Paris, avec Maurice Ravel, Florent Schmitt, Roger-Ducasse, Louis Aubert et Georges Enesco, le jeune compositeur breton .

Ses premières partitions présentées en concert lui valent des encouragements de Claude Debussy :

La plaquette intitulée Suites dominicales puis Dominical, publiée à Anvers par Max Elskamp en 1892, est diffusée en France dans sa réédition en recueil, La Louange de la vie, regroupant en 1898. Alors qu'il met en musique ces poèmes symbolistes, son ami Florent Schmitt, , déclare dans le quotidien La France :

Réception La suite Dominical est créée le par le Quartette vocal de Paris à la salle Pleyel., lors d'un concert de la Société nationale de musique. Louis Vuillemin rend compte du succès remporté par ces pièces .

Le , deux pièces de cette suite sont exécutées à nouveau par le Quartette vocal de Paris, , selon certains critiques qui jugent les mélodies . L'œuvre est interprétée en concert à Porto, en 1921, par le quatuor Bataille.

Dominical est publié aux éditions Jean Jobert en 1951, sept ans après la mort du compositeur.

Présentation Poèmes La polyphonie de Dominical est caractéristique de la musique française du début du :

Considérant ses mélodies comme , Paul Ladmirault retient les quatre premiers poèmes et le septième de la première section, « de Joie », du recueil de Max Elskamp dont il conserve le titre. Or, . Ce que le musicien a :

La deuxième mélodie . Cette inspiration poétique moderne :

Le troisième mouvement montre :

Le quatrième quatuor . En effet, dans ces poèmes, :

Dans la dernière mélodie, où :

Vladimir Jankélévitch analyse dans la production symboliste de la fin du et du début du : .

Mouvements Avec ses cinq mélodies polyphoniques, Dominical se signale par la richesse quelque peu de son inspiration : « Ils sont venus ! » — () en fa dièse majeur à ; « Et la ville de mes mille âmes ? » — () à ; « Et s'ébrouant… » — () à ; « Dans un beau château » — Modéré, sans lenteur () à quatre temps (14px) « Et voile à nulle autre bercée » — () en fa dièse mineur à

Effectifs La partition .

Analyse Guy Sacre présente la musique de Ladmirault comme . La première mélodie de Dominical s'ouvre sur :

L'écriture vocale présente un contrepoint serré : le compositeur met en musique l'intégralité de chaque poème et .

À la première audition, Louis Vuillemin émettait des réserves sur le premier quatuor qui .

On ne saurait . Ainsi, :

Le compositeur .

Postérité Concerts Le , une exécution de l' par le Quatuor Bataille est applaudie à la Société nationale de musique, où le est . Le public et les critiques apprécient . Le critique de La Liberté considère que ces mélodies, . Louis Vuillemin regrette que l'

En 1929, Dominical est présenté avec un grand succès à Nantes : le critique de L'Ouest-Éclair considère la partition comme une suite de .

En 1935, le du Dominical est interprété lors d'un « Festival Paul Ladmirault ». Florent Schmitt observe, dans sa critique du Temps, que l'. Quatre ans plus tard, Schmitt considère toujours que les de Ladmirault offrent .

Critiques En 1913, Louis Vuillemin présente Dominical comme l'une des de Ladmirault, . lui-même, selon Émile Vuillermoz, Vuillemin retient le cycle de mélodies dans sa critique musicale pour Comœdia pour proposer un parallèle avec l'œuvre de Paul Le Flem :

Par la suite, Le Flem réalise justement une version orchestrale de la partition, et Vuillermoz distingue ces ouvrages .

En 1930, René Dumesnil présente Dominical comme une . En 1960, Paul Pittion signale ces . Dominical, comme .

L'œuvre mélodique de Ladmirault n'est pas mentionnée dans le Dictionnaire des œuvres de la musique vocale paru chez Bordas en 1992, ni dans le Guide de la mélodie et du lied paru chez Fayard en 1994. Cependant, le Dictionnaire des compositeurs de musique en Bretagne de 1992 mentionne .

Même le recueil de pièces pour piano des Mémoires d'un âne, qui , reste longtemps , situation que Guy Sacre juge . C'est pourquoi il entreprend de réhabiliter, en 1998, ces . Ladmirault .

Discographie Paul Ladmirault : Dominical, Messe brève, Prière à Notre-Dame d'après François Villon, par l'Ensemble quatre voix quatre mains (1986, LP vinyle, Auvidis Valois AV 4836) — premier enregistrement mondial.

Bibliographie

Partition .

Ouvrages généraux

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Monographies .

Articles . . . .

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Notes discographiques

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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