Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce (en français : Jacques de Bourbon-Siciles), né le à Madrid (Espagne), est un aristocrate espagnol et le fils aîné ainsi qu'héritier du prince Pedro de Bourbon-Siciles, duc de Calabre, prétendant au trône des Deux-Siciles, et de son épouse, Sofía Landaluce y Melgarejo. Il porte les titres de courtoisie de duc de Noto et de prince des Deux-Siciles, avec le prédicat d'Altesse Royale.
Biographie Naissance et famille Jaime est né le État présent de la Maison de Bourbon, sixième édition 2020, p.48 : "D'autres, accordant trop de crédit à Wikipédia, se trompent sur l'année de naissance du prince Jacques des Deux-Siciles, duc de Noto (...) qui est 1992 et non 1993 comme répété et recopié à l'envi." à Madrid, (Espagne). Au moment de sa naissance, ses parents n'étaient pas mariés, et Jaime était par conséquent un enfant naturel, reconnu par son père. Il est légitimé à l'âge de , par le mariage de ses parents célébré le en la chapelle de la Vierge du Club royal de la Puerta de Hierro à Madrid. Il est l'aîné de 3 frères et 3 sœurs : Juan (né en 2003), Pablo (né en 2004), Pedro (né en 2007), Sofía (née en 2008), Blanca (née en 2011) et Maria (née en 2015).
Par ses grands-parents paternels, Carlos de Bourbon-Siciles, duc de Calabre, et Anne d'Orléans, Jaime est apparenté à la plupart des maisons royales européennes. Il est en outre, un descendant en ligne agnatique du roi de France .
Carrière . En 2018, il vit à Paris où il travaille dans le domaine financier.
Mariage et descendance Le , à la cathédrale Santa Maria Nuova (« Sainte-Marie la neuve ») en Sicile, Jaime épouse Lady Charlotte Diana Lindesay-Bethune, la fille de l'homme d'affaires et homme politique écossais, James Randolph Lindesay-Bethune, comte de Lindsay, et de Diana Mary Chamberlayne-Macdonald. Charlotte Lindesay-Bethune travaille depuis cinq ans au siège londonien de la multinationale financière américaine Citibank et est diplômée de l'Université d'Oxford. Elle appartient aux clans unis Lindsay et Bethune (branche cadette écossaise de la Maison française de Béthune) dont les blasons unifiés sont portés par sa famille, les Lindesay-Bethune (dont l'orthographe Lindesay est assumée depuis 1919, contrairement au titre inchangé), depuis le comte de Lindsay en 1878. Elle est la plus jeune de cinq frères et son père est, en outre, membre conservateur de la Chambre des lordsJaime de Borbón-Dos Sicilias y Charlotte Lindesay-Bethune anuncian su compromiso.
Le couple a deux filles : Francesca Sofía de Borbón-Dos Sicilias y Lindesay-Bethune (en italien : Francesca Sofía di Borbone delle Due Sicilie), née le à LondresDuques de Noto, padres de Francesca Sofía ; Inés de Borbón-Dos Sicilias y Lindesay-Bethune, née le .
Position dynastique Dans la maison de Bourbon-Siciles
Du fait de sa naissance hors-mariage, Jaime ne possédait aucun titre dynastique jusqu'à sa légitimation par le mariage subséquent de ses parents. Le , son grand-père paternel l'infant Carlos de Bourbon-Siciles, duc de Calabre, alors prétendant au trône des Deux-Siciles, lui concède le titre de courtoisie de prince des Deux-Siciles avec le prédicat d'Altesse Royale. Jaime prend alors la deuxième place dans l'ordre de succession à l'ancien trône des Deux-Siciles après son père. Pour la première fois depuis le décès du prince Ruggero de Bourbon-Siciles, duc de Noto, le à Munich, un prétendant de la branche aînée de la maison de Bourbon-Siciles a un petit-fils pouvant lui succéder.
En 2010, Jaime est reçu comme chevalier grand-croix de justice de l'ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges dont son grand-père Carlos, duc de Calabre, revendique la grande maîtrise.
Le , son grand-père lui concède le titre de courtoisie de duc de Capoue.
Le , Jaime assiste à la signature de l'acte de réconciliation entre son père, le prince Pedro de Bourbon-Siciles, duc de Noto (représentant son propre père l'infant Carlos malade), et le prince Charles de Bourbon-Siciles, duc de Castro. En effet, depuis la mort en 1960 du prince Ferdinand-Pie de Bourbon-Siciles, duc de Calabre, deux branches revendiquent la qualité de chef de la maison royale des Deux-Siciles. La pragmatique sanction du roi signée en 1759 vise à interdire l'union de la couronne d'Espagne et du royaume des Deux-Siciles. En 1900 est projeté le mariage entre le prince Charles de Bourbon-Siciles (1870-1949) (arrière-arrière-grand-père du prince Jaime, alors deuxième dans l'ordre de succession au trône défunt des Deux-Siciles), et la princesse María de las Mercedes de Bourbon (1880-1904), princesse des Asturies (alors héritière immédiate au trône d'Espagne). Afin de prévenir une union des deux dynasties (le frère aîné du prince Charles étant sans fils), le prince Charles décide de renoncer à ses droits dynastiques au trône des Deux-Siciles le à Cannes.
Au décès de Carlos de Bourbon-Siciles le , son seul fils, le prince Pedro de Bourbon-Siciles, duc de Noto, lui succéda en qualité de chef de la maison royale des Deux-Siciles et prétendant au trône, Jaime occupant désormais la première place dans l'ordre de succession au trône des Deux-Siciles. Le , le prince Pedro releva les titres de courtoisie de son père que ce dernier portait en qualité de prétendant au trône, à savoir duc de Calabre et comte de Caserte. Le nouveau duc de Calabre abandonna donc son titre de courtoisie de duc de Noto qu'il concède le même jour à Jaime.
Le , le prince Charles de Bourbon-Siciles, duc de Castro et prétendant au trône des Deux-Siciles pour la branche cadette, décida de nommer sa fille aînée, la princesse Maria Carolina de Bourbon-Siciles comme son héritière. Cette décision entraîne une protestation de la part du père de Jaime, déclarant qu'il est le seul chef de la maison de Bourbon-Siciles, le duc de Castro n'ayant pour lui, aucun pouvoir de modifier les règles successorales.
Dans la famille royale d'Espagne
En vertu de l'article 57 (1) de la constitution espagnole de 1978Article 57 (1) de la constitution espagnole de 1978 : « La Couronne d'Espagne est héréditaire pour les successeurs de S. M. , légitime héritier de la dynastie historique. La succession au trône suivra l'ordre régulier de primogéniture et de représentation, la ligne antérieure étant toujours préférée aux postérieures, dans la même ligne, le degré le plus proche au plus lointain, au même degré, l'homme à la femme et, dans le même sexe, la personne la plus âgée à la moins âgée. », et , alors le prince Jaime est depuis l'avènement du roi , le , à la douzième place dans l'ordre de succession au trône d'Espagne.
Dans la maison de France
Pour les royalistes français légitimistes, ne tenant pas compte des renonciations du roi passées le , le prince Jaime est dynaste au trône de France. Ces royalistes considèrent qu'aucune renonciation ne peut changer la succession dynastique, et que les Lois fondamentales du royaume de France priment sur tout autre considération. Le fait que les parents de Jaime n'étaient pas mariés religieusement au moment de sa naissance, mais après, rend tout de même valable sa légitimation pour l'ordre de succession légitimiste au trône de France à la vingt-et-unième place (en ).
Le , il assiste aux funérailles du prince François d'Orléans, comte de Clermont, célébrées en la chapelle royale de Dreux.
Ascendance
Titulature, décorations et armoiries Titulature de courtoisie - : Don Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce - : Son Altesse Royale Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce, prince des Deux-Siciles - : Son Altesse Royale Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce, duc de Capoue, prince des Deux-Siciles depuis le : Son Altesse Royale Jaime de Borbón-Dos Sicilias y Landaluce, duc de Noto, prince des Deux-Siciles
Décorations
50px|Ordre de Saint-Janvier Chevalier de l'illustre ordre royal de Saint-Janvier ()50px|Ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges Grand-préfet () et chevalier grand-croix de justice (2010) de l'ordre sacré et militaire constantinien de Saint-Georges50px|Ordre de Saint-Georges de la Réunion Grand-connétable de l'ordre de Saint-Georges de la Réunion
50px|Ordre d'Alcantara Chevalier de l'ordre d'Alcántara
50px|Ordre souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte Grand-croix d'honneur et de dévotion de l'ordre souverain de Malte ().
Armoiries À la suite de sa réception comme chevalier de l'illustre ordre royal de Saint-Janvier, le duc de Noto porte comme armes :
Références
Voir aussi Pierre de Bourbon-Siciles Maison de Bourbon-Siciles Ordre de succession à l'ancien trône des Deux-Siciles Ordre de succession au trône de Navarre
Jaime de Bourbon-Siciles Catégorie:Naissance en juin 1992 Catégorie:Ordre de Saint-Janvier Catégorie:Naissance à Madrid au XXe siècle Catégorie:Chevalier de l'ordre souverain de Malte