Le massacre de Gangafani et Yoro a lieu le , pendant la guerre du Mali.
Déroulement Le soir du , une semaine après le massacre de Sobane-Kou, deux nouveaux villages dogons, Gangafani et Yoro, situés dans le cercle de Koro et distant d'une quinzaine de kilomètres, sont attaqués par une centaine d'hommes armés circulant à moto .
Un témoignage est donné à l'AFP par un rescapé dogon, Abdoulaye Goro, agent de sécurité à Bamako, qui se rendait en camion aux funérailles de son père à Dinangourou . Selon son récit, son véhicule est intercepté par une quarantaine d'hommes armés, , qui en font descendre tous les passagers. Ces derniers sont conduits dans la brousse et rassemblés sous des arbres, où se trouvent déjà une centaine de personnes sous surveillance : . Selon lui les assaillants reprochaient aux habitants de Gangafani et Yoro d'avoir coopéré avec les militaires maliens et burkinabés lors d'une opération ayant eu lieu quinze jours plus tôt près de Dinangourou où de nombreux Peuls avaient été arrêtés. Originaire d'une autre localité, Abdoulaye Goro fait partie des personnes libérées.
L'armée malienne se rend ensuite sur les lieux des tueries, mais une de ses patrouilles tombe le dans une embuscade à Banguimalam, au sud-ouest de Gossi.
Auteurs Les attaques ne sont pas revendiquées. Goundjou Poudiougou, conseiller communal à Dinangourou, déclare à l'AFP que les auteurs des attaques . Adama Dionko, porte-parole du Collectif des associations du pays dogon, déclare également que les assaillants sont .
Le , l'AFP indique que selon un document interne de l'ONU, l'attaque a été commise .
Bilan humain Le , Boubacar Sidiki Samaké, procureur du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme, évoque un bilan provisoire de 14 morts . Une source militaire et des élus locaux font cependant part à l'AFP d'un bilan de 40 civils tués. Le maire de Yoro, Issiaka Ganame, déclare pour sa part que 41 personnes ont été tuées, dont 24 à Yoro et 17 à Gangafani . Le rescapé Abdoulaye Goro affirme également avoir vu une vingtaine de corps à Yoro, , et 17 corps à Gangafani : .
Le même jour dans la soirée, le gouvernement malien annonce un bilan provisoire officiel de 38 morts et plusieurs blessés.
Le , l'AFP indique que selon le document interne de l'ONU, l'attaque a fait 41 morts et a provoqué la fuite de 750 personnes vers Dinangourou ou le Burkina Faso .
Références
Gangafani et Yoro Catégorie:2019 au Mali Catégorie:Juin 2019