André Lasseray est un officier et historien français né à Auxerre (Yonne) le et mort à Paris le . Il fut la « plume » du général Weygand dans l’entre-deux-guerres.
Biographie Formation André Lasseray est le second fils de Henri Léon Lasseray (1833-1902) et de Marie Crèvecoeur son épouse. Il naît au domicile familial de la rue Cochois, à Auxerre, où son père est chef de bataillon au de ligneService historique de la Défense, dossier matricule 8 Ye 80 780.. Il a un frère aîné, Gaston Lasseray, qui suivra une carrière identique à la sienne avant d’être tué à l’ennemi le Service historique de la Défense, dossier matricule 5 Ye 102 560.
Elève de l’institution Saint-Joseph à Reims, André Lasseray est bachelier ès-lettres. Il est admissible à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr en 1898, mais échoue à l’oral. Il s’engage alors comme simple soldat au bataillon de chasseurs à pied, le . Reçu à l’école d’infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) le , il entre comme sous-lieutenant au bataillon de chasseur à pied, le .
Carrière
Envoyé aux armées, comme lieutenant, le , il est blessé le et fait prisonnier avec l’ambulance française à Trois-Fontaines, le . Il reste prisonnier à Ingolstadt, en Allemagne jusqu’au . Il y croise donc Charles de Gaulle et Mikhail Toukhatchevski.
Il retrouve le bataillon de chasseurs à pied le . Afin de rétablir sa carrière après des années de captivité, et une blessure de guerre dont il conserve une légère claudication et 10 % d’invalidité, il est nommé capitaine, décoré de la Légion d’honneur et de la croix de guerre et envoyé avec son corps dans la Rhur.
En 1920, il se porte volontaire pour le corps expéditionnaire de Dantzig, puis pour l’armée de Silésie. Pendant les opérations qui encadrent le plébiscite du , il est
détaché au Burgenland (Hongrie occidentale) comme commandant du corps d’occupation français. De 1922 à 1927, il appartient à l’armée française du Rhin.
En 1927, il est noté comme présentant « une instruction générale brillante », mais également « très érudit et ayant un goût prononcé pour les études historiques ». Il est alors affecté à l’état-major de l’armée, pour diriger la section ancienne du service historique. Il est nommé chef de bataillon au choix en 1928.
Il renonce alors à toute perspective d’avancement, et au commandement d’un bataillon de chasseurs, pour se consacrer à sa passion pour l’histoire militaire, et livre « des travaux remarquables, demandés par le ministre, de grands chefs, ou des personnages étrangers, sur l’histoire militaire des deux derniers siècles ». Il est en particulier l’auteur initial du Turenne que le général Weygand lui a commandé dans la perspective de sa candidature à l’Académie française.
En 1932, il préface le Dictionnaire des généraux et amiraux de son ami Georges Six, et publie en 1935 son maître-ouvrage, Les Français sous les treize étoiles, qui reçoit le Grand Prix Gobert de l’Académie française. Sa particularité est de tempérer d’énormes efforts d’érudition par un sens aigu de l’humour. Atteint par la limite d’âge, il prend sa retraite à la fin de 1935.
Il est cependant rappelé à l’activité, une première fois en , avant les accords de Munich, puis en , sous le grade de lieutenant-colonel, à la tête du régiment d’infanterie. À nouveau fait prisonnier, le , devant Château-Chinon, il est envoyé en Allemagne jusqu’à son rapatriement sanitaire, en . Il observe l’occupation et la Libération de Paris tout en poursuivant ses recherches aux archives de la Guerre. Il s’investit également dans les milieux anciens combattants et préside jusqu’à sa mort la section « Rhin et Danube » d’Epinal. Il se marie le et meurt à Paris en 1971.
Publication André Lasseray, Les Français sous les treize étoiles (1775-1783), 1935 (deux volumes)
Distinctions
le , (citation à l’ordre de l’armée du ) Officier d’académie () ()
Médaille des blessés de guerre Chevalier du Polonia Restituta Médaille commémorative de la Guerre 1914-1918 Médaille interalliée de la Victoire Médaille commémorative de Haute-Silésie Médaille commémorative de la guerre russo-polonaise 1918-1921
Notes et références
Liens externes
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