Al-Mansura (en ) était un village de Palestine mandataire, situé à l’extrémité septentrionale d’une montagne de Galilée supérieure et relié à la route côtière entre Acre et Ras-al Naqoura par une route secondaire. Comme des centaines d’autres villages palestiniens, il a été dépeuplé lors de la guerre israélo-arabe de 1948.
Histoire
Période ottomane
Le village fut intégré à l’empire ottoman en 1517, dans le nahié (sous-district) de Jira, dans le sandjak de Safed. En 1596, les registres fiscaux lui attribuent une population de 17 ménages et 5 célibataires. Les habitants payaient un impôt de 25% sur les produits agricoles, dont le blé, l’orge, les oliviers, les chèvres et les ruches, ainsi que sur des revenus occasionnels et un pressoir pour l’huile d’olive. La totalité de cet impôt, , allaient à un waqf.
En 1881, le Survey of Western Palestine du Fonds d’exploration de la Palestine décrivait l’endroit comme .
Palestine mandataire thumb|left|Église maronite d'Al-Mansura Jusqu’en 1923, après la renégociation des frontières entre les gouvernements britannique et français (qui contrôlaient alors respectivement les parties septentrionale et mériodionale du Levant), al-Mansura faisait partie du Liban. Ensuite, le village fit partie de la Palestine mandataire et apparaît comme un hameau dans le Palestine Index Gazetteer .
Lors du recensement de 1931 de la Palestine, mené par les Hauts Commissaires pour la Palestine et la Transjordanie du gouvernement britannique, al-Mansura est regroupé avec le village chrétien de , beaucoup plus vaste. Ensemble, ils totalisent une population de 688 habitants, 81 musulmans et 607 chrétiens, répartis en 129 maisons. Les maisons d’al-Mansura étaient bien séparées les unes des autres et le village possédait une église dédiée à Jean le Baptiste. Les principales sources de revenu étaient l’agriculture et l’élevage. L’eau potable provenait d’un puits au nord et de trois citernes.
Dans les statistiques de Villages de 1945, Al-Mansura est groupé avec Fassuta et Dayr al-Qassi, leur population totale atteignant 2300 et la superficie de leurs terres (soit ). Les plantations et les terres irrigables occupaient (soit ), tandis que (soit ) étaient utilisés pour les céréales et 247 dounams pour les bâtiments et les maisons.
La guerre de 1948 et ses suites
Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Al-Mansura est attribué à l’État arabeSami Hadawi, « Palestine - Index to villages & settlements », Palestine Arab Refugee Office, 1949..
Al-Mansura semble avoir été attaqué pendant l’opération Hiram en . À la mi-novembre, les forces de défense israéliennes firent évacuer les villages arabes de Palestine se trouvant sur la frontière libanaise, dont al-Mansura. Ses habitants furent expulsés, certains partant pour le Liban, la plupart étant envoyés dans la ville arabe de Rameh au cœur de la Galilée. L’Église maronite demanda au gouvernement israélien de permettre aux habitants d’al-Mansura de se réinstaller dans le village, mais cela fut refusé. Les habitants continuèrent à demander la permission de revenir à al-Mansura à plusieurs cours israéliennes, toujours sans succès.
Après la guerre, le village est annexé par Israël. Plusieurs établissements juifs ont été construits sur les terres d’al-Mansura, dont établi en 1949, la base militaire au début des années 1950, en 1966, en 1979 et en 1980. Selon l’historien palestinien Walid Khalidi, en 1992, .
Références
Bibliographie . . . . . . . .
Catégorie:Localité conquise par Israël durant la guerre israélo-arabe de 1948 Catégorie:Localité palestinienne dépeuplée Catégorie:Sous-district d'Acre Catégorie:1948 en Palestine Catégorie:Village détruit en Israël