Le Kersaint est un contre-torpilleur français de la classe Vauquelin, sabordé à Toulon lors du sabordage de la flotte française le . Il a été baptisé en hommage à Guy François de Kersaint, un officier de marine français du .

Le Kersaint en chiffres

Conçus comme des versions améliorées de leurs prédécesseurs de la classe Aigle, les navires de la classe Vauquelin sont longs de et large de . pour un tirant d'eau de . Chacun déplace tonnes à vitesse normale. et à pleine charge. Ils sont propulsés par deux turbines à vapeur Rateau-Breguet entraînant chacune une hélice et alimentées par quatre chaudières du Temple. Ces turbines, capables de fournir une puissance totale de , permettent au vaisseau d'atteindre une vitesse maximale de , soit . Durant ses essais en mer le , les turbines du Kersaint atteignent même et le navire file à () pendant une heure. Chaque contre-torpilleur transporte à son bord suffisamment de mazout pour disposer d'une autonomie de à une vitesse de (soit à ). L'équipage est composé de 10 officiers et 201 matelots en temps de paix et de 12 officiers et 220 marins en temps de guerre..

L'artillerie principale des navires de la classe Vauquelin consiste en cinq canons de modèle 1927 montés chacun sur une tourelle blindée simple, avec une paire de tourelles superposées à l'avant et à l'arrière de la superstructure et le cinquième canon situé sous la cheminée arrière. L'armement antiaérien se compose de quatre canons de modèle 1925 à tourelle simple, placés au milieu du navire, et de quatre mitrailleuses Hotchkiss de modèle 1929 montées sur deux tourelles doubles à hauteur du gaillard d'avant, à côté de la passerelle. Chaque bâtiment dispose en outre de deux doubles tubes lance-torpilles de , à raison d'une paire de chaque côté du navire au niveau de l'écart dans la rangée de cheminées, et d'un triple tube situé sous la paire de cheminées arrières. Chaque tube est en outre équipé de deux goulottes à grenades anti-sous-marines, soit 16 grenades pesant chacune , sans compter huit grenades de réserve. L'ensemble est complété par deux lanceurs à grenades, un sur chaque flanc au niveau des cheminées arrière, abritant une douzaine d'explosifs de chacun. Enfin, les navires peuvent être équipés de rails destinés au largage de 40 mines Bréguet B4 de ..

Construction

Histoire

Le Kersaint, présent à Mers-el-Kébir en , parvint à sortir de la rade à la suite du cuirassé Strasbourg pendant le bombardement par la marine anglaise le , sans subir de dommages. Ayant pu s'échapper à la faveur de la nuit, il prit la direction de ToulonCompte-rendu d'engagement en date du 4 juillet 1940 du Capitaine de Frégate Rebuffel commandant le Kersaint, déclassifié le 13 mars 2020 / Service Historique de la Défense.

Notes et références

Bibliographie

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Catégorie:Nom de bateau Catégorie:Contre-torpilleur de la Marine française Catégorie:Bateau lancé en 1931 Catégorie:Bateau de guerre de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Navire construit à Saint-Nazaire Catégorie:Navire coulé en 1942