Le régiment de Hainaut est un régiment d'infanterie du royaume de France, créé en 1651 sous le nom de régiment de Vendôme, devenu sous la Révolution le d'infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du régiment de Vendôme : prend le nom de régiment du duc de Berry : prend le nom de régiment de Barrois : reprend le nom de régiment de Vendôme : renommé régiment d'Ourouër : renommé régiment de Stainville : renommé régiment de La Roche-Aymon : renommé régiment de RoyansLe régiment fut également appelé régiment de Montmorency-Logny 10 décembre 1762 : prend le nom de régiment de Hainaut50e infanterie de ligne : Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Hainaut devient le d'infanterie de ligne ci-devant Hainaut.
Colonels et mestres de camp : César duc de Vendôme : Louis duc de Vendôme : Louis Joseph duc de Vendôme : René Jean-Baptiste de Coskaer d'Ablois, marquis de La Vieuville : Philippe chevalier de Vendôme : N de Grivel de Gamaches marquis d'Ourouër : Paul de Grivel de Gamaches marquis d'Ourouër : Étienne François de Choiseul marquis de Stainville : Antoine Louis François marquis de La Roche-AymonAntoine Louis François marquis de La Roche-Aymon, fut d'abord cornette en 1733, puis capitaine au régiment de Clermont cavalerie en 1734. Le 15 janvier 1745, il obtient le commandement du « régiment de La Roche-Aymon » par commission et a été créé brigadier par brevet du 10 mai 1748 et maréchal de camp par un autre brevet en date du 20 février 1761Jacques de Roussel : Table historique de l'Etat militaire de France, depuis 1758 jusqu'à présent (1766), page 238 : Charles Sigismond de Montmorency marquis de Royan : Abraham Frédéric vicomte d’Hautefort : Armand Jérôme Aimé comte de Neel : Marie Alexis François Régis Regnaud French Infantry Regiments and the Colonels who Led Them: 1791 to 1815 - Part V : 41e - 50e Regiments : Claude de Saint-Simon 1792 : Jean Ignace de Bordenave
Historique des garnisons, combats et batailles Régiment de Vendôme (1651-1712)
La Fronde Le « régiment de Vendôme » est créé par commission délivrée le et donné à César duc de Vendôme, bâtard de Henri IV.Pendant la première année de son existence, le « régiment de Vendôme » est employé, dans le cadre de la Fronde, à soumettre plusieurs petites places du duché de Bourgogne.
Il se rendit en 1652 en Provence, et après avoir contribuer à soumettre Toulon, il occupe cette ville le et il y passe l'hiver.
Envoyé en 1653 en Guyenne, il servit au blocus de Bordeaux. Le régiment fut d'abord placé dans le fort César du Médoc. Il en sortit en juin, pour aller au siège de Bourg, et il était de tranchée le 30, quand le baron Jean-Baptiste de Montesson, qui le commandait en qualité de mestre de camp pour le duc de Vendôme, reçut une balle dans la tête, dont il mourut sur le champ. La place capitula le , et le régiment s'y établit. Le 17 du même mois, un détachement participait à la prise de Libourne. Après la soumission de Bordeaux, le « régiment de Vendôme » fut cantonné dans le pays pour assurer la tranquillité , et il y demeura jusqu'en 1655.
Guerre franco-espagnole Dans le cadre de la guerre franco-espagnole, le régiment est porté cette année à 15 compagnies, et rejoint l'armée de Flandre et fait le siège de Condé.
Il est en 1656, il participe au siège de Valenciennes, et il sert dans les garnisons du Nord jusqu'à la paix des Pyrénées.
A la fin de 1659, il est envoyé dans le Bas-Poitou pour surveiller les sauniersLE BAS-POITOU DEPUIS LE TRAITÉ DES PYRÉNÉES (1659) JUSQU'A 1700.
Le , le régiment est réduit à huit compagnies, malgré l'incorporation du régiment de MercoeurVictor Louis Jean François Belhomme : Histoire de l'infanterie en France. Tome 2 pages, 53, 95-96. Au mois de septembre, le « régiment de Vendôme » fait partie du petit corps dirigé sur Montauban pour y réprimer une tentative de révolte, puis, il retourne ensuite dans ses quartiers du Poitou, d'où il ne bougea plus jusqu'en 1667.
Le duc de Mercoeur, connu aussi sous le nom de cardinal de Vendôme, et qui possédait déjà le régiment des Vaisseaux, avait succédé à son père en 1665 dans le commandement de celui-ci, qu'il céda lui-même en 1669 à son fils, le célèbre duc de Vendôme, alors âgé de 15 ans.
Guerre de Dévolution En 1667, dans le cadre de la guerre de Dévolution, le « régiment de Vendôme » composa le fond de la petite armée d'observationUne armée d'observation désigne une force militaire déployée pour surveiller les mouvements ennemis sans engager directement le combat. Ces armées étaient souvent positionnées à la frontière ou près des zones de conflit pour recueillir des renseignements et dissuader une attaque. que le lieutenant général de Foucauld commanda dans le Roussillon et en était le seul corps régulier.
Aidé des milices du pays, il força en 1668 les Espagnols à lever le siège de BellegardeFICHE PÉDAGOGIQUE - LE FORT DE BELLEGARDE, AU PERTHUS.
Expédition de Candie Réduit à la paix à deux compagnies de 80 hommes chacune, le régiment fut désigné en 1669 pour faire l'expédition de Candie. Il était de retour en France au mois de septembre.
Guerre de Hollande Remis à 16 compagnies en 1671, il fait la campagne de 1672 avec le prince de Condé et se trouve aux prises de Rheinberg, d'Orsoy et d'Arnheim, et reste en garnison dans cette dernière place.
En 1673, il contribue à la conquête de Maastricht, et, à la fin de cette année, il jette son dans Grave, pendant que l'autre allait prendre ses quartiers d'hiver en Bourgogne.
Dès les premiers mois de 1674, le sert aux sièges de Besançon et de Dôle puis il rallie ensuite l'armée de Turenne et combat à Sinsheim, Ensheim et Turckheim. Pendant ce temps, le s'illustre à la défense de Grave.
Le régiment entier fit la campagne de 1675 sur le Rhin. Après la mort de Turenne, il se signala à la défense des ponts d'Altenheim. Le jeune duc de Vendôme combattait ce jour-là à la tête de ses soldats et reçut une blessure à la cuisse. Le régiment se trouva encore cette année au secours d'Haguenau et de Saverne.
Ses compagnies furent partagées pendant les trois campagnes suivantes : Tandis que le gros du corps continuait de servir sur le Rhin, le reste était à l'armée de Flandre. Cette dernière portion contribua en 1676 à la prise de Condé, en 1677 à celle de Cambrai, et en 1678 à la conquête d'Ypres. L'autre, formant brigade avec le régiment de La Marine, se trouva sous le commandement du maréchal de Créquy à la bataille de Kokersberg en 1676, à la prise de Fribourg en 1677, au combat de Seckingen et aux prises de Kehl et de Lichtemberg en 1678, et, enfin, à la bataille de Minden en 1679.
Guerre de la Ligue d'Augsbourg Engagé dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg le « régiment de Vendôme » fait la campagne de 1688 sur la Moselle avec le régiment de Boufflers-Wallon. Il occupe Bonn et y reste en garnison.
L'année suivante, il prend une part glorieuse à la défense cette place. Le , à une heure du matin, d'infanterie et 400 chevaux des troupes de Cologne, accompagnés de plus de , tentent de surprendre une petite redoute située sur le bord du Rhin, vis-à-vis de Bonn, et qui n'était défendue que par 60 hommes du « régiment de Vendôme ». Deux piquets de grenadiers, placés sur le fleuve dans des bateaux couverts, étaient seuls à portée de les secourir. L'ennemi était parvenu sans bruit jusqu'au bord du fossé, mais la sentinelle avait aperçu une mèche de mousquet, elle fit feu , et dans un instant la petite garnison fut sur pied. Elle se défendit pendant 3 heures et contraignit l'attaquant à se retirer. L'ennemi laissait sur son glacis 400 hommes, dont un colonel et un lieutenant-colonel. Le « régiment de Vendôme » perdit 2 officiers et 6 hommes. Après la capitulation de Bonn, le « régiment de Vendôme » se retira en Alsace.
Au printemps 1690, il fut désigné pour faire partie de l'armée des Alpes. Il escorta la grosse artillerie qu'on envoyait au maréchal Catinat, qu'il joignit le devant Carmagnola, et servit avec distinction à toutes les opérations des campagnes de 1690, 1691 et 1692, notamment aux défenses de Pignerol et de Suze.
En 1693, l'armée prit l'offensive. A la bataille de la Marsaglia, le « régiment de Vendôme », placé à la gauche de la d'infanterie derrière le régiment de Perche, engagea la bataille avec ce corps, arrêta sur la pointe de ses baïonnettes la cavalerie piémontaise, la culbuta et mit ensuite en désordre l'infanterie des Alliés.
Un bataillon de nouvelle levée, qui servait sous le nom de « bataillon de Vendôme » dans les Pays-Bas, contribua en 1694 à la défense d'Huy, et en 1695 à celle de Namur.
Il servit encore en Italie durant les deux campagnes suivantes, avant de rejoindre en 1696 le duc de Vendôme en Catalogne, et prit part au bataille d'Ostalrich.
En 1697, il fit le siège de Barcelone. Dans la nuit du 4 au , il se rendit maître du chemin couvert après un combat terrible, mais au jour le logement n'était pas achevé et une sortie de 600 hommes vint culbuter les travailleurs. A cette vue, le « régiment de Vendôme » , quoique sans munitions, marche de nouveau à l'ennemi, le refoule l'épée dans les reins jusqu'à la barrière par laquelle il est sorti, et reste maître de sa conquête.
Guerre de Succession d'Espagne Dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne, le régiment est porté à deux bataillons le 1701. Affecté à l'armée d'Italie, il se trouve aux batailles de Carpi et de Chiari.
En 1702, il se trouve à la bataille et à la prise de Luzzara, aux prises de Guastalla et de Borgoforte. Détaché ensuite sous le commandement du général Albergotti , il est à la prise de Modène, où il reste quelque temps en garnison, et prend ses quartiers d'hiver à Caneto.
En 1703, le bataillon suit le duc de Vendôme dans le Trentin et se signale aux prises de Nago et d'Arco.
En 1704, les grenadiers se couvrent de gloire au siège de Verceil, suivi des sièges d'Ivrée et de Verrue.
Pendant ce temps, le , qui était resté dans les garnisons d'Alsace et qui avait seulement assisté l'arme au bras à la bataille de Friedlingen, en 1702, faisait sa première campagne, en 1703, sous le commandement du maréchal de Villars, servait au siège de Kehl, puis, passant en Bavière, se trouvait à la première journée d'Höchstädt et à la prise d'Augsbourg. Il avait continué de servir en Bavière sous le commandement du maréchal de Marsin, avait vu en 1704, sans être engagé, le désastre d'Höchstädt, était rentré en Alsace.
Ce bataillon vint joindre devant Verrue dans l'hiver de 1704 à 1705. Le les deux bataillons rivalisèrent de courage à l'attaque du fort de l'Isle, dont la prise amena enfin la chute de Verrue. Le , les 2 compagnies de grenadiers aident au succès du combat de la cassine de Moscolino, en gardant les retranchements de la tête de pont sur la Chiesa. Le régiment se trouva ensuite à l'attaque des lignes du prince Eugène, à Castelleone, à la prise de Chivasso et à la bataille de Cassano. Durant cette bataille, le régiment était à l'aile droite. Eugène dirigea sa principale attaque sur le centre, qu'il fit plier. Mais le général Albergotti, à la tête du « régiment de Vendôme » et de quelques autres régiments, vint aborder dans ce moment le fort construit à la tête du pont de Cassano, et en chassa l'ennemi avec une telle vigueur que le combat se trouva rétabli. Le , le « régiment de Vendôme » combattit encore avec le régiment d'Auvergne à Gumbetto, et il alla prendre ses quartiers d'hiver à Mantoue.