Le régiment de Vivarais est un régiment d'infanterie du royaume de France, créé en 1674 sous le nom de régiment d'Albret, devenu sous la Révolution le d’infanterie de ligne.
Création et différentes dénominations : création du régiment d'Albret : renommé régiment de Gandelu : renommé régiment de Clérambault : renommé régiment de Mirabeau : renommé régiment de Gensac : renommé régiment de Duras : renommé régiment de Bonnac : renommé régiment de Cossé : renommé régiment de Lemps : renommé régiment de Puységur 10 décembre 1762 : renommé régiment de Vivarais : renommé d’infanterie de ligne
Colonels et mestres de camp : César-Phébus, maréchal d'Albret : Charles Amanjeu, marquis d'Albret Neveu du précédent mestre de camp, il était mestre de camp du régiment de Navarre. Il est tué en Picardie, au château de Pinon, le , dans la maison du marquis de Bussi-Lamet. Il avait épousé la fille unique du maréchal d'Albret, son oncle, en 1662, mais il n'eut pas d'enfants de ce mariage. : Louis Potier de Gesvres, marquis de Gandeluné le , mestre de camp du régiment Royal des Vaisseaux le 29 mars 1679, brigadier le , † : Philippe de Palluau, marquis de ClérambaultPhilippe de Palluau, marquis de Clérambault est nommé brigadier 10 mars 1690, maréchal de camp 18 octobre 1693 et lieutenant-général 23 décembre 1702. Il se noie en 1704 dans le Danube, dans le désastre d'Höchstädt : Jean Antoine Riqueti, marquis de MirabeauNommé brigadier le 19 juin 1708, Jean-Antoine de Riqueti, marquis de Mirabeau (1666-1737) est le frère de Jean-Antoine Riqueti de Mirabeau, le père de Victor Riquetti de Mirabeau et le grand-père de Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau et de André Boniface Louis Riquetti de Mirabeau. Durant son commandement il a reçu vingt-sept blessures, est obligé de se retirer, estropié des deux bras et avec la mâchoire fracassée. : Gilles Gervais de la Roche-Loumagne, marquis de GensacGilles Gervais de la Roche-Loumagne, marquis de Gensac est nommé brigadier 1er février 1719, maréchal de camp 20 février 1734 et lieutenant-général 1er mars 1738 : Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras : François Armand d'Usson, marquis de BonnacFrançois Armand d'Usson, marquis de Bonnac est nommé brigadier le 27 juillet 1747, maréchal de camp le 25 août 1749 et lieutenant général 25 juillet 1762. Le 2 juillet 1747, il perd une jambe à la bataille de Lauffeld : Louis Joseph Timoléon, duc de Cossé-Brissac : Nicolas François de Prunier, chevalier de LempsNicolas François de Prunier, chevalier de Lemps qui était ex lieutenant colonel du régiment de Bretagne, a été fait brigadier 29 mars 1758, et maréchal de camp 20 février 1761 : Barthélémy Hercule Athanase de Chastenet, vicomte de PuységurBarthélémy Hercule Athanase de Chastenet, vicomte de Puységur a été nommé brigadier 22 janvier 1769 et maréchal de camp 1er mars 1780 : François Artus Hyacinthe Timoléon, comte de Cossé-Brissac François Artus Hyacinthe Timoléon de Cossé-BrissacFrançois Artus Hyacinthe Timoléon, comte de Cossé-Brissac, est brigadier 1er janvier 1784 et maréchal de camp 9 mars 1788 : Louis François René, marquis de Courtarvel de Pezé : Frédéric Ferdinand Charles de Wittinghoff : Gratien Dumoulin de La FontenelleGratien Dumoulin de La Fontenelle était lieutenant colonel au corps du 29 juin 1792
Historique Ce corps est créé par commission du , au moment où, dans le cadre de la guerre de Hollande, une flotte hollandaise, commandée par Ruyter, menaçait les côtes de la Guyenne, a été formé à Bayonne par César-Phébus, maréchal d'Albret, qui est son premier colonel et qui le garde jusqu'à sa mort en 1676. Il est reste un régiment de gentilshommes jusqu'à la réorganisation de 1762.
Régiment d'Albret (1674-1678)
Guerre de Hollande Créé à Bayonne en 1674, dans le cadre de la guerre de Hollande, le régiment reste d'abord en garnison dans cette ville, puis il est dirigé sur la frontière de l'Allemagne et placé à Thionville.
Le , il fait ses premières armes lors du siège de Fribourg ou il attaque les retranchements de la Kinzig. Il prend part ensuite à toutes les opérations de la fin de cette guerre et notamment à la bataille de Ortenbach et à la tentative que fait le maréchal de Créqui pour s'emparer de Strasbourg. Après l'échec de cette entreprise, le « régiment d'Albret » est laissé avec le régiment de Rouergue à la garde des forts de Zolhauss et de l'Ill, situés entre Strasbourg et le Rhin.
Régiment de Gandelu (1678-1679) et régiment de Clérambault (1679-1697)
Guerre de la Ligue d'Augsbourg Après avoir pris le nom de « régiment de Gandelu » le , le régiment est renommé « régiment de Clérambault » le et se trouve engagé en 1690, dans la guerre de la Ligue d'Augsbourg. Rattaché à l'armée du maréchal de Catinat il participe cette année aux prises de Cahours, de Barges et de Suze, et se fait remarquer le à la bataille de Staffarda ou il y combat avec le régiment de La Sarre à la deuxième ligne, et contribue puissamment au succès de la dernière charge qui détermine la déroute de l'ennemi. Il culbute complètement, pour sa part, le régiment piémontais de La Croix-Blanche et un bataillon des Gardes du duc de Savoie, qui étaient retranchés dans une cassine.
En 1691, le régiment est employé aux sièges de Suze, de Villefranche, de Montalban, de Nice, de Veillane, de Carmagnola et de Montmélian.
En 1692, il est envoyé au secours de Pignerol et de Suze.
En 1693, il se trouve à la bataille de La Marsaglia et au ravitaillement de Casal.
En 1694 et 1695, il est en garnison à Pignerol et dans les forts environnants.
En 1697, il fait la campagne sur le Rhin et prend le nom de « régiment de Mirabeau ».
Régiment de Mirabeau (1697-1711)
Guerre de Succession d'Espagne Le , dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne, le régiment est porté à deux bataillons. Le se met bientôt en route pour l'Italie, et se trouve aux batailles de Carpi et de Chiari, après lesquels il est mis en garnison à Crémone où il se trouve lors de la tentative du prince Eugène pour enlever cette place.
Pendant la campagne de 1702, il sert à la bataille de Luzzara et à la prise de Luzzara et de Borgoforte. Le , qui venait de joindre l'armée, est placé à son arrivée à Mantoue, d'où les grenadiers sortent au mois de décembre pour prendre part à la soumission de ou le marquis de Mirabeau y est blessé.
En 1703, ce bataillon demeure cantonné à Bozzolo, Marcaria, , Canetto et Gozzolo, et le , après avoir combattu à Stradella, fait partie de l'expédition du Tyrol et se trouve à l'affaire de Castelnuovo de Bormia et à la prise de Nago et d'Arco, puis à la réduction d'Asti et de Villeneuve d'Asti.
En 1704, les deux bataillons du « régiment de Mirabeau » servent aux sièges de Verceil, d'lvrée et de Verrue.
Après la prise de cette dernière ville, en 1705, le régiment passe sous les ordres du grand-prieur de Vendôme et campe à Moscolino. Le , le régiment fut un des corps qui y souffrirent le plus à la bataille de Cassano ou son colonel, Jean Antoine Riqueti, marquis de Mirabeau, y est blessé et fait prisonnier dès le commencement de l'action. Peu de temps après, le prend ses quartiers d'hiver à Acqua-Negra et le à Caneto.
Le , le « régiment de Mirabeau » combat à Calcinato dans la brigade d'Anjou. A la fin de mai, 500 hommes se défendent avec courage dans le château de Reggio, mais ils sont obliges de se rendre prisonniers de guerre. Le reste du régiment est employé au siège de Turin et se trouve, le , à la bataille de Castiglione gagnée par le comte de Grancey de Médavy. Le désastre de Turin ramène le régiment en France.
Il participa en 1707 à la défense de Toulon et se rend ensuite dans le Dauphiné.
L'année suivante, il opère dans la Savoie et la Maurienne et prend part a l'attaque de Césanne.
En 1709, il sert encore sur cette frontière.
En 1710 il est envoyé à l'armée de Flandre, ou il est embrigadé avec le régiment d'Alsace. A la fin de cette année, il cesse de porter le nom du marquis de Mirabeau. Cet excellent officier, qui, pendant son commandement avait reçu vingt-sept blessures, est obligé de se retirer, estropié des deux bras et avec la mâchoire fracassée.
Régiment de Gensac (1711-1734)
Guerre de Succession d'Espagne Devenu « régiment de Gensac », l'unité se trouve, dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne, en 1711 à l'attaque d'Arleux.
En 1712 il participe à la bataille de Denain, ou son nouveau colonel, Gilles Gervais de la Roche-Loumagne, marquis de Gensac, a le poignet brisé.
En 1713, il se rend sur le Rhin et prend part aux sièges de Landau et de Fribourg.
Guerre de la Quadruple-Alliance En 1719, engagé dans la guerre de la Quadruple-Alliance, le régiment est versé dans le corps de réserve et est employé dans les Pyrénées.
Guerre de Succession de Pologne En 1733, il participe à la guerre de Succession de Pologne, dans l'armée du Rhin, et se trouve au siège de Kehl. II entre dans cette place le pour y tenir garnison.
Régiment de Duras (1734-1743)
Guerre de Succession de Pologne L'année suivante,sous les ordres de son nouveau chef, Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras, il participe à l'attaque des lignes d'Ettlingen et au siège de Philisbourg.
En 1735, il sert encore sur cette frontière, et combat à Klausen.
Guerre de Succession d'Autriche En , engagé dans la guerre de Succession d'Autriche le « régiment de Duras » se rend avec le régiment Royal à l'armée de Bavière. Il fait partie du corps de réserve commandé par le comte de Saxe et concoure aux prises d'Elnbogen et de Kaaden.
Régiment de Bonnac (1743-1749)
Guerre de Succession d'Autriche En , il prend ses quartiers d'hiver à Deckendorf et prend le nom de « régiment de Bonnac » et reprend la campagne le . Il se rend a Plating et, le 17, il coopère à la défense de Dingolfing avec le régiments de Picardie et Royal. Le , l'armée autrichienne ayant forcé les passages du Danube à Passau, il se retire sous Ratisbonne puis en France, où il rentre au mois de juillet, sauf un piquet laissé dans Ingolstadt, qui ne rejoignit qu'en octobre à Thionville où le corps avait été mis en garnison.
En 1744, le régiment fait partie de l'armée de la Moselle et contribue à la défaite du général Nadasty sur les hauteurs de Saverne, et au combat d'Augenheim, et lorsque l'armée de la Moselle est réunie à celle du Rhin, il participe à la bataille de Fribourg et prend ses quartiers d'hiver dans la Souabe.
En 1745, il est avec le prince de Conti qui se tient sur la défensive au bord du Rhin.
II passe l'année suivante en Flandre et fait les sièges de Mons, de Charleroi et de Namur. Le , après la capitulation de Namur, il est mis en garnison dans cette place.
En 1747, le régiment combat à Lauffeld durant lequel le colonel François Armand d'Usson, marquis de Bonnac perd une jambe.
En 1748, pendant le siège de Maastricht, le régiment fait partie du petit corps d'observation établi sur la rive droite de la Meuse, en arrière du château de César, pour la garde des ponts de communication. A la paix il rentre en France, et le régiment est réduit a un bataillon par ordre du .
Le , il est rétabli à deux bataillons par l'incorporation de l'ancien régiment de Vivarais, dont plus tard il prendra le titre.
Régiment de Cossé (1749-1759)
Le , il est renommé « régiment de Cossé » après avoir été donné à Louis Joseph Timoléon, duc de Cossé-Brissac.
Guerre de Sept Ans En 1757, le régiment, engagé dans la guerre de Sept Ans, fait partie de l'armée du maréchal Charles de Rohan prince de Soubise. II est écrasé à la bataille de Rossbach durant laquelle le colonel Louis Joseph Timoléon, duc de Cossé-Brissac est blessé et fait prisonnier ainsi qu'une trentaine d'officiers. Incapable de continuer le service en Allemagne, le régiment est envoyé sur les cotes de Bretagne
Le , il contribue a la déroute des Anglais à Saint-Cast.
Régiment de Lemps (1759-1761) et régiment de Puységur (1761-1762)
Guerre de Sept Ans