Stefania Prezioso Batou, connue sous le nom de Stéfanie Prezioso, née le à La Chaux-de-Fonds (originaire d'Yverdon-les-Bains), est une historienne, professeure d’université et personnalité politique suisse, membre de solidaritéS puis de l'Union populaire.

Elle a été députée du canton de Genève au Conseil national de à .

Biographie Stefania Prezioso naît le à La-Chaux-de-Fonds, d'un père napolitain, ouvrier dans l'industrie horlogère et militant socialiste, et d'une mère sicilienne, inscrite au Parti communiste italien.

La famille déménage à Yverdon au début des années 1980, à la suite de la crise horlogère. Les parents y ouvrent un magasin. Après son gymnase à Lausanne, Stéfanie Prezioso étudie l'histoire à l'Université de Lausanne, avec un séjour d'études à l’Université de Florence entre 1992 et 1993., où elle réalise un mémoire consacré à l’antifascisme. Elle obtient sa licence en 1994, son mémoire consacré à Fernando Schiavetti recevant le Prix de la Società Dante Alighieri en 1995. Son doctorat, obtenu en 2002 sous la direction de Gabriele Turi et Hans-Ulrich Jost et portant également sur Fernando Schiavetti, reçoit le Prix de la Faculté des Lettres de l'Université de Lausanne 2003.

Elle obtient une bourse de recherche du FNRS et travaille de 2003 à 2007 en France (Paris-VIII) et en Italie sur l’expérience de guerre des engagés volontaires français et italiens dans la première moitié du . Elle est nommée professeure associée en à l’université de Lausanne en 2005, puis au Trinity College de Dublin en 2009 .

En 2010, elle est nommée professeure associée à l’Université de Lausanne, où elle enseigne l'histoire internationale contemporaine à la Faculté des sciences sociales et politiques..

Elle est mariée au politicien Jean Batou, historien et ancien député au Grand Conseil du canton de Genève.

Travaux et recherches

Ses travaux portent en particulier sur les expériences de guerre (notamment la Première Guerre mondiale), la prise d'arme révolutionnaire (durant la première guerre mondiale, la guerre civile espagnole et la résistance), les fascismes et antifascismes, les mouvements ouvriers organisés et plus généralement sur les petites gens. Elle s'est aussi intéressée aux problèmes historiographiques relatifs à l'appropriation de la mémoire historique (usages publics et politiques de l'histoire), en particulier sur les médias sociaux.

Son expertise sur l’Italie contemporaine lui vaut d’être sollicitée par des revues européennes, des universités européennes et des organismes internationaux, en particulier la Mission du Centenaire 14-18Mission du Centenaire 14-18., dont elle est membre depuis sa constitution en 2012, et le .

Elle est membre de l’Association d’études pour l’histoire du mouvement ouvrier et du comité de rédaction de la revue en ligne Contretempscontretemps.eu Contretemps.. Elle est également membre de la société italienne d'histoire contemporainesissco, de la société italienne des historiennesSociété italienne des historiennes (sis). et du Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918.

Parcours politique Elle adhère à SolidaritéS en 2003 ; parti dont elle se retire tout début 2021 avec 35 autres membres pour fonder Résistons...

Elle accède en 2014 au Conseil municipal de la Ville de Genève, en remplacement de Pierre Vanek, démissionnaire., et y siège jusqu'au . Elle est critiquée pour être arrivée régulièrement en retard aux séances, avoir été souvent absente et n'avoir pris que rarement la parole., allégations qu'elle réfute dans le journal Le Temps.

Candidate au Conseil national lors des élections fédérales de 2019 sur la liste « Ensemble à gauche - solidaritéS - DAL », elle obtient et n'est pas élue. Jocelyne Haller est élue avec mais annonce préférer rester au Grand Conseil ; le suivant sur la liste, Jean Burgermeister, refuse aussi, pour les mêmes raisons et . Stéfanie Prezioso accepte le mandat.. Elle rejoint le groupe des Verts et siège au sein de la Commission de la science, de l'éducation et de la culture (CSEC).

Lors de la pandémie de Covid-19, elle ne peut pas participer à certaines sessions des Chambres fédérales, car elle considérée comme personne à risque (ayant un emphysème pulmonaire), ce qui . En réponse, elle demande une nouvelle législation pour le vote à distance au Conseil national..

Elle ne se présente pas pour un nouveau mandat aux élections fédérales de 2023. Sous les couleurs de Résistons, devenu « Union populaire », elle est candidate malheureuse au Conseil d'État en 2023.

Publications Stéfanie Prezioso, Découvrir l’anti fascisme, Les Éditions sociales, 2025, 216 p., 9782353671199

Stéfanie Prezioso, « La Concentrazione d'azione antifascista (Concentration d'action antifasciste), active de 1927 à 1934 », in Aujourd'hui en Espagne, demain en Italie. L'exil antifasciste italien et la prise d'armes révolutionnaire, Vingtième Siècle, Revue d'histoire, 2007/1, , , , Stéfanie Prezioso, , Manduria-Bari-Rome, 2004 (Piero Lacaita)

Notes et références

Liens externes

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