Les « suffocants » sont des gaz dont l'inhalation conduit à la suffocation.

De nombreux gaz de pyrolyse (qui se forment notamment lors des incendies et feux de matériaux polymères tels que plastiques et pneus) sont des suffocantsBasset, J. N. (1975), Syndrome aigu pulmonaire lié à l'inhalation massive de produits suffocants gaz-vapeurs, fumées, notamment par pyrolyse de polymères, université Paris Val-de-Marne (), Faculté de médecine de Créteil.

Pour les militaires et la médecine militaireLabare M, Mas M, Canonne P et Pailler F (1994), Convention sur l'interdiction des armes chimiques : quelques implications médicales, Médecine et Armées, 22:399-404., ils sont une classe de gaz de combat, aujourd’hui interdite et soumise à surveillance internationale (sous l’égide de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques ou CIAC) quand ils sont produits par l’industrie chimique.

Histoire Le premier usage à grande échelle de suffocants date de la Première Guerre mondiale.

Face à des soldats non préparés et sans équipement de protection, ils ont eu des effets très délétères, puis des masques, cartouches filtrantes et tenues de protection de plus en plus efficaces les ont rendus beaucoup moins utiles pour les belligérants, d'autant que les gaz de combat peuvent parfois se retourner contre ceux qui les utilisent. Ils ont en outre rapidement été considérés comme l'arme des lâches et inacceptable, ce qui fait que les stocks produits n'ont pas été utilisés lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le à Paris, la Convention sur l'interdiction des armes chimiques (CIAC) interdit la mise au point, la fabrication, le stockage et l'usage des armes chimiques, et impose leur destruction. Elle a valeur de traité international de désarmement en vigueur depuis le .

Exemples Les suffocants industriels soumis à la CIAC sont : le phosgène (CG) ; le diphosgène (DP) ; le chlore (Cl) ; la chloropicrine (PS) ; le perfluoroisobutylène (PFIB, qui peut être accidentellement produit par la pyrolyse du Téflon, devenant l’un des contaminants dangereux pour les pompiers ou autres personnes exposées aux vapeurs et fumées d’incendies industriels) ; les agents anti-émeute : , autorisés comme agents anti-émeute, mais interdits comme arme de guerre, Beaume, Sébastien (2016), Prise en charge de victimes en ambiance chimique : concepts actuels et intérêts d’une médicalisation de l’avant, thèse (médecine des armées), Faculté de médecine René-Descartes , ; les vapeurs nitreuses ; certains fumigènes (dont la combustion produit du chlorure de zinc qui s'hydrolyse en produisant de l'acide chlorhydrique, sur les muqueuses humides dans les poumons, s'il a été inhalé).

Effets toxiques secondaires Les agents suffocants .

Voir aussi Articles connexes

Bibliographie Beaume, Sébastien (2016), Prise en charge de victimes en ambiance chimique : concepts actuels et intérêts d’une médicalisation de l’avant, thèse (médecine des armées), Faculté de médecine René-Descartes Paris 5 Clerc Y, Pailler F, Renaudeau C et Ricordel I. (1994), Convention de sur l'interdiction des armes chimiques : Principales dispositions, Médecine et Armées, 22:395-398. Polat S, M. Gunata et H. Parlakpinar (2018), Chemical warfare agents and treatment strategies, J. Turgut Ozal Med. Cent., 25 (4)

Références

* Catégorie:Arme chimique Catégorie:Gaz de combat Catégorie:Produit chimique concerné par la Convention sur l'interdiction des armes chimiques