Pierre de L'Hermite du Solier, né en 1574 au château du Solier, près de Janaillat dans la Marche et mort en 1632, est un seigneur et gentilhomme français, père de François de L'Hermite dit Tristan, de Jean-Baptiste et de Séverin de L'Hermite. Sa vie tumultueuse est connue par des actes notariés, liés à ses procès, par la mention faite dans Le Page disgracié de son fils Tristan.

Biographie Origine et naissance La devise de la famille était . Selon une tradition admise par les généalogistes du , cette maison était issue de Pierre l'Ermite, prédicateur de la première croisade populaire au . Contesté au , cet usage adopté par la suite .

Pierre de L'Hermite, dit , alors qu'il n'a que seize ans.

Crime, prison et mariage Dans un pamphlet publié durant la Révolution, Jacques-Antoine Dulaure admet la parenté des L'Hermite du Solier avec Pierre l'Ermite et le serviteur de Louis XI .

En 1841, Paul Lacroix entreprend une réfutation des thèses de Dulaure, qu'il juge sévèrement : .

L'anecdote évoquée par Dulaure et Lacroix concerne le pour lequel : en , le corps de Jacques Voisin, vice-sénéchal de Guéret, est retiré d'un étang près de Pontarion, . Les soupçons se portent bientôt sur Claude et Louis de L'Hermite, qui sont condamnés puis emprisonnés avec leur neveu Pierre . Pierre de L'Estoile note à cette occasion que le père du futur écrivain et ses oncles .

Les trois hommes sont arrêtés, condamnés et emprisonnés. Pierre . Malgré , ils sont condamnés le à être décapités sur un échafaud en place de Grève. C'est alors que Gabrielle d'Estrées intervient auprès de Henri IV pour obtenir leur libération.

, note Napoléon-Maurice Bernardin, intéressent Pierre Miron, sieur de Malabry et descendant d'une ancienne famille : et lui proposa d'épouser sa fille Élisabeth, .

Mort en 1632, à la suite des nombreux procès intentés par ses cousins.

Postérité littéraire Pierre de L'Hermite est le père de trois fils : les écrivains François de L'Hermite dit Tristan L'Hermite et Jean-Baptiste de L'Hermite, et Séverin de L'Hermite, officier qui meurt prématurément lors du siège de Royan en 1622.

Dans Le Page disgracié (livre I, chapitre II), Tristan évoque son père :

En 1667, Jean-Baptiste de L'Hermite publie la seconde édition du Page disgracié, qu'il présente comme un roman à clef. C'est dans la clef que Pierre L'Hermite est identifié :

Bibliographie Œuvres

Ouvrages cités

Références

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