Par trois fois depuis 1979, la communauté scientifique mondiale a lancé un Appel des scientifiques sur le Climat, de 1992 à 2019.
Avant même le premier appel, une première déclaration date de . Elle émane de la Conférence mondiale sur le climat, réunie alors à Genève. Ces appels des scientifiques font suite à la prise de conscience provoquée par le Rapport Meadows (1972) commanditée par le club de Rome.
Le premier appel des scientifiques est publié en . Le deuxième est publié le , à l'initiative de quelques Professeurs de faculté américains, réunis autour de William J. Ripple, dans la revue BioScience. Le troisième est une relance de ce dernier par le même Professeur et dans la même revue publiée le .
D'autres manifestations peuvent être assimilées à ces appels, à l'échelle mondiale ou nationale.
1979-1992 : La difficile marche vers le premier appel mondial des scientifiques La multiplicité des actions des scientifiques et de l'ONU durant ces deux décennies ne doit pas induire en erreur. Les questions climatiques sont systématiquement niées ou minimisées par certains gouvernements, comme souvent les gouvernements américains d'orientation républicainePar exemple l'administration Reagan. et par une partie de l'opinion publique mondiale, qualifiés de climatoseptiques.
Une enquête du New York Times publiée le par le journaliste et auteur Nathaniel Rich prouve que durant une décennie (1979-1989), l'administration américaine de cette époque connaissait les risques climatiques et a délibérément refusé ces conclusions et l'action politique qui en eût résulté. Il en résulte qu'un accord global et contraignant, alors sur le point d'être adopté par les principales puissances, a été définitivement abandonnéVoir les points de vue suivants : https://www.letemps.ch/sciences/avons-perdu-combat-contre-changement-climatique et https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/1979-1989-la-decennie-ou-nous-avons-failli-sauver-le-climat-146193.html..
Toutefois, cette période est malgré tout marquée par des avancées importantes : 1988, création du GIEC (voir plus haut), 1992, Sommet de Rio (Sommet de la Terre), 1992, Appel de à l'Humanité : Appel de 1 700 scientifiques à l'Humanité
Ce texte est le premier appel mondial des Scientifiques pour appeler l'Humanité à sauver le climat, vingt ans après le rapport Meadows. L'introduction de ce document pose l'ampleur du problème :
.
Le texte propose cinq directions d'actions, résumées par leurs titres : Nous devons maîtriser les activités dommageables pour l'environnement afin de restaurer et de protéger l'intégrité des systèmes terrestres dont nous dépendons. Nous devons gérer plus efficacement les ressources essentielles au bien-être humain. Nous devons stabiliser la population. Nous devons réduire et éventuellement éliminer la pauvreté. Nous devons garantir l'égalité des sexes et garantir aux femmes le contrôle de leurs propres décisions en matière de procréation.
Il se termine par un appel à tous (scientifiques, responsables et tous les Humains) afin d'éviter cette crise climatique. Il est signé par , dont de nombreux prix Nobel. Il est peu entendu.
2017 : Le deuxième Appel Vingt cinq ans plus tard et au lendemain de la COP de Bonn (2017), le professeur d'écologie William J. Ripple lance un second appel mondial des Scientifiques pour le climat. Lors la publication dans la revue BioScience le , cet appel regroupe 1 de Scientifiques venant de ..
Les signataires rappellent le succès de la coordination mondiale qui a permis la reconstitution de la couche d'ozone atmosphérique (à la suite du Protocole de Montréal, signé en 1985). Suivent treize recommandations (pratiques écologues, engagements politiques, réduction du gaspillage alimentaire, modération démographique, réduction des inégalités ).
2018-2019 : trois appels En France, l'astrophysicien Aurélien Barrau et la comédienne Juliette Binoche publient le dans le journal Le Monde un appel de deux cents personnalités françaises (issues du monde de la Culture ou de la Science).
Quatre jours plus tard (), le journal Libération publie un appel de sept cents scientifiques français, qui appelle les politiciens à l'action.
Le Professeur William J. Ripple publie le (toujours dans la revue BioScience), un troisième appel mondial des scientifiques sur le climat : de 153 pays cosignent cet appel.. Dans une présentation courte, il explique : .
Année 2021 En , plus de 200 revues spécialisées en recherche médicale publient le même éditorial appelant les dirigeants prendre des mesures urgents contre le réchauffement climatique. « La plus grande menace pour la santé publique mondiale est l’incapacité persistante des dirigeants à maintenir l’augmentation de la température mondiale en dessous de 1,5 °C et à remettre la nature en état » soulignent-t-ils. « Les températures plus élevées ont entraîné une augmentation des cas de déshydratation et de problèmes rénaux, de tumeurs dermatologiques malignes, d’infections tropicales, de problèmes mentaux, de complications de grossesses, d’allergies et de mortalité, et de morbidité cardio-vasculaire et pulmonaire » ajoutent-t-ils. Les rendements agricoles en baisse remettent aussi en cause la lutte contre la malnutrition.
Articles connexes Rapport Meadows 1972 Appel de 1 700 scientifiques à l'Humanité 1992 Appel de 15 000 scientifiques 2017 William J. Ripple BioScience Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat Rapport spécial du GIEC sur le changement climatique et les terres émergées Rapport spécial du GIEC sur les océans et la cryosphère dans un monde dont le climat change Réchauffement climatique Risques d'effondrements environnementaux et sociétaux Sixième rapport d'évaluation du GIEC
Liens
2e appel de 15 000 scientifiques 2017
Notes et références
Catégorie:Action écologiste