Cette liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime indique les familles qui étaient membres de la noblesse française à l’abolition de la noblesse héréditaire en France le Victor Alexis Désiré Dalloz, Jurisprudence générale, 1855, page 502., et qui subsistent de nos jours.

Ne figurent que celles qui « descendent d’un auteur en possession de la noblesse française transmissible par acte émanant du pouvoir souverain français, en ligne masculine, naturelle [sans adoption], et légitime [dans le cadre du mariage] »F. de Saint-Simon, E. de Séréville, Dictionnaire de la noblesse française, 1975, , et ce au . Sont incluses dans la présente liste les familles éligibles comptant au moins un membre vivant (homme ou femme)Les familles devant être subsistantes à ce jour, cela implique une mise à jour régulière de cette liste..

Les familles de noblesse française éteintes en France mais subsistant à l'étranger sont incluses dans cette liste. À contrario, les familles françaises subsistantes qui tirent leur principe de noblesse d'un souverain étranger (noblesse étrangère), et qui n'ont pas été maintenues ou reconnues nobles en France (r.n.f.), n'y sont pas incluses.

Le droit nobiliaire français ne fait toutefois pas l'objet d'un consensus. Philippe du Puy de Clinchamps écrit que les décharges du droit de franc-fief après 1579 et le vote avec la noblesse lors de l'élection des députés aux États généraux de 1789 ne sont pas des preuves de noblessePhilippe du Puy de Clinchamps, La noblesse, , numéro 830, PUF, 1959, page 45..

Caractéristiques Mentions Parmi les familles anoblies, certaines ont la mention : anobli (confirmé) ou anobli (maintenu), ce qui signifie que la famille a été connue comme étant roturière, mais qu'un jugement de confirmation ou de maintenue de noblesse leur a valu anoblissement par prescription centenaire. C'est le cas des maintenues en la noblesse valant anoblissement.

D'autres ont : anobli (relief), ce qui signifie que des lettres patentes les ont relevées de la dérogeance.

Certaines familles sont dites "d'extraction" alors que leurs preuves de noblesse ne remontent pas jusqu'à l'an 1560 (date minimale de preuves pour la noblesse dite d'extraction, fixée lors des grandes recherches de noblesse en 1666, avec au moins de noblesse à prouver).

Titres de noblesse Ne sont indiqués dans cette liste que les titres dits "authentiques", c'est-à-dire les titres héréditaires fondés sur un acte officiel de création ou de reconnaissance d'un souverain français, et régulièrement transmis à partir du premier titulaire jusqu'à nos jours selon leurs règles particulières de dévolution. En 2007, Régis Valette recensait 182 titres subsistants d'Ancien RégimeRégis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2007..

Présentation des entrées Les familles sont répertoriées par ordre alphabétique du premier patronyme, avec dans la mesure du possible : l'origine de leur noblesse : noblesse d'extraction ou anoblissement ; en cas de noblesse d'extraction, la date de l'acte le plus ancien marquant le début de la filiation suivie, c'est-à-dire prouvée à chaque génération ; en cas d'anoblissement, le principe (les lettres patentes, la charge ou la fonction anoblissante, etc) et la date ; la ou les principales maintenues de noblesse (notamment 1666-1727) ; le titre de noblesse français lorsqu'il est authentique, régulier, et subsistant (donc pas le titre de courtoisie porté à l'ANF ou dans le Bottin mondain, ni les titres étrangers qui n'ont pas fait l'objet d'une reconnaissance en France par le pouvoir souverain, ni les titres éteints) ; la ou les provinces d'origine ; l'affiliation éventuelle à l'ANF.

Lorsqu'il existe des sources contradictoires il est alors mentionné : Le statut nobiliaire de cette famille ne fait pas l'objet d'un consensus.

La liste des familles classées de L à Z figure dans la seconde partie de cet article.

Liste alphabétique des familles

A

Abaquesné de Parfouru, anobli en 1715t. 1, A-ATT, , d'Hozier, in Armorial général ( registre, partie), conseiller-maitre en la Cour des Comptes de Rouen en 1764, Valognes en NormandieJougla, t.1, , . Abbadie de Barrau (d')t. 1, A-ATT, , , olim de Barrau, puis de Barrau d'Abbadie de Sus, secrétaire du roi 1732-1747 (mort en charge)Jean-Baptiste de Jaurgain, in Nobiliaire de Béarn (t.I)., Sus en Béarn. Abbadie d'Ithorrotz (d')t. 1, A-ATT, , , secrétaire du roi 1741Alain Galbrun, État de la Noblesse française subsistante, volume 39, ), Aroue-Ithorots-Olhaïby en Soule, Béarn. Abbatuccit. 1, A-ATT, , , extraction 1561, maintenu en 1773, Zicavo en CorseJougla, t.1, , . Aboville (d')t. 1, A-ATT, , , anobli ou maintenu en 1486 par la Cour des Aides de Normandie (divergences d'auteurs), maintenue en 1666 à Caen, Normandie (Cotentin)Charles de Beaucorps, D'Aboville, une famille de soldats, 1975. Absolut de La Gastinet. 1, A-ATT, , , anobli en 1470 (décharge de franc-fief)Alain Galbrun, État de la Noblesse française subsistante, vol. 35, ), maintenue en 16671-Maintenue dans sa noblesse par arrêt du Conseil d'État du 24 janvier 1667, par Jean Phélippeaux, Intendant de la Généralité de Paris -Enregistrement le 16 avril 1701- (Comte de Waroquier: Tableau généalogique et historique présenté au roi. 1786)./2-Woelmont de Brumagne, Essai de nomenclature de familles nobles subsistantes de Normandie, Paris, Saffroy, 1930, ., nouvel anoblissement 1740, La Villeneuve-en-Chevrie en Ile-de-France. Abzac (d')t. 1, A-ATT, , ., extraction chevaleresque 1287, honneurs de la cour 1781 et 1787Alain Galbrun, État de la Noblesse française subsistante, volume 5, ), Montastruc en PérigordÉtat de la Noblesse française subsistante, par Michel Authier, Alain Galbrun et Jacques Dell'Acqua, volumes 5-9, 6-213 & 22-341.. Achard de Leluardière, - de La Vente, et - de Bonvouloirt. 1, A-ATT, , , extraction chevaleresque 1366Saint Allais, Nobiliaire Universel de France (t.XXI)., Passais-la-Conception en Normandie, PoitouBeauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou (t.I), BretagneAlexandre Achard, seigneur du Pas-de-la-Vente, maintenu noble en Normandie le . (La Messelière.P-3/T-1).. Achard Joumard Tison d'Argence (Tison d'Argence relevé par contrat de mariage en 1608) olim Jourmart des Achardst. 1, A-ATT, , Jougla, t.1, , ancienne extraction 1441, Angoulême en Angoumois, Maine. Achon (d')t. 1, A-ATT, , , anobli par l’échevinage de Nantes en 1607, maintenue par arrêt du conseil le , Mésanger en Loire-Atlantique. Acres de L'Aigle (des)t. 1, A-ATT, , , ancienne extraction 1491, marquis en 1653 (lettres patentes datées à Dijon, ), honneurs de la Cour, Basse-Normandie (L'Aigle). Famille éteinte en filiation masculine légitimeValette 2007, Il existe une descendance du nom illégitime issue de Caroline des Acres de L'Aigle.. Adhémar (d'), olim d'Azémar de Saint-Maurice de Cazeviellet. 1, A-ATT, , , ancienne extraction 1477Hubert de Vergnette de Lamotte, Filiations Languedociennes, Mémoire & Documents, Versailles, 2006, maintenue en 1669, Lunel en Languedoct. 1, A-ATT, Le changement de nom a été autorisé par Louis XVIII en 1817, contesté par la famille d'Adhémar de Monteil et confirmé en cassation en 1841. Adhémar de Cransac (d'), - de Lantagnac, olim d'Azémart. 1, A-ATT, , , extraction chevaleresque 1313Marquis de Boisgelin, Les Adhémar, Aix-en-Provence, 1900 : « Pithon-Curt : le premier en 1750 à faire une étude sérieuse élimina tout ce qui était antérieur au XI. (page 5) et ajouta toutes les familles qui s’en disaient issues (page 6) mais ne pouvant prouver leur jonction, déclare la maison d’Adhémar éteinte en 1559. En 1764 Jean-Balthazar Azémar presente ses titres à Beaujon, généalogiste des ordres du roi, et obtint un mémoire remontant à 1237 le reconnaissant descendu des Adhémar sgr de Grignan. Il prit alors le nom d’Adhémar ainsi que les autres branches de sa famille : les seigneurs de Panat, Cransac, Lantagnac qui eux aussi obtinrent en 1781 les honneurs de la cour sur un mémoire de Chérin. En 1824 Les Adhémar de Panat, Cransac et Lantagnac firent insérer par Courcelles dans son Histoire des Pairs (tome II) une généalogie des Adhémar reproduisant le travail de Pithon-Curt sur la branche de Grignan et suivant le mémoire de Beaujon celle de Montfalcon avec tous ses rameaux sans y admettre les Adhémar-Casevieille (page 6). Au , A. Lacroix et de Coston ont prouvé la fausseté de plusieurs chartes citées (page 6). Dès lors, tout a paru suspect dans les généalogies établies sur les pièces fournies par les archives des anciens sgrs de Grignan et de la Garde, et il devient bien difficile de démêler la vérité, même sur ces premiers Adhémar qu'on appelait communément les vrais Adhémar (page 8) »., maintenue en 1668, honneurs de la cour 1765 et 1772, Languedoc. Adigard des Gautriest. 1, A-ATT, , , extraction, maintenue en 1599, Normandie. Agard de Maupast. 1, A-ATT, , , anobli en tant que maire de Bourges 1672, marquis de Maupas en 1725, Bourges en Berry, alias d'Agard de MoroguesJougla, t.1, , . Agier de Rufosse (d')t. 1, A-ATT, , , anobli en 1652, Caen en Normandie. Aigneaux (d')t. 1, A-ATT, , , extraction chevaleresque 1394, maintenue 1523, 1555, 1599, 1666, Normandie. Aigremont (d')t. 1, A-ATT, , , extraction 1529, Normandie. Ailhaud de Brisis et de Castellet (d')t. 1, A-ATT, , , secrétaire du roi 1745-1756 (mort en charge) Aix-en-Provence en ProvenceJean Ailhaud, secrétaire du roi, est l'inventeur de la fameuse poudre purgative avec laquelle il fit fortune.. Aillaud de Caseneuve (d') (alias Ailhaud de Cazeneuve)., secrétaire du roi 1731-1740 (mort en charge) Méouilles en Provence. Ainval (d')t. 1, A-ATT, , , agrégation à la noblesse 1550, maintenue en 1717, Picardie (Ponthieu)Jougla, t.1, , . Alayer de Costemore (d')t. 1, A-ATT, , , anobli en 1656 par décharge de franc-fief, Digne-les-Bains en ProvenceG. Chaix d'Est-Ange ne mentionne ni principe de noblesse ni maintenue pour cette famille.. Albaret (d')t. 1, A-ATT, , , capitoul de Toulouse 1770, Languedoc. Albenas (d'), extraction 1510, Languedoc. Albert de Luynes (d'), ancienne extraction 1410, duc de Luynes 1619, duc de Chevreuse 1668, honneurs de la cour 1777, Pont-Saint-Esprit dans le Gard, Ile-de-France. Albignac (d'), extraction chevaleresque 1339, maintenue en 1669, honneurs de la cour 1773 et 1774, RouergueMaintenue de noblesse du 7 septembre 1669 en faveur de Jean d'Albignac (Comte de Waroquier: Tableau généalogique et Historique de la Noblesse présenté au roi). Albis de Razengues (d')t. 1, A-ATT, , , secrétaire du roi 1647, Toulouse. Albon (d')t. 1, A-ATT, , , ancienne extraction 1288, honneurs de la cour 1772 et 1786, Lyonnais. (famille éteinte en ligne masculine) Aldéguier (d')t. 1, A-ATT, , , capitoul de Toulouse 1603, maintenue en 1669, ToulouseJougla, t.1, , . Aleman (d')t. 1, A-ATT, , , admission aux États du Béarn 1769, Béarn. Alès (d') et Alès de Corbet (d')t. 1, A-ATT, , , ancienne extraction 1445, Blésois. Allard (d')t. 1, A-ATT, , , extraction 1517, Vivarais. Allard de Grandmaisont. 1, A-ATT, , , maire d'Angers 1771, Château-du-Loir en Anjou. Alnoncourt (d'), olim Georges, parlement de Metz 1758-1780, Lorraine. Alverny (d')t. 1, A-ATT, , , extraction 1549, Languedoc. Amaudric du Chaffautt. 1, A-ATT, , , secrétaire du roi 1734-1754, Digne-les-Bains en Provence.