Outils de prévention (SPF) Informations coronavirus (gouvernement.fr) Communiqués de presse (ARS La Réunion) Une question ?
Cet article détaille la pandémie de coronavirus 2019 (Covid-19) dans l'île française de La Réunion, département et région d'outre-mer.
Contexte épidémique Situé à plus de de Paris, le département français subit avec un décalage temporaire l'importation de malades de la Covid-19, maladie symptomatique déclenchée par le virus SARS-CoV-2.
La maladie à coronavirus 2019, dite Covid-19 (acronyme de ( ), a été ainsi dénommée par l'OMS le . Elle est aussi connue, notamment en Chine, sous son ancien nom ).
Le SARS-CoV-2 est un agent infectieux découvert dans la province du Hubei, à Wuhan, en Chine centrale, fin . Le gouvernement chinois ne prend alors pas suffisamment au sérieux l'épidémie débutante.
L'OMS alerte dans un premier temps la république populaire de Chine et les autres membres de l'OMS, puis elle prononce l'état d'urgence de santé publique de portée internationale le .
Transmis par de nombreux voyageurs dans d'autres pays, le virus est détecté en France le sur trois personnes de retour de Wuhan, deux touristes chinois à Paris et un habitant de Bordeaux originaire de Chine.
Début , la plupart des pays du monde décident de la fermeture de leurs frontières pour tenter de contenir l'épidémie.
Le , Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, qualifie l'épidémie de coronavirus 2019 de pandémie. C'est le premier coronavirus à infecter plus de malades à l'échelle mondiale (chiffres début ).
La nécessité de confiner les populations devient une urgence mondiale. En Europe, l'Italie est dramatiquement touchée, le nombre de victimes dépassant celui de la Chine ( au ). Le confinement total des provinces italiennes devient inévitable début . Cette urgence sanitaire sera vite imitée par ses voisins européens.
La Réunion est soumise début mars à un flot incessant de voyageurs, qui ne se tarira qu'avec les mesures préfectorales du mettant fin aux voyages de loisirs : la majorité des cas est alors importée par des voyageurs de retour sur l'île qui ont eu des contacts avec des malades ou des porteurs sains du coronavirus en France métropolitaine. Le premier cas importé à La Réunion est officiellement connu le . L'inquiétude est d'autant plus grande à La Réunion, puisque ce virus nouveau cohabite avec une épidémie de dengue bien installée..
Le au soir, l'ARS rend officiel le cas, maintenant malgré cela La Réunion au stade 1 de l'épidémie.. Dans le même temps, la ville de Saint-Denis annonce procéder à la fermeture de ses marchés forains..
Des difficultés de diagnostic s'ajoutent en raison de l'épidémie de dengue qui s'étend en parallèle...
Le , les autorités locales décident le passage au stade 2.. En effet, avec détectés. et une capacité de 80 lits en réanimation, la situation devient critique. Ce passage au stade 2 sous-tend un accroissement des dépistages systématiques. Le nombre de personnes-contacts est estimé à 850 par l'ARS.
Le , la ministre des outre-mers Annick Girardin, alors que de nombreux élus locaux et la population espèrent un dépistage systématique du virus, estime que la France n'a pas les moyens de généraliser les tests de dépistages sur le territoire réunionnais..
Début avril, le nombre de cas importés atteint la barre des 200, ce qui confirme le rôle des ponts aériens dans l'introduction du virus sur cet espace insulaire.
Après cinq semaines de confinement, permettant d'endiguer la propagation à à la mi-avril, un relâchement est observé, sans doute écho à l'annonce du gouvernement sur le déconfinement progressif et le faible nombre de cas positifs dépistés, notamment dans le centre-ville de Saint-Pierre.. Le nombre de petits commerces autorisés à ouvrir est également une cause de la présence de la population dans les rues.
Le , La Réunion est déconfinée, comme le reste de la métropole, ce département étant évalué vert (peu de cas)..
Le , le Premier Ministre Edouard Philippe annonce la phase du déconfinement, à compter du . Cette nouvelle phase inclut la réouverture des lieux de rassemblement tels que les bars, cafés, restaurants, cinémas. La levée de la limite de circulation à maximum de son lieu de résidence est levée. La Réunion figurant dans les zones vertes (circulation faible du virus), elle bénéficiera de cet assouplissement de restrictions.
Le , à la suite d'un arrêté préfectoral., plusieurs mesures sont prises afin de limiter la circulation du virus. Ces mesures concernent, entre autres, l'obligation du port du masque aux abords des établissements scolaires et d'enseignement supérieur, ainsi que dans les endroits à forte fréquentation. De plus, cette obligation s'applique aussi aux espaces clos (commerces, restaurants, administrations, etc).
Le , un nouvel arrêté préfectoral. prend effet, entre le et . Celui ci généralise le port obligatoire du masque dans les zones de circulation du virus et interdit les rassemblements de plus de dans certaines zones. Cet arrêté amène aussi une interdiction des sports collectifs et de combats quel que soit le niveau et la pratique (entrainement, compétition, etc.)
Introduction du virus et début épidémique à La Réunion L'inquiétude commence à monter le quand des manifestants s'opposent au débarquement au Port de croisiéristes voyageant sur un paquebot venu d'Afrique du Sud.. Ce dernier événement témoigne d'une peur collective quant au passage de points d'entrée du virus. Dès le , les dockers du Port avaient fait part de leurs inquiétudes concernant les accostages et les changements fréquents d'équipages.. Cela dit, les pouvoirs publics considèrent que la porte d'entrée du virus demeure l'aéroport Roland-Garros..
Le « patient zéro » est un homme âgé de revenu de croisière aux Bahamas et aux États-Unis, confirmé par dépistage le ..
Après avoir adapté les restrictions le weekend du , La Réunion étant alors toujours au stade 1 de l'alerte sanitaire alors que la France métropolitaine passe au stade 3, le confinement est adopté unilatéralement pour l'ensemble des territoires français le lundi par décret du Président de La République.
La possibilité d'entrée massive de cas contaminés est permise par la continuité des vols depuis Paris et fait l'objet d'une relative controverse, opposant d'un côté population réunionnaise et médecins réunionnais et de l'autre les pouvoirs locaux (préfecture, ARS). Alors qu'un point quotidien est fait conjointement par la préfecture de La Réunion à l'ARS, le préfet Jacques Billant n'annonce la suspension des vols d'agrément (tourisme) que le .. Au cours de la conférence de presse où est annoncée cette mesure, Jacques Billant déclare : , appelant ainsi les Réunionnais à observer strictement les règles de circulations liées au confinement. Un constat est fait, plutôt positif, que les Réunionnais restent majoritairement à leur domicile. Il annonce par la même occasion avoir signé un arrêté préfectoral obligeant tous les voyageurs entrants à se mettre en quatorzaine. La même journée du , Jérôme Salomon, directeur général de la santé, invite les ultra-marins effectuant leur retour de métropole à respecter une quatorzaine stricte afin de ne pas contaminer leurs proches..
Malgré un nombre de cas en hausse nette au , les autorités maintiennent l'absence d'une chaîne de contamination locale. Ce même jour, la députée de La Réunion Huguette Bello demande le déploiement d'une réserve sanitaire et propose la mise à disposition de l'ancien hôpital Gabriel-Martin pour accueillir les voyageurs en quarantaine.. Elle est rejointe dans sa proposition par deux autres députés de l'île, Jean-Hugues Ratenon et Ericka Bareigts.
Or le , il a été fait état la veille au soir que trois patients dépistés ont été contaminés sur place, constituant ainsi les premiers chaînons visibles d'un départ probable de la chaîne de contamination.
La presse rapporte le que deux des 28 premiers cas sont des gendarmes revenus de métropole. Ils sont placés en quarantaine dès leur arrivée..
La barre des 100 patients atteints est dépassée mercredi , l'ARS annonçant supplémentaires dépistés positifs, portant le total des contaminés à ..
Adaptant les directives nationales au cadre local, l'ARS statue sur les situations rendant un dépistage nécessaire : tous les voyageurs symptomatiques, avec le renforcement des mesures d’accueil infirmier à l’aéroport ; tous les soignants en activité et déclarant des symptômes ; tous les soignants astreints au confinement pendant , de par leur voyage hors département, au jour après leur retour ; les sujets contacts de cas confirmés, lorsqu’ils sont symptomatiques ; les patients des médecins traitant, sur prescription de ces derniers, selon des indications en cours de définition ; tous les patients entrant en hospitalisation ayant voyagé dans les précédents, et tous les nouveaux entrants en EHPAD avant leur admission.
Août 2020 : accélération des contaminations et explosion des cas positifs La période de vacances d'hiver austral passée, et conséquemment à la reprise des vols, la fin du mois d' voit l'élévation de cas quotidiens de contaminations, attribués pour la plupart à des rassemblements locaux. Pour la seule journée du , le nombre de cas s'élève à 79. La majorité des cas est de fait autochtone. Le préfet prend de nouvelles restrictions sur les rassemblements publics de personnes et l'interdiction des manifestations sportives..
Après un nouveau record de cas le (80 dépistés), les organisateurs du festival de musique électronique "Les Electropicales" annoncent l'annulation de l'événement..
Septembre 2020 : plus de par jour, l'ensemble de l'île touché Le , ce sont de contaminations qui sont enregistrés par l'ARS. L'ensemble des communes est désormais touché par le virus.. Il apparaît que 75% des cas sont autochtones, ainsi sur 4 ont contracté le virus sur l'île.
Dispositifs nationaux Le , lors de son allocution à l'hôpital de Mulhouse, le Président de la République Emmanuel Macron annonce, dans le cadre de l'opération Résilience le déploiement de deux navires de la Marine nationale de type porte-hélicoptères amphibie, l'un, le pour renforcer l'aide sanitaire aux Antilles françaises, l'autre, le , en renfort sanitaire des îles de l'Océan indien (Mayotte, Réunion)... Cette opération se veut distincte de l'opération anti-terrorisme Sentinelle. La frégate épaulera le Mistral, dévoué à une mission de prévention de circulation du virus par de forts flux migratoires entre Anjouan, île appartenant à l'État comorien, et le département français de Mayotte.
Fin mars, l'opération de renfort du |Mistral, qui laissait imaginer un hôpital flottant, soulève les interrogations de la classe politique, car le navire aurait une vocation strictement logistique : ce dernier . C'est le député de Mayotte Mansour Kamardine qui s'en émeut le premier à l'Assemblée nationale.. Alors que le Mistral arrive le dans le lagon de Mayotte, Mansour Kamardine annonce avoir contracté la maladie Covid-19, par contamination locale...
Dispositifs locaux L'ensemble des mesures décrétées par la présidence de la République sont appliquées localement par le préfet, représentant de l'État sur le département réunionnais. Ces mesures sont rappelées sur le site Internet de la préfecture de la Réunion.. Les supermarchés et hypermarchés respectent le numerus clausus de , avec un écart minimum de entre deux clients. Des créneaux horaires sont réservés aux personnes déclarées fragiles ou à risques et pouvant présenter des pathologies chroniques..
La chambre de commerce et d'industrie fait pression pour maintenir les marchés forains et garantir l'approvisionnement en produits frais, à condition de respecter les mesures barrières (hygiène des mains, masques et gants).. Le , les autorités régionales annoncent que 1 million d'euros sera débloqué à destination des personnes fragiles dans ce contexte épidémique insulaire..