Clotilde Guieu dite Clotilde Marra ou Clo Marra, née le à Maison-Blanche (Algérie française) et morte à une date indéterminée après 1936, est une chanteuse et une actrice française de théâtre et de cinéma muet des années 1900 et 1910.

Biographie

Jeunesse et famille Clotilde Marie Henriette Guieu naît en 1889 en AlgérieActe de naissance , , Maison-Blanche, Algérie, Archives nationales d'outre-mer, fille d'Henri Guieu, employé, et de Victorine Henriette Dumolard, sans profession, tous deux originaires de Grenoble, mariés à Alger quatre mois plus tôtActe de mariage , , Alger, Algérie, Archives nationales d'outre-mer. En novembre 1892, sa mère accouche d'une seconde fille, Marguerite Augustine, à Saint-Sorlin (Saône-et-Loire)Acte de naissance (vue 4/5). Archives départementales de Saône-et-Loire, état-civil de Saint-Sorlin (aujourd'hui La Roche-Vineuse), registre des naissances de 1892., tandis que son père réside toujours en Algérie à Mouzaïaville. Le couple divorcera trois ans plus tard en janvier 1896.

En 1906, Victorine Guieu, devenue institutrice, vit avec ses deux filles à Craponne, près de LyonRecensement de population, Craponne, , Archives départementales du Rhône (page 4). Clotilde Guieu y obtient cette année-là son brevet élémentaire. On les retrouve toutes les trois domiciliées dans le 5e arrondissement de Marseille au 82, rue de l'Olivier, lors du recensement de la population de la ville en 1911.

Après avoir obtenu un deuxième accessit de diction au Conservatoire de Marseille en juillet 1909"Comoedia" à Marseille. Conservatoire. Diction (classe des demoiselles). Comoedia, 10 juillet 1909, p. 5, à ., Marguerite Guieu devient chanteuse, danseuse puis actrice sous le nom de Madge Derny.

Carrière Clotilde Guieu début sa carrière en 1908 sous le pseudonyme Clotilde MarraPersonal intelligence. Paris. Hotel Continental. New York Herald, 12 avril 1918, p. 2, à ., du nom de sa grand-mère paternelle morte deux ans avant sa naissance. Elle tourne pendant dix ans dans plus d'une trentaine de films, presque exclusivement sous la direction de Georges Monca, et pour l'essentiel dans la série Rigadin au côté de Charles Prince qui y interprète le rôle-titre.

Sa carrière au théâtre est beaucoup plus brève, s'étendant de 1912 à la veille de la guerre de 1914-1918, et se réduisant à une demi-douzaine de rôles de commères dans des revues de différents music-halls et cabarets parisiens.

Son dernier film, Rigadin dans les Alpes, sort en Pathé-Palace. L'Homme libre, 23 mai 1919, p. 2, à .. Sa carrière ne reprend pas après son mariage en 1921 et on perd sa trace en , après qu'elle a assisté à une revue aux Ambassadeurs.

Les dernières années Veuve depuis décembre 1931Acte de décès (vue 22/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 15e arrondissement, registre des décès de 1931. d'Amédée Georges Rousseau, un industriel qu'elle avait épousé dix ans plus tôtActe de mariage (vue 17/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-cil du 16e arrondissement, registre des mariage de 1921., Clotilde Guieu vit au 12, rue du Dobropol dans le 17e arrondissement de Paris lors du recensement de 1936Recensement de la population du 17e arrondissement, quartier des Ternes (vue 28/236). Archives en ligne de la Ville de Paris, registres du recensement de la population du 17e arrondissement, quartier des Ternes, année 1936.. Elle avait alors 47 ans. Les date et lieu de son décès demeurent inconnus.

Filmographie partielle

1908 : La Journée d'un billet de banque de cent francs de Georges Monca 1909 : Le Roman d'une bottine et d'un escarpin de Georges Monca 1909 : Rigadin et la Jolie Manucure de Georges Monca : la manucure 1909 : La Dot d'Herminie de Georges Monca 1910 : Le Legs ridicule de Georges Monca 1910 : Mannequin par amour de Georges Monca 1912 : Rigadin n'a jamais aimé le cinéma de et avec Georges Monca 1913 : Rigadin au téléphone de Georges Monca 1914 : Le Voyage de Corbillon de Georges Monca : Irma 1914 : Madame Rigadin, modiste de Georges Monca : l'amieAnnonce Pathé Frères. Ciné-Journal, 25 juillet 1914, pp. 30-31, . 1914 : La Petite chapelière de Georges Monca : Madame Chartrain 1914 : Les Trente Millions de Gladiator de Charles Prince, d'après le vaudeville d'Eugène Labiche : Suzanne de La Bondrée 1915 : Rigadin a la goutte de Georges Monca : la fiancée 1915 : Rigadin n'est pas un espion de Georges Monca : Madame Schwankeim 1915 : Comment Rigadin se fait aimer de Georges Monca : Clotilde de Belmont 1915 : Rigadin et Miss Margaret (Rigadin et Miss Marguett) de Georges Monca 1915 : Comment Rigadin se fait aimer de Georges Monca 1915 : Rigadin et la Jolie Manucure de Georges Monca 1915 : Rigadin n'est pas un espion de Georges Monca 1915 : Rigadin bandit de Georges Monca : la fille du chef des bandits 1915 : Un mariage à la baïonnette de Georges Monca : Mademoiselle Dupont 1916 : Rigadin aime la musique de Georges Monca : la violoncelliste 1916 : La Voisine de Rigadin de Georges Monca : Madame Rigadin 1916 : La Servante de Rigadin de Georges Monca 1916 : Rigadin et les Deux dactylos de Georges Monca : une des deux dactylos 1916 : Le Sourire de Rigadin de et avec Georges Monca 1916 : Le Coup de minuit de et avec Maurice Poggi : Madame des TourellesBulletin L. Aubert. Ciné-Journal, 15 avril 1916. 1917 : Le Toutou de la danseuse de Georges MoncaA travers les cinémas. Pathé-Palace. Le Gaulois, 10 février 1917, p. 4, . 1917 : Chez la modiste / Rigadin chez la modiste de Georges Monca : Madame Cassoulet 1917 : Deux maris, deux femmes et un commissaire (réalisateur anonyme : Georges Monca ?) : Madame Lebateux 1917 : Les Deux Jaloux de Georges Monca 1917 : La Marmite norvégienne de Georges Monca : PomponettePathé-Palace. Le Gaulois, 16 novembre 1917, p. 4, . 1918 : Un pneumatique urgent / Un pneu urgent, court-métrage (340 m) de Georges Monca 1918 : La Vengeance de Rigadin de Georges Monca 1918 : Numéro 30, série 10 de Georges Monca : la marrainePrince-Rigadin dans N° 30, série 10. Hebdo-Film, 3 août 1918, p. 11, à . 1918 : La Femme de Rigadin de Georges MoncaSpectacles divers. Au Pathé-Palace. A l'Omnia-Pathé. Le Figaro, 12 octobre 1918, p. 3, . 1919 : Rigadin dans les Alpes de Georges MoncaPathé-Palace. La Liberté, 23 mai 1919, p. 4, .

Carrière au théâtre 1912 : À vos souhaits !, revue en 2 actes et 3 tableaux de Robert Dieudonné, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy () : la normande / la commèreSpectacles divers. Avant-première à la Boîte à Fursy. Le Gaulois, 12 octobre 1912, p. 3, . 1912 : La Revue de la boîte, revue en 2 actes et 3 tableaux de Robert Dieudonné, musique d'Édouard Mathé, à la Boîte à Fursy ()Concerts et spectacles. Le Journal, 1er décembre 1912, p. 5, à . 1913 : C'est fou !, revue en 2 actes et 5 tableaux de Robert Dieudonné et un tableau en vers d'Anna de Noailles, à la Comédie-Royale () : la commèreA la Comédie-Royale. "C'est fou !". Comoedia, 31 mars 1913, pp. 1-2, . Avec une photographie de l'actrice. 1913 : Non !... Pas les mains !, revue en 2 actes de P.-L. Flers et Eugène Héros, musique de Marius Baggers, au théâtre des Ambassadeurs () : la commèreSpectacles. Avant-première. Ambassadeurs. Gil Blas, 31 mai 1913, p. 5, . 1913 : Fais voir... Dis, revue en 46 tableaux d'André Dahl et Fernand Rivers, musique de Raphaël Beretta, au théâtre du Moulin-Rouge ()Spectacles & concerts. Avant-première. Le Figaro, 23 décembre 1914, p. 6, . 1914 : T'entends... Tangue !, revue de Saint-Granier, Léonce Paco et Gaston Secrétan, au cabaret de la Pie qui chante () : la commèreCourrier des théâtres. Spectacles divers. La Pie-qui-Chante. Le Petit Parisien, 30 mars 1914, p. 5, .

Bibliographie Catalogue des films français de fiction de 1908 à 1918 par Raymond Chirat et Éric Le Roy, éditions Cinémathèque française, Paris, 1995.

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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