Le groupe d'automitrailleuses () est une unité militaire française créée en 1933 et dissoute en 1940. Elle regroupe la plupart des automitrailleuses de la cavalerie de l'armée du Levant.
Historique
Entre-deux-guerres À sa création le , le regroupe trois des quatre escadrons d'automitrailleuses affectés au Levant, les , et escadrons d'automitrailleuses de cavalerie (EAMC), le dernier escadron appartenant aux troupes spéciales du Levant (escadron spécial). L'escadron spécial est dissous en septembre et ses trois pelotons rejoignent les trois escadrons du .
Les , et escadrons, en garnison respectivement à Damas, Beyrouth et Alep, conservent leur appellation d'EAMC jusqu'en 1935. Ils deviennent alors les , et du . Entretemps, en , le du , détaché à Homs, devient un peloton spécial (c'est-à-dire incorporant des autochtones des troupes spéciales).
Les escadrons, équipés d'automitrailleuses White TBC, sont renforcés à partir de 1934 de pelotons mixtes. Ceux-ci associent un groupe de trois à cinq blindés à deux groupes de combat de fusiliers-voltigeurs motorisés. Un premier est formé à Beyrouth en septembre au (automitrailleuses légères et camionnettes ), suivis en par le peloton spécial d'automitrailleuses légères (PSAML) de Beyrouth (automitrailleuses et cars blindés Panhard K53 Zudel).
Le peloton spécial d'Homs () est doté vers 1936 de pick-up Ford armés et s'installe à Qouneitra jusqu'en 1939. Un autre peloton spécial, équipé d'automitrailleuses légères , est formé en au . Ce peloton passe en 1938 au et prend garnison à Antioche (aujourd'hui Antakya en Turquie).
Seconde Guerre mondiale En , les et escadrons du GAM rejoignent les et groupes de reconnaissance de division d'infanterie en cours de création mais deux nouveaux escadrons ( et ) sont créés début 1940 à Damas et Alep. Chaque escadron compte en général dix automitrailleuses White, en plus des trois pelotons spéciaux : le peloton d(renommé PSAM en ), le peloton du (renommé PSAM en , date à laquelle il rejoint Beyrouth, puis Alep, puis Lattaquié) et le PSAML (qui s'installe à Tripoli de à ).
Le est dissout en et participe à la formation du et du régiment de chasseurs d'Afrique.
Insigne L'insigne du reprend celui du : une gazelle bondissante devant une automitrailleuse inscrite dans un croissant.
Personnalités ayant servi au Deux Compagnons de la Libération ont servi au :
Paul Jourdier (1907-1995) Jean Rémy (1899-1955)
Notes et références
Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1933 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940