Georges Smal, né à Houyet le et mort à Namur le , est un poète belge d'expression principalement wallonne.

Il est un représentant de la .

Biographie Enfance et formation Georges Smal nait à Houyet le .

Il commence à travailler dès ses 14 ans, durant la Seconde Guerre mondiale, comme porteur d'avis à la gare de sa ville natale. Il participe aussi à la résistance locale.

Il entreprend ensuite des études tardives en Humanités anciennes, qu'il mène de ses 20 à ses 24 ans et qu'il prolonge de deux années de philosophie au Collège Notre-Dame de Bonne-Espérance.

Carrière professionnelle et politique À la suite d'une formation syndicale, Georges Smal devient permanent de la Confédération des syndicats chrétiens pour la province de Luxembourg. Il vit alors à Marche-en-Famenne, où il siège durant 8 ans comme échevin. Il est également conseiller de la province de Luxembourg de 1960 à 1964.

En 1966, à la suite d'études en , son syndicat lui confie des responsabilités liées à l'analyse économique régionale et à la formation des cadres. Il déménage de ce fait à Namur, où il est élu conseiller communal et provincial.

Engagé au parti social-chrétien, il est successivement attaché aux cabinets des ministres Henri-François Van Aal, Jean-Pierre Grafé, Michel Hansenne et Jos Chabert. Il contribue notamment, au Ministère de la Culture, à la création de la Commission pour la Promotion des Lettres dialectales de Wallonie, en 1976.

À la fin de sa carrière, il est attaché culturel du gouvernement de la province de Namur et de la Maison de culture de Namur.

Il est Chevalier de l'ordre de Léopold.

L'œuvre wallonne Georges Smal est reçu membre du cercle littéraire dialectal Lès Rèlîs Namurwès en 1952.. En 1960, il obtient la cocarde décernée au membre ayant fourni le travail le plus méritoire au cours de l'exercice écoulé.. À compter de 1968 et jusqu'à son décès en 1988, il occupe la vice-présidence du cercle.

Il pratique essentiellement la poésie et se distingue rapidement dans cet art. En 1953, Joseph Calozet le cite déjà comme un espoir des lettres wallonnes dans une communication à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique..

De son vivant, quatre recueils ont paru : (« Vent qui blesse », 1953), (« En livrant la balle », 1956), (« Feu de paille », en trois livraisons, 1959) et (« Galets », avec une traduction française par Jean Guillaume, 1973). Ses poèmes inédits et poèmes épars sont réunis par et publiés en 1992 sous le titre ..

L'œuvre poétique complète, très dispersée, comporte environ 180 poèmes.

Georges Smal est reçu membre titulaire de la Société de langue et de littérature wallonnes en 1969. Il est aussi membre correspondant de l'Académie luxembourgeoise et trésorier de la Fondation Joseph Calozet.

L'œuvre française En français, le recueil De sel et d'eau reçoit en 1981 la médaille d'or de l'Académie internationale de Lutèce. Il écrit aussi une vingtaine de poèmes pour enfants, non édités à ce jour.

Vie privée Georges Smal se marie une première fois à Marche-en-Famenne et a deux enfants, mais son épouse meurt jeune.

Il se remarie en 1966 avec Marie-Louise Lurquin, originaire de Houyet comme lui. Une fille, Geneviève Smal, naît de cette second union.

Il réside durant ses dernières années à Salzinnes, un faubourg de la ville de Namur, et meurt à Bouge le .

Particularités littéraires et réception critique Smal étant originaire de Houyet, le dialecte qu'il emploie diffère souvent de celui de Namur, où est située une part de son lectorat. Dans ses vers, nombre de mots relèvent du lexique de l'Ardenne méridionale et sont peu connus de la production littéraire namuroise. Son écriture est par ailleurs caractérisée par l'utilisation de néologismes créés par extension de sens ainsi que par des emprunts grammaticaux.

Dans la production dialectale de la seconde partie du , Smal se distingue par la richesse de sa langue et par une poésie imagée déployant des motifs d'une grande finesse. D'après Victor George, il pratique une poésie .

Vers la fin de sa carrière, il pratique le plus souvent le douzain d'octosyllabes.

La dialectologue Marie-Thérèse Bettonville-Counet juge que cette poésie exigeante et parfois elliptique demeure néanmoins claire :

Inspiré par Jean Guillaume., il appartient comme lui à la , où son œuvre voisine aussi avec celles d'Émile Gilliard et de Willy Félix.. À son tour, il influence des poètes tels que Lucien Somme et René Clinias.

Prix et Distinctions 1952 : admission à la société des Rèlîs Namurwès 1953 : Prix de l'Éducation et Expansion artistique (Liège) pour et 1956 : mention honorable au concours spécial du anniversaire de 1957 : Prix biennal de la Ville de Liège pour et 1958 : Prix biennal de littérature wallonne du Gouvernement pour 1959 : Gaillarde d'Argent du Comité Central de Wallonie 1969 : admission à la Société de langue et de littérature wallonnes 1976 : Grand Prix biennal de littérature wallonne du Gouvernement pour . 1981 : Médaille d'or de l'Académie internationale de Lutèce pour De sel et d'eau 1985 : Grand Prix de la Chanson wallonne

Postérité Georges Smal fait partie des auteurs sélectionnés par Maurice Piron pour ses deux florilèges de la langue wallonne, Poètes wallons d'aujourd'hui (1961) et Anthologie de la littérature dialectale de Wallonie (1979). Son œuvre figure aussi dans d'autres anthologies spécialisées et, en 1965, il est sélectionné parmi les dix poètes de langue wallonne édités en russe par Evgueni Vinokourov dans l'anthologie (« De la poésie belge contemporaine »). Il a encore été traduit en langue anglaise par , qui a fait paraitre des adaptations de ses poèmes dans les anthologies The Colour of the Weather (1980) et In the Pupil's Mirror (1997) et dans deux périodiques littéraires britanniques : Iron () et Peeping Tom ()..

Le , un concours d'interprétation de poésie wallonne, est créé en 1999 par Michel Gilles et Robert Delieu sous l'égide du Service de la Culture de la Ville de Namur.. Il est organisé de manière irrégulière jusqu'en 2009.

Depuis 2019, un espace hébergé dans l'ancienne gare de Houyet porte son nom.. Dans la même localité, un sentier qu'il empruntait pour se rendre au jardin familial a aussi été rebaptisé .

Œuvres Poésie .

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Études .

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie Éliane Cugnon, Georges Smal, Cayôs d'êwe: analyse thématique et structurelle du recueil, université catholique de Louvain, 1975.

Liens externes

La Poésie wallonne au Fiche de Georges Smal sur le portail Objectif plumes de la Fédération Wallonie-Bruxelles Li rifondou wallon (choix de textes de Georges Smal)

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