Stéphane Haussoulier est un homme politique français, né le à Saint-Valery-sur-Somme.
Il est membre des Républicains jusqu'en , puis divers droite (UDF, UMP, LR)
Il est conseiller municipal de Saint-Valery-sur-Somme depuis et maire de la commune de à . Il devient également conseiller départemental de la Somme en 2015, élu dans le canton d'Abbeville-2 et préside le conseil départemental de la Somme de jusqu'à sa démission en .
En , il est condamné en appel à quatre ans de prison, dont une année ferme, ainsi qu'à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, escroquerie et blanchiment d'argent ; il se pourvoit en cassation.
Biographie
Activité professionnelle Stéphane Haussoulier a été cadre du secteur privé.
Activité politique Stéphane Haussoulier est élu conseiller municipal en 1989 et adjoint au maire un an plus tard ; il devient maire de Saint-Valery-sur-Somme en 2001. Il est élu président de la communauté de communes de la Baie de Somme Sud de 1998 à 2017, puis premier vice-président de la communauté d'agglomération de la Baie de Somme en 2017 et réélu au même poste en 2020 à la suite des élections municipales et communautaires.
Il se présente une première fois aux élections cantonales de 2001 dans le canton de Saint-Valery-sur-Somme sous l'étiquette UDF mais il est battu par le candidat Chasse, pêche, nature et traditions. Lors du renouvellement de 2008, il se présente à nouveau sous l'étiquette UMP. Arrivé deuxième mais largement devancé par le conseiller sortant, il se retire pour le deuxième tour.
En 2015, à l'occasion des élections départementales, il est élu conseiller départemental du canton d'Abbeville-2 avec Sabrina Holleville-Milhat sous l'étiquette UMP. Il devient alors deuxième vice-président du conseil départemental de la Somme chargé du développement territorial local et de la protection de l’environnement jusqu'en .
Il se rapproche du mouvement En Marche ! durant le printemps 2017 pour une possible investiture aux élections législatives, mais il refuse une rupture avec sa famille politique. Il quitte finalement Les Républicains en à la suite de l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti.
Le , il succède à Laurent Somon (devenu sénateur de la Somme) à la présidence du conseil départemental. Il démissionne alors de ses fonctions de maire de Saint-Valéry mais reste premier adjoint.
Le , il est réélu avec Sabrina Holleville-Milhat conseiller départemental du canton d'Abbeville-2. Le , il est réélu président du conseil départemental. Il a dès lors fixé plusieurs priorités pour le mandat 2021-2028, comme une meilleure inclusion des personnes en situation de handicap et l'amélioration de la sécurité routière dans la département.
Il s'est également positionné au niveau national contre le développement anarchique de l'éolien dans la Somme, actuellement premier département de France en termes d'installations et de production d'énergie éolienne, en faisant adopter un vœu demandant au gouvernement un moratoire immédiat sur de futures installations sur ce territoire.
Le , alors qu'il est sans parti depuis 2017, il annonce soutenir Emmanuel Macron en vue de l'élection présidentielle prévue pour avril, et participe à l’élaboration du programme du futur candidat sur l’autonomie, le handicap et les solidarités., ce qui provoque le mécontentement des élus LR de sa majorité départementale, son prédécesseur Laurent Somon, resté conseiller départemental, la quittant en signe de protestation..
Le , par décret du président de la République publié au Journal officiel, Stéphane Haussoulier est nommé au grade de chevalier de l’ordre national de la Légion d'honneur pour son engagement en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap« La Légion d'honneur remise à Stéphane Haussoulier par Emmanuel Macron », Le Journal d'Abbeville, 26 septembre 2023« Stéphane Haussoulier fait chevalier de la légion d’honneur par le président de la République », Courrier picard, 25 septembre 2023.
Le , le président de la République confie à Stéphane Haussoulier une mission nationale sur l’enfance et le handicap, aux côtés de Lucie Carrasco« Qui est Lucie Carrasco, chargée d’une mission gouvernementale sur le handicap ? », VL Média, 13 juin 2023. Le Comité interministériel du handicap du 6 mars 2025 n’inclut ni n’évoque la mission "Haussoulier Carrasco", confirmant de ce fait son abandon pur et simple du calendrier interministériel« Où est passée la mission Haussoulier Carrasco ? », YANOUS.com, 3 janvier 2025 (bas de page : PS du 6 mars 2025).
Affaires judiciaires Condamnation pour favoritisme
En 2016, Stéphane Haussoulier, président du SDIS de la Somme, est soupçonné de fraude et de favoritisme pour la construction d'une caserne de pompiers. Il est relaxé en première instance en 2019, mais condamné en appel en 2021 à 5000 euros d'amende avec sursis pour favoritisme.
Condamnation pour diffamation Le , Stéphane Haussoulier, ayant « humilié » publiquement l'une des salariées du Conseil départemental de la Somme, est condamné pour diffamation.
Condamnation pour détournement de fonds publics
Un courrier adressé en au procureur de la République d'Amiens par l’ancien président du département, Laurent Somon, dénonce des faits délictuels s'étalant de 2015 à 2020, alors que Stéphane Haussoulier était son vice-président. Cette dénonciation déclenche une enquête préliminaire et entrainent des perquisitions, garde à vue et un contrôle judiciaire.
En , Stéphane Haussoulier est jugé pour détournement de fonds publics, abus de confiance, escroquerie et blanchiment. Il est notamment accusé d'avoir bénéficié de remboursements doubles, et parfois triples, de notes de frais de déplacements et de frais de bouche. Les faits reprochés s'étalent entre 2016 et 2023. Il est par ailleurs accusé d'avoir utilisé les cartes bleues mises à sa disposition dans le cadre de ses fonctions, pour régler des achats divers, sans rapport avec elles (soins en spa, soirées en cabarets et clubs de strip-tease), et pour retirer de grosses sommes d’argent. Toutes les collectivités et entreprises concernées se sont portées parties civiles, sauf la commune de Saint-Valery-sur-Somme. Le préjudice total est évalué à près de . Le parquet requiert deux ans de prison avec sursis ainsi que d’amende et trois ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Stéphane Haussoulier plaide le complot et la maladresse, les fautes « n'étant pas intentionnelles », selon lui.
Le , le président du département est reconnu coupable et condamné à trois ans de prison avec sursis, à d’amende, au remboursement des sommes détournées et à trois ans d’inéligibilité, sans l'exécution provisoire requise. Des élus appellent à sa démission, dont son prédécesseur, le sénateur Laurent Somon, de même que France Fongueuse, Isabelle de Waziers, Sabrina Holleville-Milhat et Olivier Jardé, ces deniers démissionnant de leur poste au sein du conseil départemental, en signe de désaveu.
Le procès en appel requis par Stéphane Haussoulier se déroule le au tribunal d'Amiens.. Le parquet requiert la même peine de prison, la même inéligibilité mais une amende plus lourde . La sixième chambre des appels correctionnels d’Amiens rend son arrêt le et aggrave les peines en le condamnant pour trente-et-un délits d’abus de confiance, de blanchiment et d’escroquerie à quatre ans de prison dont un an ferme aménagé sous surveillance électronique et à cinq ans d’inéligibilité. Il annonce se pourvoir devant la Cour de cassation.
Le , quatorze élus de sa majorité lui demandent de se retirer de la présidence du conseil départemental, ce qu'il fait le même jour. Il est d'autre part « mis en retrait de ses responsabilités financières », dans la commune dont il fut le maire avant d'en être le premier adjoint. Après sa condamnation en appel en , les élus de la majorité du conseil départemental de la Somme demandent que Stéphane Haussoulier démissionne de son mandat de conseiller départemental.
Accusations de favoritisme Le , le conseil départemental de la Somme est perquisitionné dans le cadre d'une enquête pour favoritisme qui porte sur des travaux d’aménagement réalisés au sein de l’hôtel de Forceville, résidence du président du département.
Occupation illégitime d'un logement social Stéphane Haussoulier bénéficie à partir de 1998 d'un logement social à Paris qu'il n'occupe que de façon épisodique et loue par mois, charges comprises, alors que ce logement aurait dû être habité comme résidence principale. Fin 2024, il déclare n'avoir « jamais été informé » que son logement était devenu conventionné. La régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) annonce engager une procédure de résiliation de bail et une assignation à comparaitre le au tribunal judiciaire de Paris. Elle réclame à Stéphane Haussoulier une indemnité d’occupation majorée ainsi que des dommages et intérêts pour préjudice moral.
Distinctions Décorations (2022) avec agrafe « Sécurité civile » (2024)
Synthèse des mandats et fonctions Actuels
Depuis le : conseiller départemental du canton d'Abbeville-2 Depuis le : premier adjoint au maire de Saint-Valery-sur-Somme
Anciens Du au : président du conseil départemental de la Somme (réélu le ) 2001-2020 : maire de Saint-Valery-sur-Somme 1998-2017 : président de la communauté de communes Baie de Somme Sud
Notes et références
Liens externes
Sa fiche sur le site du conseil départemental de la Somme Site du Syndicat Mixte Baie de Somme Grand Littoral Picard
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