Léglise Sainte-Geneviève est l'église paroissiale de la commune d'Héricy située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France, en France. L'église dédiée à sainte Geneviève, la patronne du village, a été érigée en plusieurs étapes à partir de la fin du . De la dernière phase de sa construction, elle garde un grand vitrail Renaissance. En 1908, l'église est classée monument historique.
Cloches Léglise est dotée de quatre cloches : Clémentine "Augustine" : Environ 400kg, diamètre environ 80cm refondue en 1886 (l'ancienne de 1807 ayant été brisée) Marie-Jeanne : Environ 600kg, refondue en 1944 (l'ancienne de 1807 ayant été brisée) Auguste Céleste : Pèse environ 750kg. Diamètre 1,03m ; refondue en 1807 suite aux dégâts de la Révolution Catherine : La plus ancienne (et la plus grosse) du clocher ayant survécu à la Révolution pèse environ 900kg pour un diamètre d'1m13, fondue à la fin du XVIIè siècle
Histoire vignette |upright |gauche | Le clocher. Après la fondation de l'abbaye de Barbeau en 1156 par le roi Louis VII , s'est développé le bourg d'Héricy situé tout près. À la fin du , on a commencé à construire une église sur un cimetière qui, d'après les fouilles faites au , remonte jusqu'au . Cette église était accolée à la vieille petite chapelle du cimetière qui deviendra la sacristie.
Le chœur est la partie la plus ancienne de l'église. Au début du ont été élevés les deux ou trois travées de la nef, les deux travées orientales du bas-côté sud et le clocher. La chapelle du Sacré-Cœur, aménagée au , était réservée à la seigneurie de la Brosse, la chapelle de la Sainte Vierge a été aménagée au pour les seigneurs d'Héricy.
À la fin du et au début du on agrandit et embellit l'église avec le soutien de l'amiral Louis Malet de Graville (1438–1516)La commande artistique de l’amiral Louis Malet de Graville (v. 1440-1516). Thèse soutenue par Mathieu Deldicque en 2012 (École nationale des chartes) . À cette époque ont été construits les quatre travées de la nef, les trois travées occidentales du bas-côté sud et le grand portail de la façade ouest dont le décor sculpté a été détruit lors des guerres de Religion. Le bas-côté nord et son portail Renaissance datent de la fin du , dernière phase de construction.
Architecture
Extérieur Le clocher massif est doté de quatre frontons. Il est percé de baies géminées, légèrement pointues. La partie basse du clocher est soutenue par des contreforts qui s'élancent sur deux étages. Les murs extérieurs de l'église sont également renforcés par des contreforts. Au milieu de la façade occidentale s'ouvre au-dessus du portail principal une haute fenêtre ogivale. Le portail est entouré d'archivoltes et d'un tympan sans décor. Le portail du bas-côté nord, de style Renaissance, est encadré d'archivoltes en plein cintre et de pilastres avec chapiteaux. Il est surmonté d'une rosace à huit lobes.
Intérieur L'intérieur est composé d'une nef à collatéraux et d'un chevet plat percé de trois fenêtres en plein cintre. Il est couvert d'une voûte en croisée d'ogives qui repose sur des arcades brisées et des grosses colonnes. Les croisées d'ogives sont ornées de clés de voûte, dans le bas-côté nord quelques-unes sont sculptées en forme de clés pendantes.
Au rez-de-chaussée du clocher se sont conservés deux culs-de-lampe aux têtes d'hommes datant de l'époque romane.
Vitraux Dans le bas-côte nord s'est conservé un vitrail du sur lequel sont représentées des scènes de la Nativité du Christ. Le vitrail est classé monument historique à titre objet en 1896. Il est composé de trois lancettes trilobées, surmontées d’un réseau de trois trèfles et de quatre écoinçons.
Sur la lancette du côté droit, on voit l'Annonciation, au milieu l'Adoration des bergers et sur la lancette du côté gauche l'Adoration des mages. Au tympan sont représentées, sur le panneau droit les scènes de la Rencontre à la porte dorée, sur le panneau du milieu la Fuite en Égypte, et sur le panneau gauche des anges.
Dans d'autres baies se sont seulement conservés quelques fragments. Sur le fragment d'un vitrail classé monument historique à titre objet en 1944 on reconnaît la Présentation au Temple.
Mobilier Dans le bas-côté sud est conservée la dalle funéraire « d'Isabeau, la femme de Guillaume Grisart » qui date du . Sur la dalle est gravé un arc trilobé sous lequel est représentée la défunte les mains jointes en prière et vêtue d'une élégante cape. La dalle porte une inscription qui est partiellement illisible. Une plaque en marbre datant du commémore le souvenir de Nicolas Dieusit, mort en 1553, et de son épouse Nicole Barbin. En haut sont représentés les défunts, accompagnés de leurs enfants et agenouillés devant le Christ en croix, en bas on voit les armes des deux familles. Les fonts baptismaux en pierre datent du .
Bibliographie Le Patrimoine des Communes de la Seine-et-Marne, Flohic Éditions, Tome 1, Paris 2001, , . Louis Grodecki, Françoise Perrot, Jean Taralon : Les vitraux de Paris, de la région parisienne, de la Picardie et du Nord-Pas-de-Calais. (= Corpus Vitrearum Medii Aevi). Recensement des vitraux anciens de la France, volume 1, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique, Paris 1978, , . Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.) : Le Guide du Patrimoine. Île-de-France. Hachette, 2ème édition, Paris 1994, , . Georges Poisson (dir.) : Dictionnaire des Monuments d’Île-de-France. Éditions Hervas, Paris 2001, , .
Notes et références
Voir aussi
Liens externes L'église Sainte Geneviève. Mairie d'Héricy Église Sainte Geneviève d'Héricy. Maison paroissiale Héricy Le vitrail de la Nativité Église d'Héricy. Maison paroissiale Héricy
Articles connexes Liste des monuments historiques de Seine-et-Marne (ouest)
Catégorie:Héricy Hericy Hericy Catégorie:Monument historique classé en 1908 Catégorie:Édifice religieux du XIIe siècle en France Hericy Hericy