Hortense Aurore Machu, épouse David, née le à Reims et morte le à Paris , est une brossière, devenue cantinière pendant la Commune de Paris. Impliquée dans les combats, elle est condamnée le aux travaux forcés à perpétuité.

Biographie

Famille Fille d'Isaac Joseph Machu, tisseur, et de Catherine Josèphe Tiérot, son épouse, Hortense Machu naît à Reims en 1836Acte de naissance , , Reims, Archives de la Marne. En 1854, elle épouse Jean Baptiste Alfred David, faiseur de brossesActe de mariage , , Reims, Archives de la Marne, dont elle a deux enfants. En 1871, on la dit séparée de son mari. Ce dernier meurt, au domicile conjugal, en 1874Acte de décès , , Paris , Archives de Paris. Il est inhumé au cimetière parisien de Saint-OuenRegistre journalier d'inhumation, , cimetière parisien de Saint-Ouen, Archives de Paris.

Parcours Sa participation à la Commune de Paris peut être partiellement retracée par les dossiers des Conseils de guerre et de la commission nationale des grâces. Ils indiquent que le , pendant la semaine sanglante, un bataillon fédéré conduit par le commandant Paul Antoine Brunel fortifie, avec des canons, les barricades de la rue Royale et du Faubourg Saint-Honoré.

Les défenseurs tiennent les barricades contre les versaillais de quatre heures du matin jusqu'au lendemain midi. Des femmes combattent également, certaines vêtues d'uniformes de marin, ou de garde national, et armées de fusils. D'autres portent en brassard l'insigne de la convention de Genève et soignent les blessés.

Arrêtée à cette barricade avec deux autres femmes, Hortense Machu est jugée au second procès des « pétroleuses » qui s'ouvre le , et qui vise spécifiquement les incendies des Tuileries et de la rue Royale.

Hortense Machu pointait et tirait le canon, place de la Concorde, vêtue en marin, et avait ses quartiers sous les voûtes du ministère de la Marine. Selon Édith Thomas, .

Le tribunal ne retient pas contre elle la charge d'incendie, en dépit de la charge violente de Maxime du Camp, qui les accuse de bacchanales obscènes au milieu des immeubles qu'elles auraient embrasés : . Le commandant fédéré Brunel rétorque que .

Hortense Machu est cependant condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Le directeur de la prison d'Auberive dresse un portrait éloquent de la prisonnière, à l'opposé de celui de Du Camp : c'est une ouvrière infatigable, un caractère pusillanime, une bonne élève : . Il intercède pour elle, en raison notamment de son veuvage et de ses deux enfants, plaide à plusieurs reprises, mais en vain, la réduction de sa peine.

En 1893, toujours brossière et alors domiciliée 5, rue des Panoyaux, Hortense Machu meurt à l'âge de 56 ans à l'hôpital TenonActe de décès , , Paris , Archives de Paris. Elle est inhumée trois jours plus tard au cimetière parisien de Pantin ()Registre journalier d'inhumation, , cimetière parisien de Pantin, Archives de Paris.

Postérité Ludivine Bantigny lui rend hommage dans une correspondance en 2021.

Références

Voir aussi

Bibliographie

. .

Article connexe

Femmes dans la Commune de Paris

Liens externes

Catégorie:Communarde Catégorie:Vivandière Catégorie:Naissance à Reims Catégorie:Naissance en août 1836 Catégorie:Décès en mars 1893 Catégorie:Décès à 56 ans Catégorie:Histoire des femmes dans la guerre Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière parisien de Pantin Catégorie:Femme d'affaires du XIXe siècle Catégorie:Décès à l'hôpital Tenon