Cette liste recense les peintures murales réalisées en Côtes-d'Armor dans la région Bretagne, avec classement non exhaustif dans l'ordre chronologique, puis alphabétique.
Saint-André-des-Eaux, ancienne église Saint-André () : Saint-André-des-Eaux était une ancienne enclave de l'évêché de Dol et probablement une ancienne trève de Plouasne ., dans laquelle figurent d'importants vestiges de peintures murales romanesMathias Dupuis, « Saint-André-des-Eaux (Côtes-d’Armor) : nouveaux éléments sur l’église et sur ses décors peints », Bulletin du Centre d’études médiévales d’Auxerre, , 2009 (en ligne).. Abandonnée vers 1893 et aujourd'hui ruinée, elle a longtemps servi de carrière. .... Les peintures murales, soumises aux intempéries depuis que l'église est abandonnée et tombée en ruine ont presque disparu. Il n'en reste plus que quelques lambeaux dans l'édifice actuel. Le musée des Monuments français en avait fait faire des photographies et des relevés aquarellés par Charles Chauvet au début du (1916)..
Selon l'analyse archéologique, les premières peintures murales dateraient de la même époque que le bâtiment lui-même. Elles ont été peintes à fresque ou à sec sur un mortier de couleur beige. Les motifs géométriques peints s'inspirent d'éléments architecturaux à l'abord des ouvertures. De part et d'autre de l'arc diaphragme (côté nef) et sous celui-ci, les motifs associent motifs circulaires, dents de scie, losanges, et feuilles de fougères.. Ce sont les seuls décors qui ont résisté aux intempéries. Une reconstitution de ce décor est visible dans l'article de dans le Bulletin monumental.
Ce premier décor a été recouvert ensuite par la crucifixion (œuvre disparue)..Reproduction d'une planche de Frotier de la Messelière, 1923, sur le site de l'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne.. La scène est surplombée par une représentation symbolique de la lune et du soleil. Y figurent saint Jean, la Vierge Marie et deux autres personnages : le centurion perçant le flanc du christ et le porte-éponge, selon Mathias Dupuis. Cette œuvre, proche des crucifixions romanes du Val de Loire, pourrait être datée entre la fin du et le début du . L'aspect allongé des visages et le drapé des vêtements rapprochent notamment cette œuvre des peintures romanes de Saint-Aignan datées de 1200..
Les murs auraient ensuite été recouverts par deux autres campagnes de peinture, l'une à l'époque moderne et la dernière au . Elles représentent des motifs architecturaux simples imitant un appareillage de maçonnerie (faux appareil).
vignette|redresse|Fresque de l'église Saint-Gal de Langast. Langast, église Saint-Gal de Langast : .. Sous l'enduit, des fresques romanes exceptionnelles ont été découvertes à l'intrados des grandes arcades, ainsi que des fresques gothiques et du .. Les peintures romanes représentent des figures d'anges et de saints en pieds accompagnées d'inscriptions au milieu d'un décor géométrique et végétal, et notamment une très rare représentation d'un saint Michel psychopompe. Elles sont sans équivalent de par leur style et ne semblent influencées par aucune autre école régionale, contrairement aux autres peintures murales qui subsistent en Bretagne. Réalisées avec une gamme très réduite de pigments, elles sont très stylisées et rappellent par de nombreux égards les sculptures des chapiteaux romans bretons, notamment ceux de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Fouesnant.. Leur datation fait débat, allant du . Xavier Barral i Altet y voit un rare exemple de fresques du début du .. L'analyse des inscriptions accompagnant certaines figures et celle des vêtements les font dater du pour d'autres spécialistes.. Lamballe, église Saint-Martin : une arcade, un pilier et le mur du clocher roman comporte des peintures murales de facture médiévale : un moine et calice sur un pilier roman à proximité du chœur ; le Christ entouré de rinceaux au dos d'une arcade romane ; sainte Radegonde sur le mur de l'ancien clocher de l'église romaneSainte Radegonde : fondatrice de l'abbaye de Sainte-Croix de Poitiers, elle tient une miniature de l'abbaye dans sa main droite.. .
Morieux, église Saint-Gobrien : des scènes de la vie du Christ (Nativité, Présentation au Temple, Baptême, Tentation au Désert, Crucifixion) furent peints aux dans la nef sur le mur sud et l’arc diaphragme. Sur le mur nord figure le Couronnement d’épine, la Mise au tombeau et la Descente aux Enfers du . Le chœur est décoré au sur le thème de la Passion (Lavement de pieds, Cène, Jardin des Oliviers, Flagellation). Cette architecture simple est magnifiée par les fresques des , et des qui couvrent les murs, remarquablement bien conservées, avec des motifs décoratifs et des frises soulignant l’architecture, ainsi que des scènes figuratives. De nombreuses scènes illustrent la vie de saints et un calendrier agricole du orne l’intrados de l’arc triomphal dans des pigments rouge et jaune. .
Créhen, château du Guildo : en 2005 fut découvert dans les parties subsistantes d'une chambre basse, à proximité de la grande salle nord, les vestiges de peintures murales d'un décor de faux appareil en polychromie inversée à joints blancs dédoublés sur fond d'ocre rouge avec un décor de merlettes dans le centre sur les murs nord et sud, et d'une fleurette stylisée sur le mur estChristian Davy. Des pièces de monnaie découvertes dans la même couche stratigraphique permettent une datation de la fin du Fouilles dirigées par Laurent Beuchet.. Léhon, abbaye Saint-Magloire : il est un des rares témoins des réfectoires de cette période encore aussi bien conservés avec de grandes baies gothiques à remplages trilobés, des chapiteaux aux motifs de feuilles du , des peintures murales aux tons ocre et des fleurs dans les embrasures des baies. . Paimpol, abbaye de Beauport : traces de peintures murales, restaurées après 1992... . Plouha : Chapelle de Kermaria an Iskuit, une fresque " Dit des trois morts et des trois vifs, l'autre une Danse macabre.
La Roche-Derrien, église Sainte-Catherine : traces de polychromie datées du .
vignette|Fresque de l'église Notre-Dame-du-Tertre à Châtelaudren-Plouagat. Châtelaudren-Plouagat, église Notre-Dame-du-Tertre . : plafonds lambrissés polychrome du et peinture murale de la crypte, représentant des scènes de l'Ancien Testament ainsi que la vie et la Passion du Christ. Ainsi que saint Fiacre et sainte Marguerite.. Fréhel, chapelle du Vieux-Bourg : ancienne église paroissiale de Pléhérel-Plage, elle est le vestige d'un édifice vraisemblablement construit au cours du et amputé de sa partie occidentale à la fin du en raison de son état de délabrement très avancé. Vestige d'un édifice de plan rectangulaire allongé à vaisseau unique construit en grès rose, granite et poudingue, comprenant une aile en équerre au sud et une sacristie accolée au chevet. Un arc-diaphragme épaulé de contreforts extérieurs soutient un ancien clocher-peigne à deux baies. Elle renferme polychromes, et une voûte peinte en bleu étoilé avec des têtes d'angelots au-dessus de nuages, peintures restaurées en 2003 et 2004Le Télégramme, .. Le Quillio, église Notre-Dame-de-Délivrance : fresque du représentant une Vierge enceinte de l'Enfant jésus, entourée du roi Salomon, du roi David, de saint André et de saint Roch France 3 info Bretagne.. Merléac, chapelle Saint-Jacques de Saint-Léon : chapelle ayant bénéficié en 1861 de restaurations, elle fut . Elle fut dotée de ses décors par la famille de Rohan. Depuis 2010, elle fait l'objet d'importantes restaurations, ayant permis de redécouvrir les peintures murales et les lambris peints de la nef. À la voûte peinte de la nef figure la Genèse. Les décors héraldiques furent étudiés par Laurent Hablot, qui indique que le surlignage des arcades par la polychromie se transforme en décor héraldique faisant alterner les macles de la maison de Rohan, avec les hermines bretonnes peintes en ocre rouge au lieu d'êtres noiresChristine Jablonski, Redécouverte de deux cycles de peintures monumentales à la chapelle Saint-Jacques de Merléac, La Passion, la Genèse, ... Le lambris peint a fait l'objet d'un colloque pluridisciplinaire le .. . Plouha, chapelle de Kermaria an Iskuit, ou Kermaria an Isquit : située dans le hameau de Kermaria, elle se dresse au milieu de la campagne. La voûte est à deux travées, décorée d'anges peints a fresco. .. La chapelle de Kermaria est, avec l'église de Kernascléden (Morbihan), le seul sanctuaire de Bretagne à posséder une fresque représentant ce thème de l'art macabre du Moyen Âge. Cette fresque comportant 47 figures d'environ de haut. Recouverte de badigeon au , elle est remise au jour en 1856 par Charles de Taillart. La réalisation de cette fresque est située entre 1488 et 1501.
À Kermaria, la farandole macabre est située en hauteur, de part et d'autre de la nef principale, au-dessus des arcs séparant les bas-côtés de la nef. Elle commençait par le personnage de l'acteur (ou l'auteur), aujourd'hui disparu, situé près du chœur côté épître, chargé de rédiger les sentences morales de huit vers chacune, tracées sous chaque personnage. Après l'acteur, la chaîne comprend, séparés par des squelettes au rire sardonique : le pape ; l'empereur ; le cardinal ; le roi ; le patriarche ; le connétable ; l'archevêque ;le chevalier ; l'évêque ; l'écuyer ; l'abbé ; le bailli ; l'astrologue ;le bourgeois ; le chartreux ; le sergent.
Dans le bas-côté nord, face à la chapelle privative, une frise de de long à l'origine représentait, également a fresco, un Dit des trois morts et des trois vifs, dans les tons de grisaille sur fond ocre rouge.
Un groupe de quatre sujets non séparés par des squelettes : le médecin (avec sa fiole de potion), la femme accrochée aux bras de ses voisins, l'usurier et le pauvre ; l'amoureux, portant pourpoint et poulaines ; le ménétrier, dont le biniou est à terre ; le laboureur, avec sa serpe et son hoyau à l'épaule ; le cordelier ; l'enfant. La réalisation est dans les tons clairs pour les personnages, marqués par un trait léger, sur fond ocre rouge-brun. Le décor de la farandole est une galerie séparée par des colonnettes, dans les travées desquelles évoluent les personnagesLucien Bégule, La chapelle Kermaria-Nisquit et sa Danse des morts, H. Champion, Paris, 1909, .Tania Lévy, « La chapelle Kermaria-an-Isquist. Les peintures murales », Congrès archéologique de France. . Monuments des Côtes-d'Armor. « Le Beau Moyen Âge », Société française d'archéologie, 2015, .Félix Soleil, La Danse macabre de Kermaria-an-Isquit, Dijon, Éditions Nielrow, 2020, ..
Tréguier, Cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier : décor armorié dans la ref, ainsi que les voûtes peintes qui furent peintes sous l'épiscopat de Jean de Ploeuc (1442-1453), ainsi qu'une représentation de saint Corentin.
Lannion : maisons à colombage, bois peints, restaurés par Alain Plesse en mai 2023, rue BarbéLe Trégor, jeudi 25 mai 2023
Dinan, chapelle Sainte-Catherine du Couvent des Dominicaines, fresque redécouverte lors des travaux de restauration au . - Le Petit Bleu des Côtes-d'Armor du 28 juin 2014