Laffaire Jean-Marc Schoepff est une affaire judiciaire mettant en cause un prêtre niçois accusé d'attouchements sur de jeunes garçons, mis en examen en 2018 pour agressions sexuelles sur mineurs, brièvement incarcéré puis remis en liberté sous caution. Le procès de Jean-Marc Schoepff, qui a toujours nié les faits, devait se tenir en 2024 au tribunal correctionnel de Nice, mais le prêtre est décédé en .

Contexte Jean-Marc Schoepff, né le à Nice, est un prêtre et aumônier à l'institution Stanislas, fleuron de l’enseignement catholique privé niçois. Estimé de ses paroissiens et souvent ami des familles, il a œuvré pour la jeunesse pendant plus de 35 ans, organisant des camps de vacances et des voyages, et est considéré comme .

Affaire Au printemps 2017, l’évêque de Perpignan, Norbert Turini, aurait prévenu son homologue niçois André Marceau de faits relatés par le premier plaignant, un assistant réalisateur de 41 ans qui avait 13 ans lorsque le père Schoepff aurait abusé de lui. Les faits sont prescrits mais, pour libérer d'autres témoignages, il témoigne à la télévision et raconte les attouchements sexuels subis en colo de neige, à la fin des années 1980. L'enquête met au jour .

Selon les informations du Monde, des signalements auprès de l’inspection générale et du collège dont Jean-Marc Schoepff était l'aumônier ont été ignorés. L'un des plaignants évoque la chape de plomb et la pression sociale qui prévalaient alors. Jusqu’à sa mise en examen, une partie de la paroisse défend son prêtre et de nombreuses personnes écrivaient pour se porter garantes de sa bonne moralité lorsqu'on s'élevait contre son comportement pendant ses années à Stanislas.

Le , la préfecture lui interdit de diriger toute activité en lien avec la jeunesse. Le diocèse le suspend alors de tout ministère auprès des mineurs, puis de ses fonctions de curé en après le début de l'instruction judiciaire. Mis en examen en pour , et bien qu'il nie les faits qui lui sont reprochés, Jean-Marc Schoepff est placé en détention provisoire le puis libéré sous contrôle judiciaire en décembre, contre une caution de .

Lors du procès de l'affaire Bernard Preynat en 2020, l'une des victimes de Jean-Marc Schoepff dit être la cible de pressions de paroissiens pour retirer sa plainte. Il décrit « l'amnésie traumatique » que subissent certaines victimes, dont l'avocat a saisi la Cour de cassation pour remettre en cause la prescription : .

En , un homme de 42 ans, prêtre lui aussi, témoigne des « câlins » qu’il a subi entre ses 14 et 17 ans de la part de Jean-Marc Schoepff, dont il était alors un de ses « chouchous », un second père et qui financera ses études en école de commerce : . Bien que les faits soient prescrits, il porte plainte en 2019 et pourra être entendu comme témoin.

Le procureur de la République de Nice, Xavier Bonhomme, indique, en , que . Après une première procédure annulée pour vice de forme, Jean-Marc Schoepff est de nouveau mis en examen en .

Procès Le procès de Jean-Marc Schoepff pour agressions sexuelles sur deux mineurs, programmé le au tribunal correctionnel de Nice, est repoussé au en raison de l'état de santé d'un de ses avocats.

Au total, neuf victimes alléguées dénoncent des attouchements, dont sept, pour lesquels les faits sont prescrits, devraient témoigner devant le tribunal. La première des deux plaintes non prescrites, déposée en 2019, concerne des attouchements subis lors d'un voyage à Rome en 1997, à l'âge de 11 ans et demi. L’autre, un homme né en 1982 et des faits subis en 1996 au sein de l'Institution Stanislas à Nice. Selon l'avocat de ce dernier : « Mon client n’aurait pas parlé s’il n’avait pas appris que le prêtre traitait les plaignants de menteurs ».

Jean-Marc Schoepff a toujours contesté formellement les faits qui lui sont reprochés.

Jean-Marc Schoepff est mort d'une crise cardiaque le à l'âge de 67 ans.

Notes et références

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