L' (en occitan : avenguda Joan Rius) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description L'avenue Jean-Rieux est une voie publique. Elle traverse le quartier de la Côte Pavée, puis les quartiers du Pont-des-Demoiselles et de La Terrasse.

La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Il existe, entre le port Saint-Sauveur et la rue du Chant-du-Merle seulement, une bande cyclable dans le sens montant.

Voies rencontrées L'avenue Jean-Rieux rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

Port Saint-Étienne (g) Port Saint-Sauveur (d) Rue Bernard-Mulé (d) Rue Ambroise-Frédeau (g) Rue Louis-Vitet (d) Rue Pierre-Larousse (d) Rue Périssé (g) Rue du Chant-du-Merle (d) Rue Henri-Lanfant (g) Impasse Saint-Félix (d) Rue René-Vaïsse (d) Rue Lucien-Cassagne (g) Rue Saint-Éloi (d) Rue Belle-Paule (g) Rue Sirol (g) Rue Beauséjour (g) Rue Raspail (d) Avenue Armand-Leygue (d) Rue de Limayrac (g) Rue Pradal (d) Rue Dieudonné-Costes (g) Rue Beau-Soleil (g) Rue Jean-Baptiste-Noulet (d) Boulevard Deltour (g) Rue du Docteur-Charles-Bonneau (d) Rue du Docteur-Jean-Arlaud (g) Rue Jacques-Bénigne-Bossuet (d) Rue Barrau (d) Avenue André-Bousquairol (d) Avenue des Glaïeuls (d) Rue Jean-Martin-Charcot (d) Rue des Narcisses (g) Rue du Commandant-L'Herminier (d) Avenue de Courrèges (d) Avenue de Savoie (g) Avenue Paul-Langevin (d) Rue du Val-d'Aran (g) Avenue des Cottages (d) Rue Mireille (g) Rue du Saint-Gervais (g) Rue du Gers (d) Rue Jean-Paul-Laurens (d) Chemin Mal-Clabel (g) Rue Hélène-Boucher (d) Rue Édouard-Lartet (g) Allée Consuelo-de-Saint-Exupéry (d) Rue de Peyresourde (d) Rue de l'Yser (g) Rue de Fontenelle (d) Rue de l'Aude (g) Rue Engalières (d) Rue Pierre-Lauzeral (d) Rue de l'Ariège (g) Chemin Mal-Clabel (g) Rue de Tahiti (d) Impasse Dargassis (g) Place de l'Ormeau (g) Rue Raymond-Corraze (g) Avenue Antoine-de-Saint-Exupéry (d) Route de Revel (g)

Transports vignette|Travaux de la station Côte-Pavée en 2023. L'avenue Jean-Rieux est parcourue et desservie sur presque toute sa longueur, entre le port Saint-Étienne et la rue Édouard-Lartet, par la ligne de Linéo et, entre le boulevard Deltour et la rue Édouard-Lartet, par la ligne de bus . Si elles s'écartent de l'avenue Jean-Rieux pour emprunter le chemin Mal-Clabel, elles empruntent à nouveau l'avenue entre la rue Raymond-Corraze et la rue de Tahiti. Du côté du port Saint-Étienne et du port Saint-Sauveur se trouvent également les arrêts de la ligne de Linéo et de bus .

L'avenue Jean-Rieux reste en revanche relativement éloignée des stations de métro. La construction de la ligne permettra l'ouverture de plusieurs stations qui desserviront l'avenue : la station Ormeau, sur la place du même nom, et la station Côte-Pavée, au carrefour de la rue Pradal.

Enfin, il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse le long de l'avenue Jean-Rieux ou à proximité : les stations (15 rue Pierre-Larousse), (4 boulevard Deltour), (256 avenue Antoine-de-Saint-Exupéry), (58 avenue des Cottages), (20 avenue Armand-Leygue) et (58 avenue Jean-Rieux).

Odonymie vignette|Portrait de Jean Rieux en 1918 (Le Cri de Toulouse, bibliothèque municipale). L'avenue porte le nom de Jean Rieux (1878-1933). Engagé dans sa jeunesse dans le socialisme guesdiste, il adhère au Parti ouvrier français en 1899, qui rejoint en 1905 le Parti socialiste français de Jean Jaurès pour former la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). À partir de 1905, il est régulièrement élu au conseil municipal de Toulouse. Il est maire de Toulouse entre 1908 et 1910, puis entre 1912 et 1919, où il est battu par son adversaire, Paul Feuga. À partir de 1925, il devient l'adjoint du nouveau maire socialiste, Étienne Billières, avant de renoncer à toute fonction en 1931Salies 1989, vol. 2, ..

Les premières mentions, au , désignent l'avenue comme le chemin-haut de Montaudran, puisqu'il menait de la porte Saint-Étienne (emplacement de l'actuel rue de Metz) au village de Montaudran. Le qualificatif de haut lui vient de ce qu'il passait par les hauteurs de la butte du Calvinet, par opposition au chemin-bas qui, depuis la porte du Château (emplacement de l'actuel place du Parlement), menait à Montaudran en passant au pied de la butte (actuelles rue Alfred-Duméril, allée des Demoiselles et avenue Antoine-de-Saint-Exupéry)Salies 1989, vol. 1, .. En 1794, pendant la Révolution française, on donna à la première partie de l'avenue le nom de rue de la Complaisance, mais il ne subsista pasSalies 1989, vol. 1, .. C'est en 1860 que s'imposa le nom de chemin de la Côte-Pavée, qui lui était populairement donné depuis le Salies 1989, vol. 1, .. Finalement, en 1947, la municipalité de Raymond Badiou décida d'attribuer le nom de Jean Rieux à l'avenue.

Histoire Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

Patrimoine et lieux d'intérêt Caserne Courrège En 1938, la moitié du domaine de Courrège, entre l'avenue Jean-Rieux (actuel ) et l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry (actuel ), est acquise par l'État pour l'aménagement d'une caserne de gendarmerie destinée à abriter la Garde républicaine mobile, mais la Seconde Guerre mondiale en retarde la construction. Les travaux sont finalement menés entre 1953 et 1964, sur les plans du chef de bataillon Champagne, directeur de travaux du Génie de Toulouse, et des architectes Gérard et Verrey. Deux bâtiments, construits entre 1953 et 1954 sur l'avenue Jean-Rieux et la rue Jean-Martin-Charcot, servent d'atelier pour le stockage et l'entretien des véhicules. Les bâtiments destinés aux logements sont construits progressivement en trois phases, entre 1954 et 1963. Ce sont neuf barres d'immeubles, qui comptent 70 logements. Les villas des officiers supérieurs – le général commandant la gendarmerie de la militaire, et les deux colonels commandant la et la de gendarmerie mobile – sont finalement construites entre 1963 et 1964« Le casernement de la Gendarmerie à Toulouse », Des prévôts aux commandants de région, sur le site Le cahier Toulousain, 15 septembre 2012 (consulté le 15 avril 2021)..

Lycée privé Sainte-Marie-des-Champs Le lycée Sainte-Marie-des-Champs est un établissement d'enseignement privé catholique. Il est placé depuis 1999 sous tutelle diocésaine.

En 1806, une communauté de sœurs de l'Enfant-Jésus ouvre une école et un pensionnat dans l'ancien couvent des Feuillants, au cœur du faubourg Saint-Cyprien (actuel grand séminaire, rue des Teinturiers) : leur « école charitable » s'adresse aux jeunes filles des classes populaires. En 1904, à la suite de la loi sur les congrégations, l'institution devient la pension Maintenon, dans la rue Pierre-de-Fermat (actuel ), puis, en 1909, dans la rue des Fleurs (actuel )Salies 1989, vol. 2, p. 126.. En 1919, la congrégation acquiert la maison de campagne des Jésuites, à la Côte-Pavée (actuel avenue Jean-Rieux) : cinq ans plus tard, l'Institution est transférée et prend le nom de « Sainte-Marie des Champs »Salies 1989, vol. 2, p. 429.. En 1936, l'Institution Sainte-Marie-des-Champs devient une école secondaire. En 1974, une section technologique est ouverte. En 1980, l'internat est fermé – il est rouvert en 1996, à l'extérieur du lycée cependant.

Établissements religieux 33 : couvent Notre-Dame du Mont Carmel.En 1858, les capucins font construire un nouveau couvent dans le quartier de Guilheméry (actuel ). La chapelle conventuelle, dédiée à saint Louis, est construite sur les plans de l'architecte Henry Bach et consacrée en 1861. En 1935, le corps du père Marie-Antoine est transférée du cimetière de Terre-Cabade dans une des chapelles de l'église. Le couvent est acquis par la communauté des Carmes en 1999 et la chapelle placée sous l'invocation de Notre-Dame du Mont-CarmelLa communauté des Carmes toulousains s'était refondée en 1986. Elle s'était d'abord installée dans l'ancienne maison de l'Apostolat de la prière, achetée aux Jésuites (actuel rue Monplaisir), avant qu'un groupe parte occuper en 1988 l'ancien couvent des Franciscains (actuel rue d'Aquitaine). En 1999, les Carmes se regroupent dans le couvent des capucins, qui rejoignent le couvent de la rue d'Aquitaine, tandis que les Jésuites reprennent possession du couvent de la rue Monplaisir.« Histoire des Carmes à Toulouse - Troisième fondation : 1986 à nos jours », sur le site des Carmes de Toulouse (consulté le 15 avril 2021)..La chapelle du Carmel présente une façade de style néo-roman inspiré des basiliques italiennes, telle la basilique Saint-Zénon de Vérone. Elle est divisée en trois parties, qui rappellent la répartition intérieure : la nef centrale, plus élevée, et les bas-côtés correspondant aux chapelles latérales. Le portail est voûté en berceau et possède au tympan une sculpture figurant le blason de l'ordre des capucins : les bras croisés de Jésus et de François d'Assise, sortant d'un nuage, présentent leurs stigmates. À l'intérieur, la chapelle possède une nef unique de cinq travées, cantonnée de chapelles latérales. Le chevet est plat. Elle est voûtée d'arêtes et éclairée par des fenêtres hautes. Elle est flanquée d'un petit clocher polygonal latéral.Les bâtiments conventuels s'organisent au sud de la chapelle conventuelle. Ils se composent de trois corps de bâtiment, qui entourent un jardin central..

130 : couvent de Petites Sœurs des pauvres et EHPAD « Ma Maison ».Les Petites Sœurs des pauvres sont une congrégation religieuse féminine qui se consacre à l'accueil et aux soins pour les personnes âgées les plus modestes. En 1854, elles s'installent à Toulouse, dans un immeuble du quartier des Carmes (actuels place des Carmes, rue Pharaon et rue des Régans). En 1868, elles transportent leur maison à la Côte PavéeSalies 1989, vol. 2, p. 275.. C'est désormais un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) qui accueille 58 résidents en chambres individuelles et 32 en résidence autonomie.Le bâtiment principal est construit entre 1867 et 1868. Il est successivement agrandi par la construction en 1875 de la chapelle, en 1882 de la buanderie, en 1884 de l'aile nord, et entre 1887 et 1895 de l'aile sud, réservée aux femmes. Il existe également, le long de l'avenue Jean-Rieux, deux fermes, qui servent à alimenter la cuisine du couvent. Entre 1926 et 1955, le pavillon des ménages est construit au nord, le long de la rue Pradal. En 1963, il est relié au bâtiment principal par un nouveau corps de bâtiment. En 1969, l'Atelier "4" construit une aumônerie dans le coin sud-est de la parcelle, en même temps qu'un ensemble de quatre immeubles à l'est (actuelle résidence Les 4 As, avenue Jean-Rieux et rue Jean-Baptiste-Noulet). En 1972, le bâtiment principal est agrandi par l'architecte Célestin Minot sur les trois côtés de la cour et sur l'extrémité des deux ailes du côté est, et surélevé d'un troisième étage.. Entre 2015 et 2018, d'importants travaux de modernisation et de reconstruction sont engagés : si la chapelle et la buanderie sont conservées, les autres bâtiments sont démolis afin de permettre la construction d'une nouvelle résidence.

Immeubles et maisons : maison (premier quart du ).. : maison (deuxième moitié du )..

vignette| : maison Le Mesnil.