Madeleine Deries, née le à Saint-Lô (Manche), morte le à Paris (17e arrondissement), est une enseignante et une historienne française.
En 1923, elle soutient à l'université de Paris une thèse de lettres spécialisée en histoire, devenant la première femme française à obtenir le titre de docteur ès-lettres.
Biographie
Naissance et enfance Madeleine Marie Léonie Deries est issue d'une famille d'enseignants.
Son père, Léon Deries, né en 1859 à Angers, mort en 1933 à Saint-Lô, est un enseignant et un inspecteur d'académie. Il effectue ses études secondaires au lycée David-d'Angers à Angers. En 1889, il est reçu, le sixième, à l'agrégation de philosophie. En 1900, il reçoit le prix Montyon pour L'École buissonnière. En 1923, il est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur.
Études Madeleine Deries effectue ses études primaires à l'école communale de Saint-Lô où elle fait « d'excellentes études ». En l'absence de collège pour jeunes filles, elle est instruite à domicile par son père. En 1916, elle est reçue au baccalauréat.
En 1918, Madeleine Deries est reçue à la licence ès-lettres à l'université de Caen. En 1922, elle est reçue docteur ès-lettres après avoir soutenue, à l'université de Paris, la thèse principale Le District de Saint-Lô pendant la Révolution 1787-An IV et la thèse secondaire L'École centrale du département de la Manche. An IV-An XI.
Madeleine Deries est la première femme française à obtenir le titre de docteur ès-lettres. L'historien Yves Marion mentionne qu'elle est la seule femme à soutenir une thèse de lettres sur un total de quarante-huit candidats en 1922.
Vie privée En 1918, Madeleine Deries, alors enseignante au collège Sévigné de Roubaix, épouse, à Saint-Lô, Jean Dupuis ; né en 1897 à Braine (Aisne), mort en 1976 à Laon ; durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 54e régiment d'infanterie. En 1922, le couple divorce civilement et religieusement.
En 1923, Madeleine Deries épouse, en deuxièmes noces, à Paris (14e arrondissement), Arthur Gendron, né en 1890 à Tours, mort à Paris (19e arrondissement) en 1961. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au 90e régiment d'infanterie ; le 3 décembre 1914, il est fait prisonnier et détenu à Grafenwöhr (Allemagne, land de Bavière) jusqu'à la fin de la guerre,.
Décès Madeleine Deries est atteinte du diabète de type 1. Le 19 janvier 1924, elle meurt à son domicile, 17 rue des Fêtes à Paris (17e arrondissement). Elle est inhumée à Saint-Lô, dans le caveau familial.
Travaux
L'École centrale du département de la Manche. An IV-An XI. Thèse présentée pour le doctorat ès lettres devant la Faculté des lettres de l'Université de Paris (1922). Le District de Saint-Lô pendant la Révolution 1787-An IV. Thèse présentée pour le doctorat ès lettres devant la Faculté des lettres de l'Université de Paris (1922).
Sa thèse, soutenue en 1923, était une thèse de doctorat es lettres avec spécialisation en histoire. Le doctorat en histoire n'existait pas encore.
Première femme docteure ès lettres en France Bien qu'elle ait été la première femme docteure ès lettres en France, sa mémoire s'est perdue pendant des décennies.
Hommages En 2018, son nom a été proposé parmi trois pour la nouvelle école de Saint-Lô, mais Samuel-Beckett l'a emporté.
Le nom de la Bibliothèque historique Madeleine Deries, à Caen, lui rend hommage.
En , il y a le projet qu'une rue de Caen porte son nom, près d'une place où elle a vécu.
Biographie
.
Notes et références
Annexes
Articles connexes
Thérèse Sclafert
Liens externes
Catégorie:Naissance en avril 1895 Catégorie:Décès en janvier 1924 Catégorie:Naissance à Saint-Lô Catégorie:Décès à 28 ans