La basilique Saint-Nicolas de Nantes est une basilique catholique de style néogothique située dans le centre-ville de Nantes. C'est l'une des deux basiliques de la ville, avec la basilique Saint-Donatien-et-Saint-Rogatien.

Historique La première église Une chapelle ou une petite église succursale est érigée entre la seconde moitié du et la fin du . Le prêtre théologien et historien Nicolas Travers, au , émet l'hypothèse d'une construction avant 1186, se basant sur l'existence d'un « cimetière Saint-Nicolas », mentionné cette année-là. À cette époque, le secteur fait partie de la paroisse Saint-Similien. En 1226, lance la construction d'une enceinte qui englobe le quartier Saint-Nicolas..

Extension du gauche|vignette|240px|Chœur et transept de la basilique Saint-Nicolas. Au début du , les fortifications s'étant détériorées, le duc fait rénover les murs et reconstruire la porte Saint-Nicolas (au niveau de la jonction entre les actuelles rues de l'Arche-Sèche et du Commandant-Boulay). Dans le même temps, l'église Saint-Nicolas fait l'objet de travaux : son nom est mentionné pour la première fois sur un document de 1444, qui certifie l'intervention sur le portail de l'édifice de Mathurin Rodier, qui était également occupé à la reconstruction de la porte Saint-Nicolas toute proche. L'église est à cette époque au cœur d'une paroisse qui porte son nom.

À partir de 1450, l'église connaît des agrandissements successifs, qui accompagnent l'accroissement important de la population de la paroisse. Le conseil de fabrique décide l'acquisition de plusieurs maisons : celle d'un certain Michel Botinat, et une autre appartenant à des religieux du couvent Saint-Marie de Pornic, et enfin celle de Jehan Rouxeau, homme d'armes du duc de Bretagne.. Ainsi sont acquises les parcelles qui séparent le bâtiment de la courtine, et la nef de l'église s'appuie dès lors sur un tronçon de l'ancienne muraille de ., dont les vestiges sont encore visibles au dans la rue Duvoisin, qui longe l'église actuelle à l'ouest. Les extensions successives sont telles qu'elles justifient une nouvelle inauguration, menée par l'évêque Pierre du Chaffault le . Deux des éléments marquants de l'édifice sont un vitrail de de hauteur et un autel orné de ..

gauche|vignette|260x260px|Le chevet de la basilique Saint-Nicolas. Au milieu du , le clocher menace ruine. Une levée de fonds est nécessaire, incluant la vente de livres liturgiques précieux. Les travaux peuvent commencer en 1766, et s'achèvent en 1772.. Cependant, la paroisse envisage la reconstruction totale de l'édifice. Des plans sont dressés dès 1773Archives municipales de Nantes, plans cotes II164/43 et II164/44., et les travaux sont décidés en 1789.. La rénovation de 1766-1772 porte donc la touche finale à l'ancien édifice qui comporte trois nefs séparées par un gros pilier. Le chevet est plat.. Son abside se trouvait à l'emplacement de l'actuelle rue Affre, et on pouvait y accéder par le sud depuis la place Félix-Fournier. L'accès principal se fait au sud, via un porche, situé au niveau de l'actuelle place Félix-Fournier. L'église présente toujours son vitrail monumental et son autel orné. vignette|170x170px|Blason numérique de la basilique Saint-Nicolas de Nantes.

Le nouvel édifice gauche|175px|vignette|Le clocher de la basilique Saint-Nicolas. Sous l'impulsion de Félix Fournier, curé de la paroisse et futur évêque de Nantes, la construction de l'église actuelle s'échelonne de 1844 (pose de la première pierre) à 1869 (bénédiction de l'édifice) Mini guide de visite de la basilique Saint-Nicolas. sur un terrain exigu qui l'oblige à être orientée sur un axe nord-sud, et non pas est-ouest comme le voudrait la tradition chrétienne (soleil levant sur le sanctuaire). L'édification du clocher occupe à elle seule les quinze dernières années des travaux. Une médaille commémorative célèbre la pose de la première pierre de la nouvelle église, sous le règne de Louis-Philippe, l'administration du préfet Achille Chaper et du maire Ferdinand Favre.. L'église est bâtie en granite de la région, ainsi qu'en pierres dures et tuffeau de Touraine. Le projet est confié à Jean-Baptiste-Antoine Lassus., élève de Henri Labrouste et collaborateur de Eugène Viollet-le-Duc, qui en fait, avec Piel., l'un des tout premiers projets néo-gothiques en FranceLe premier édifice néogothique connu, la chapelle royale de Dreux, était en voie d'achèvement après presque trois décennies de travaux, tout comme la basilique Notre-Dame de Bonsecours près de Rouen.. Elle est érigée en basilique mineure le par le pape Archives de la Paroisse Saint-Nicolas-de-Nantes (résumé introductif) - Sous-série P-St-Nicolas Nantes (1737-2002)..

Le tombeau de Félix Fournier, décédé en 1877, est installé en 1883.

Le mobilier néogothique fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le , un an avant que l'église ne soit elle-même classée le ..

Le clocher de surmonté d'une croix de , positionne, au début du , la basilique comme plus haute église de France.

Dégâts et reconstruction gauche|vignette|320x320px|La basilique Saint-Nicolas vue de la Tour Bretagne. vignette|Les anges de la flèche de la basilique Saint-Nicolas.|300x300px L'église est gravement endommagée lors du bombardement allié du qui touche tout le quartier, notamment une partie de la place Royale, toute proche, et de la rue du Calvaire qui la longe au nord. Paul Caillaud, directeur de la défense passive nantaise, indique que

.. La guerre finie, le chantier de reconstruction débute en 1953 et dure jusqu'en 1974. Le grand-orgue endommagé, datant de 1901, est ainsi démonté, mais ultérieurement reconstruit, en deux tranches de travaux, en 1963 et 1985.

La pierre extérieure est noircie et fragilisée au , essentiellement sous l'effet de la pollution atmosphérique : une nouvelle tranche de travaux est donc lancée en 2004 sous la direction de Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments Historiques, consistant à restaurer le tuffeau et le granit mais aussi à reprendre intégralement divers éléments extérieurs excessivement abîmés.vignette|300x300px|Nef de la basilique Saint-Nicolas.|centré

Les cloches Le clocher abrite une sonnerie de 5 cloches de volée, fondues en 1882 par Adhémar Astier, fondeur de cloches à Nantes.

La voix de Dieu dans sa force (bourdon) : Anne-Joséphine-Aimée : Louise-Anne-Cécile : Joséphine-Elisabeth-Louise : Céleste :

Le bourdon fait partie des au son le plus grave de France. La note qu’il donne () est plus grave que celle du bourdon de Notre-Dame de Paris.

centré|vignette|300x300px|Détail du grand orgue avec son horloge.

Voici le son de la cloche de cette basilique qui sonne 20 h :

vignette|gauche|Cloche 20 h basilique Saint-Nicolas Nantes.

Galerie

Curés Brelet de La Rivellerie - 1731-1781 Jean-Baptiste Lefeuvre - 1781-1813 André-Mathieu Thebaud - 1813-1818 René Chevriau - 1818-1823 François du Paty - 1823-1836 Félix Fournier - 1836-1870 Charles Guillet - 1870-1874 Alexandre Roy - 1874-1891 Alfred-Pierre Creton - 1891-1900 François Jarnoux - 1900-1918 Joseph Robert - 1919-1946 Charles Hamel - 1946-1956 Henri Dubreil - 1956-1973 André Gouin - 1973-1979 Pierre Hervy - 1979-1989 Jean Corbineau - 1989-2000 Loïc Cacot - 2000-2002 Pierrick Feidel 2004-2008 Patrice Eon - 2008-2013 Sébastien de Groulard - 2013-2019 Loïc Le Huen - 2019-2025 Sébastien Catrou - 2025

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . . . . . .

Articles connexes

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Liens externes

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Nicolas Catégorie:Édifice religieux du XIXe siècle dans les Pays de la Loire Catégorie:Monument historique inscrit en 1985 Catégorie:Monument historique classé en 1986 Catégorie:Monument historique dans le centre-ville de Nantes Nantes Catégorie:Bâtiment de Jean-Baptiste Lassus Nantes Nantes Saint Nicolas Nantes Nantes Saint-Nicolas