L'équipe des États-Unis masculine de basket-ball est l'équipe nationale qui représente les États-Unis dans les compétitions internationales masculine de basket-ball. Elle est placée sous l'égide de la Fédération des États-Unis de basket-ball (USA Basketball). L'équipe est affiliée à la FIBA depuis 1934. Elle est surnomée "Team USA".

Le Team USA possède le plus beau palmarès du basket international, avec 17 médailles d'or olympiques et 5 titres de champion du monde. Depuis la Dream Team à Barcelone en 1992, le titre olympique ne lui a échappé qu'une fois, à Athènes en 2004.

Histoire

1936-1968 - Domination des premières joutes internationales

Berceau du basket-ball, principal acteur du développement de ce sport, les États-Unis possédaient un avantage certain sur les autres nations lors des toutes premières rencontres internationales. Les Américains dominèrent la première édition du tournoi olympique de basket-ball qui se déroula à Berlin en 1936 en remportant la médaille d'or tout en restant invaincus. Avec un bilan de cinq victoires et aucune défaite, ils montèrent sur la plus haute marche du podium, accompagnés de leurs deux voisins du continent américain : le Canada et le Mexique.

Les six tournois olympiques suivants virent les Américains décrocher l'or à chaque édition, tout en préservant leur invincibilité. Ils ne concédèrent aucune défaite lors des tournois organisés à Londres, Helsinki, Melbourne, Rome, Tokyo et Mexico. Ces compétitions étaient réservées aux joueurs amateurs. Toutefois, durant cette période, les équipes américaines alignèrent dans leurs rangs des joueurs qui devinrent ensuite de grandes vedettes du sport professionnel comme les légendaires Bill Russell, Oscar Robertson, Jerry West et Jerry Lucas.

1960 - Victoire d'une équipe

Les États-Unis dominent le tournoi des Jeux olympiques d'été de 1960, remportant l'ensemble de leurs rencontres avec un écart moyen de 43,5 points. Les deux écart les plus sont obenus face à l'URSS, 24 points, et ontre le Brésil, 27 points. Cette sélection, intronisée au en 2010, compte quatre à titre individuel, Jerry Lucas, Oscar Robertson, Jerry West et Terry Dischinger. Quatre sont désignés , Oscar Robertson en 1961, Walt Bellamy en 1962, Terry Dischinger en 1963 et Jerry Lucas en 1964..

1972 - Controverses aux Jeux de Munich Les États-Unis se présentèrent au tournoi olympique de Munich en 1972 avec un palmarès très enviable de sept médailles d'or consécutives, compilant un total de 63 victoires pour aucune défaite. L'équipe remporta les huit premiers matchs du tournoi de manière convaincante, s'assurant une place en finale contre l'URSS.

La finale des jeux de Munich fut sans aucun doute la rencontre la plus controversée 10 controverses olympiques, point n°6 de l'histoire des Jeux olympiques. Les États-Unis essuyèrent par la même occasion leur première défaite dans un match olympique. À trois secondes de la fin du match, l'ailier américain Doug Collins marqua deux lancers-francs pour placer les États-Unis en tête, 50-49 . Aussitôt le deuxième lancer de Doug Collins marqué, l'équipe soviétique s'empressa de réaliser la remise en jeu mais le chrono est arrêté par un arbitre alors que l'entraîneur soviétique interpelle la table de marque. Les Soviétiques déclarent qu'ils ont déposé un temps-mort entre les deux lancers, ce qui leur laissait trois secondes. Les arbitres décidèrent de remettre 3 secondes au chronomètre et de faire rejouer la dernière action. Malheureusement, l'arbitre remit la balle en jeu avant que le chronomètre ne fût réinitialisé à 3 secondes. Les Soviétiques tentèrent une longue passe sans succès, la sirène retentit et les Américains commencèrent à fêter leur victoire.

À cet instant, R. William Jones, le secrétaire de la FIBA, fit son apparition pour demander aux arbitres de remettre une seconde fois le chronomètre à 00:03 et de rejouer à nouveau la dernière action du match. Cette fois-ci, la longue passe de l'équipe soviétique fit mouche. La passe de Ivan Edeshko fut captée par Aleksandr Belov au niveau de la ligne des lancers-francs américaine. Belov se joua de Kevin Joyce et Jim Forbes pour filer marquer le panier victorieux juste avant que la sirène ne retentisse.

L'équipe américaine posa une réclamation après le match en signe de protestation. Un jury de cinq hommes dut alors prendre position. Les trois votes des membres du jury du monde communiste donnèrent raison à l'équipe soviétique qui remporta ainsi sa première médaille d'or olympique.

Les joueurs de l'équipe des États-Unis refusèrent de recevoir leur médaille d'argent. Kenny Davis alla plus loin en décidant de faire figurer dans son testament qu'il ne souhaitait pas que ses héritiers acceptent la médaille, même à titre posthume .

1976-1984 - Reconquête de l'or olympique sur fond de boycotts Après la défaite controversée de Munich, l'équipe américaine entraînée par Dean Smith renoua avec l'or olympique en 1976, à Montréal, en remportant 7 victoires et en ne concédant aucune défaite. Ce succès porta le bilan de l'équipe américaine à 78 victoires et 1 défaite.

L'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique poussa différents pays, dont les États-Unis, à boycotter les Jeux olympiques de Moscou en 1980. L'équipe américaine de 1980 participa toutefois à une tournée à travers les États-Unis nommée « ». Cette équipe, dirigée par Dave Gavitt, dispute six rencontres, cinq contres des sélections d'équipe de NBA, et la dernière face à l'équipe des États-Unis championne olympique des jeux de Montréal quatre ans plus tôt . Composée de jeunes talents, dont trois joueurs futurs All-Star, Rolando Blackman, Buck Williams et Isiah Thomas, ce dernier étant également membre du Basketball Hall of Fame, cette sélection remporte cinq victoires, dont la rencontre face aux médaillés de 1976 sur le score de 81 à 77, pour une défaite.

En réponse au boycott américain de 1980, la plupart des pays du monde communiste boycottent les Jeux olympiques de Los Angeles de 1984. Michael Jordan fait ses débuts dans le tournoi olympique, huit ans avant la naissance de la première Dream Team. Avec 17,1 points par match, Jordan termine meilleur marqueur de son équipe, entraînée par Bobby Knight. Invaincus, enregistrant huit victoires, les États-Unis décrochent une nouvelle médaille d'or.

1988 - Revanche perdue contre les Soviétiques Après la défaite de 1972, les Américains, dont l'effectif comprend plusieurs futures vedettes de la NBA comme David Robinson et Mitch Richmond, Dan Majerle ou Danny Manning, récemment désigné meilleur joueur du tournoi NCAA et vainqueur du titre national avec les Jayhawks du Kansas, vient d'enchaîner vingt-et-une victoires olympiques. En demi-finale, ils sont opposés à une sélection d'URSS dont les principaux joueurs sont Kurtinaitis, Chomičius, Marčiulionis, Volkov. Celle-ci peut également compter sur la présence d'Arvydas Sabonis, absent des parquets pendant dix-huit mois pour une blessure au tendon d'Achille . Les Soviétiques mènent d'un bout à l'autre de cette rencontre, ayant un avantage de dix points à la mi-temps. Les Américains se rapprochent plusieurs fois mais doivent s'incliner sur le score de 82 à 76, avec 28 points de Kurtinaitis et 13 points et 13 rebonds de Sabonis. L'équipe américaine doit se contenter d'une médaille de bronze lors de ces jeux après une victoire 78 à 49 sur les Australiens.

1992 - La Dream Team

thumb|right|David Robinson face à Porto Rico Lors d'une assemblée générale exceptionnelle le , la Fédération internationale de basket-ball décida d'ouvrir, pour la première fois, les compétitions internationales aux joueurs professionnels l'histoire de la FIBA sur le site de USA Basketball.

L'équipe alignée par les États-Unis pour le tournoi olympique de Barcelone en 1992 fut alors peut-être la plus fameuse collection de talents qu'une équipe sportive ait jamais assemblés. Parmi les 12 joueurs de l'effectif américain, 10 figureront sur la liste des 50 plus grands joueurs de NBA, liste établie en 1996 à l'occasion des 50 ans de la ligue nord-américaine.

+ Dream Team Nom Club Charles Barkley Suns de Phoenix Larry Bird Celtics de Boston Clyde Drexler Trail Blazers de Portland Patrick Ewing Knicks de New York Magic Johnson Lakers de Los Angeles Michael Jordan Bulls de Chicago Karl Malone Jazz de l'Utah Scottie Pippen Bulls de Chicago David Robinson Spurs de San Antonio John Stockton Jazz de l'Utah Chris Mullin Warriors du Golden State Christian Laettner Blue Devils de Duke Entraîneur : Chuck Daly Pistons de Détroit L'équipe américaine affronta l'Angola lors du match d'ouverture du tournoi olympique. Barkley marqua 24 points dans ce match qui vit les États-Unis l'emporter sur le score de 116 à 48. Barkley se fit remarquer en donnant un coup de coude à un joueur angolais, joueur qui lui rendait plus de 20 kilos.

Le match suivant opposa la Dream Team à une talentueuse équipe de Croatie. Jordan, avec 21 points, emmena les Américains vers une large victoire (103-70). Les États-Unis enregistrèrent ensuite une victoire contre l'Allemagne avec une bonne performance de Larry Bird (19 points) et Karl Malone (18). Puis sept joueurs américains marquèrent plus de dix points lors de la victoire 127-83 contre le Brésil. Dans ce match, Barkley établit le nouveau record de points pour un joueur américain en sélection avec 30 unités. Le dernier match de poule vit la Dream Team battre l'Espagne et, encore une fois, de manière spectaculaire avec un score de 122 à 81.

Lors des quarts-de-finale, les États-Unis rencontrèrent l'équipe de Porto Rico avec une victoire à la clé sur le score de 115-77. La demi-finale se conclut par une écrasante victoire de la Dream Team sur l'équipe lituanienne 127-76. Neuf joueurs américains marquèrent plus de dix points. La finale fut le match le plus difficile du tournoi pour la Dream Team qui s'imposa de 32 points, 117-85, contre la Croatie.

Avec un écart moyen de 43 points par match, l'équipe américaine a écrasé la compétition tout au long de ce tournoi.

1994 - La Dream Team 2 + Dream Team II Nom Club Steve Smith Heat de Miami Shaquille O'Neal Magic d'Orlando Reggie Miller Pacers de l'Indiana Dominique Wilkins Hawks d'Atlanta Joe Dumars Pistons de Détroit Alonzo Mourning Hornets de Charlotte Mark Price Cavaliers de Cleveland Shawn Kemp SuperSonics de Seattle Dan Majerle Suns de Phoenix Derrick Coleman Nets du New Jersey Larry Johnson Hornets de Charlotte Kevin Johnson Suns de Phoenix Entraîneur : Don Nelson Warriors de Golden State

La deuxième Dream Team participa aux championnats du monde de 1994, à Toronto au Canada. L'effectif fut totalement remanié dans le but de présenter des joueurs différents de ceux présents à Barcelone en 1992. La Dream Team 2 possédait peu de noms aussi prestigieux que sa grande sœur la Dream Team 1 mais elle sut se montrer tout aussi redoutable. Composée de jeunes talents de la NBA, elle remporta la médaille d'or en étant dominatrice tout au long de la compétition.

Quatre joueurs de cette sélection disputeront à nouveau les Jeux olympiques, Shaquille O'Neal et Reggie Miller en 1996 avec la Dream Team 3, puis Steve Smith et Alonzo Mourning en 2000 aux JO de Sydney. On dénombre 5 futurs Hall of famers dans cette sélection : Shaquille O'Neal, Reggie Miller, Joe Dumars, Do Wilkins et Zo Mourning. Le coach Don Nelson est lui aussi Hall of famer.

1996 - La Dream Team 3 La troisième équipe américaine composée de joueurs de NBA participe aux Jeux olympiques d'Atlanta en 1996. Encore une fois, l'effectif ne manque pas de vedettes et de futurs hall of famers , avec cinq membres de la Dream Team 1 (Barkley, Malone, Pippen, Robinson et Stockton) et deux autres joueurs élus parmi les 50 plus grands joueurs de la NBA : Hakeem Olajuwon et Shaquille O'Neal.