Marie Louise Angélique Aimée Caroillon des Tillières, dite Aimée d'Osmond, plus connue sous le titre de comtesse d'Osmond, née à Paris le Archives de Paris Acte de naissance reconstitué dressé le 30/12/1797 (10 nivose an VI), vue 49 / 50. et morte dans la même ville le Archives de Paris Acte de décès dressé le 03/08/1853, vue 37 / 51, par son mariage comtesse (1817) puis marquise (1838) d'Osmond, est une salonnière française.

Biographie Aimée Caroillon des Tillières est la fille unique du riche entrepreneur Claude-Xavier Carvillon des Tillières et de son épouse, Françoise Aimée Magallon d'Amirail.

En 1812 au décès de son père, elle hérita de sa fortune et de son patrimoine foncier; elle vendit à Napoléon le château du Raincy mais conserva le château de Pontchartrain. Bien que dotée d'un physique disgracié, elle fut aussitôt convoitée par les meilleurs partis de France. À la satisfaction de son oncle, qui avait été nommé son tuteur et administrait ses biens, elle les éconduisit tous, même le duc de Rohan.

Elle finit par épouser, le , le jeune comte d'Osmond (1788-1862), frère de la comtesse de Boigne. Ils eurent deux enfants : Marie Charlotte Eustachine Jeanne (1827-1899), qui épousa Jacquelin de Maillé de La Tour-Landry (1815-1874), duc de Maillé ; Rainulphe Marie Eustache (1829-1891), qui épousa Marie Joséphine Tardieu de Maleyssie ; ils eurent un fils, Eustache Conrad d'Osmond (1855-1904) mort sans alliance ; c'est donc la descendance du duc de Maillé qui hérita la fortune de Carvillon des Tillières.

vignette|gauche|La comtesse d'Osmond en train de peindre dans son intérieur gothique, aquarelle gouachée d'Hilaire Thierry, vers 1820 Dès le début des années 1820, la comtesse d'Osmond devient l'une des égérie du style Troubadour, et fait construire en son hôtel particulier, qu'on appela l'hôtel Destillières puis l'hôtel d'Osmond, deux pièces dans ce style. Construit par Alexandre-Théodore Brongniart, l'hôtel d'Osmond s'élevait sur l'actuel emplacement de l'Opéra Garnier. D'un style purement néoclassique, l'intérieur fit jaser Paris par son luxe. Le Petit Palais à Paris conserve du cabinet de la comtesse une paire de chaises, réalisées par l'ébéniste Jacob-Desmalter, qui représente à lui seul un exemple révélateur du style Troubadour dans le mobilier. Rapidement détruites, ces pièces, un salon et un cabinet, sont tout de même connues par deux aquarelles, d'Auguste Garneray et d'Hilaire Thierry.

Sous la monarchie de Juillet, elle tint un salon très brillantM. Rives et M. A. Bignan : Œuvres de M. Charles Brifaut,…. T. 3 / [Charles Brifaut] ; Éditeur : P. Diard (Paris) 1858, . Avec la duchesse de Berry, elle contribua à lancer la vogue du style néo-gothique.

Références

Bibliographie Jean-Paul Clément et Bernard Degout, « Madame d'Osmond », in : France-Angleterre, 1834. L'album d'aquarelles de Mme d'Osmond, Maison de Chateaubriand, 1996. Alexandre Pradère, "Du style Troubadour au style Boulle" ("Connaissance des Arts" , , pp. 72 à 83, qui reproduit un guéridon en ébène attribué à Jacob vers 1820, orné de vues du château de Pontchartrain dessinées par Isabey - coll. Aaron). « La plus riche héritière de France » ou l'histoire d'une ascension révolutionnaire (Les Échos, )

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