Victor Léon Maillard, né le à Paris où il est mort le , est un écrivain et critique d'art français, cofondateur de La Plume.

Biographie Né dans le arrondissement de Paris d'une mère passementière et d'un père mécanicienActe de Naissance de Léon-Victor Maillard, 29 octobre 1860 (Archives de Paris, , V4E 482, 5e arr.), Léon Maillard âgé de 17 ans, entre au journal Le Rappel et occupe dans les années suivantes un poste de fonctionnaire à l’Hôtel de VilleDavid Feldman, La Revue symboliste La Plume, 1889 à 1899, thèse, Paris, Sorbonne, 1954, .. Dans les années 1880, il fréquente un groupe littéraire, les Hirsutes Léon Maillard, « Les Hydropathes, Les Hirsutes et les Soirées de La Plume », Le Soir, 7 septembre 1928, .. En , il épouse la modiste belge Nathalie Vertommen, avec pour témoin Léopold Goirand, directeur de La Gazette du Palais qui emploie Léon comme chroniqueurActe de mariage de Léon-Victor Maillard et de Guillemine Marie Louise Nathalie Vertommen, 31 mai 1883 (Archives de Paris, , V4E 5637, 1er arr.).. Après avoir fait ses armes à la Gazette dans laquelle il fait entrer Léon Deschamps, il conçoit avec ce dernier une nouvelle revue, dont le manifeste s'intitule « Pour l’art ! », et lance La Plume en 1889, démissionnant de son emploi de fonctionnaireGrégoire Tonnet, Nicholas Zmelty, Jean-Michel Nectoux, La Plume (1889-1899), une revue « pour l’art », Paris, INHA, 2007, .. Nommé gérant, Maillard est inculpé en 1890 pour outrage aux bonnes mœurs, la revue ayant publié un poème anonyme jugé obscène : il se retire du bureau administratif et devient le principal conseiller de Deschamps et son critique d'art « Notre procès », La Plume, 41, janvier 1891, , .

Dans les années 1890, le succès public de La Plume est remarquable. En 1892, Maillard fonde les « soirs de La Plume », une réunion ou « salon » se tenant tous les samedis soirs, privée, et rassemblant artistes, écrivains et personnalités en vue. Il en explique le concept dans une rubrique dédiée au sein de la revueLéon Maillard, « Le Salon de La Plume», La Plume, 79, août 1892, . :

En , dans les nouveaux locaux de La Plume, au 31 rue Bonaparte, Maillard persuade Deschamps d'organiser le Salon des Cent, où seront montées plusieurs dizaines d'expositions d'artistesLéon Maillard, « Le Salon des Cent », La Plume, 116, 15 février 1894, ..

En , Maillard fonde sa propre revue hebdomadaire illustrée, Le Parisien de Paris, consacrée aux arts décoratifs de la capitale, et livre 93 numéros avant de disparaître en Revue assez rare, absente du catalogue de la BNF — cf. , notice sur Livre-rare-book.com.. Durant cette période, il produit des monographies sur des artistes contemporains comme André des Gachons, Henri Boutet, Auguste Marie Boulard, et Auguste Rodin.

Après la mort de Deschamps en 1899, Maillard s'éloigne de La Plume, liquide Le Parisien de Paris, puis collabore à de nombreux périodiques comme La Lanterne, L’Événement, Le Figaro, Le Pays, L’Ère nouvelle, Les Arts décoratifs, la Gazette des beaux-arts, Paris-Soir.

Maillard se lance ensuite dans l'organisation de nombreuses conférences : autour de la mémoire de Balzac, avec pour projet la maison de l'écrivain, du vieux Paris et de sa préservation au sein de l'association des Amis de ParisLéon Maillard, « Nos dernières auberges », Paris-soir, septembre 1924, ; Léon Maillard, « La Butte aux Cailles se modernise », Paris-soir, 31 mars 1924, ., de l'enseignement de l'art pour tousClaire Barbillon, « L’Art pour tous, une “mission de propagande éthique” », in: Dominique Viéville (dir.), Histoire de l’art et musées. Actes du colloque, École du Louvre, direction des Musées de France, 27-28 novembre 2001, Paris, École du Louvre, 2005, ., de la gratuité des muséesRobert Tourly, « In Memoriam. Léon Maillard », Le Soir, 29 décembre 1929..

Marcellin Desboutin exécuta en 1894 son portrait gravé« Portrait de Léon Maillard en noir », base Isidore / INHA..

Ouvrages publiés La Lutte idéale. Les soirs de la Plume, préface d'Aurélien Scholl, 94 portraits par F.-A. Cazals, Balluriau, Fernand Fau, A. Brière, Léon Lebègue, Bourdelle, Ollivier, Albert Trachsel, Alexandre Séon, Valin..., Éditions Paul Sévin / La Plume, 1892 — <small>[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k964084 lire sur Gallica]</small>. L'Imagier Andhré Des Gachons, Sous le patronage de la Plume, 1892. Henri Boutet : graveur et pastelliste, éd. E. Dentu, 1894-1895. L'Œuvre de Auguste BoulardIl s'agit bien d'Auguste Boulard père (1825-1897) — cf. sur Gallica, , avec mention erronée de la date de naissance., éd. H. Floury, 1896. [préfacier] Boutet embêté par Courtry, avec 2 pointes-sèches par Henri Boutet, une eau-forte et couverture par Charles Courtry, Bibliothèque artistique et littéraire, 1896. Les menus et programmes illustrés : invitations, billets de faire part, cartes d'adresse, petites estampes du siècle jusqu'à nos jours, 460 illustrations, éd. G. Boudet, 1898. Auguste Rodin, statuaire : études sur quelques artistes originaux, avec 5 bois de Auguste-Hilaire Léveillé, éd. Henri Floury, 1899. J. Van Driesten et la Toison d'Or. Un point d'histoire artistique, éd. Croville-Morant, 1908.

Notes et références

Annexes

Bibliographie Philipp Leu, « Notes sur Léon Maillard, un critique “Pour l’art” », in: Marie Gispert et Catherine Méneux (dir.), Critique(s) d’art : nouveaux corpus, nouvelles méthodes'', Paris, site de l’HiCSA, , — .

Liens externes

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