Philippe Couillard de L'Espinay (prononcé en français québécois : )Prononciation en français québécois retranscrite selon la norme API., dit Philippe CouillardL'expression « de Lespinay » (prononcée ne sert plus aujourd'hui qu'à indiquer la souche patronymique et n'est plus utilisée couramment. Ces mêmes lignées ont pu porter par la suite d'autres surnoms, tels : Couillard Després, Couillard de Beaumont, Couillard Lillois, Couillard des Ilets, Couillard des Écores, Couillard Dupuis, Couillard dit Hébert.., né le à Montréal (Québec), est un homme politique québécois. Membre du Parti libéral du Québec, il est le premier ministre du Québec du au .
Médecin de formation, spécialisé en neurochirurgie, il est ministre québécois de la Santé et des Services sociaux de 2003 à 2008 dans le gouvernement de Jean Charest et député provincial de Mont-Royal à partir de 2003 pour le Parti libéral du Québec. Réélu en 2007 dans la circonscription de Jean-Talon, il démissionne en 2008. Tout juste avant de quitter la politique, Philippe Couillard signe deux décrets favorables aux cliniques privées. Il se joint à Persistence Capital Partners (PCP), un fonds d'investissement privé qui venait tout juste d'acquérir Medisys Health Group. Il était en discussions avec le fonds alors qu'il était toujours ministre.
Il revient à la politique lorsqu'il est élu, en 2013, chef du Parti libéral du Québec. Il revient à l'Assemblée nationale du Québec pour Outremont lors d'une élection partielle en 2013 et accède au poste de chef de l’opposition officielle. Réélu au Parlement provincial en 2014 dans la circonscription de Roberval, il devient premier ministre après la victoire de son parti aux élections et forme un gouvernement majoritaire. Son parti est largement battu par la Coalition avenir Québec de François Legault aux élections générales de 2018.
Biographie Enfance et études Philippe Couillard est né d'un père canadien, Joseph Alfred Jean Pierre Couillard de Lespinay connu comme Pierre Couillard (1928-2001), professeur émérite de biologie à l'Université de MontréalSon père : Pierre Couillard (1928-2001), par lUniversité de Montréal, sur http://www.125.umontreal.ca en 2003.« Couillard, Pierre (1928-2001) : notice nécrologique » , retransmission par La Fédération québécoise des Sociétés de généalogie, en 2001., et d'une mère française, Hélène Yvonne Pardé, mariés le à Grenoble (Isère) en FranceMention marginale sur l'acte de naissance d'Hélène Yvonne Pardé : « mariée à Grenoble le avec Joseph Alfred Jean Pierre Couillard de Lespinay », état civil de la ville de Grenoble.. Il possède la double nationalité franco-canadienneIl déclare « porter fièrement » la nationalité française lors de sa déclaration conjointe avec le président de la République à l'Élysée le 5 mars 2018 lors de sa visite en France à l'occasion des rencontres alternées.. Son père est libéral alors que sa mère a des sympathies souverainistes pour le Québec au temps du Rassemblement pour l'indépendance nationale.. Philippe Couillard est l'aîné de trois enfants (une sœur et un frère) : il affirme avoir hérité, pendant une enfance heureuse, de beaucoup de passions, de recherches intellectuelles, de curiosité et de connaissances de la part de ses parents.. Il parle couramment l'anglais.
La lignée paternelle des Couillard de Lespinay remonte au pionnier français Guillaume Couillard (1588-1663), arrivé en Nouvelle-France en 1613, qui est le premier membre de la colonie à être anobli par le roi de France Louis XIV, recevant le titre héréditaire de sieur de Lespinay (orthographié aussi de l'Espinay)Patelli, Yannick. « Un dîner avec Philippe Couillard » , sur CMATV, le 18 février 2014...
Du côté de sa mère, Hélène Yvonne Pardé, née le à Grenoble, Philippe Couillard est d'ascendance française : son grand-père Maurice Pardé, professeur d'université, géographe, scientifique renommé en hydrologie et officier de la Légion d'honneurBase Léonore des dossiers de la Légion d'honneur , est né le à Senlis (Oise), et sa grand-mère, Jeanne Thérèse Alamelle, est née le à GrenobleActe de naissance d'Hélène Yvonne Pardé, en date du , acte , état civil de la ville de Grenoble.. Ayant donc également la nationalité française, Philippe Couillard est inscrit sur la liste électorale du Consulat général de France à Québec.
Après des études secondaires au Collège Stanislas de Montréal, établissement scolaire faisant partie du réseau des lycées français à l'étranger, Philippe Couillard entre à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal à l'âge de . En 1979 à l'âge de , il obtient un doctorat en médecine, puis en 1985 un certificat de spécialiste en neurochirurgie.
Carrière professionnelle Neurochirurgien consultant à l'hôpital Saint-Luc de Montréal, il y est chef du service de neurochirurgie (de 1989 à 1992) et chargé d’enseignement à la faculté de médecine de l'Université de Montréal. De 1992 à 1996, il participe à la fondation d'un service de neurochirurgie à Dhahran, en Arabie saoudite. Il agissait également à titre de conseiller du ministre saoudien de la Santé, le prince Abdullah bin Abdulaziz Al-Rabeeah. À son retour au Québec, il enseigne de 1996 à 2003 à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke. Il est aussi chef du Département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke de 2000 à 2003.
vignette|gauche|Philippe Couillard a été membre du conseil d'administration et du Comité des affaires publiques et des politiques de la santé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada à Ottawa de 2000 à 2003.. Entre 1992 et 2000, alors qu'il vit et travaille en Arabie saoudite de 1992 à 1996, il possède un compte en banque sur l'île de Jersey, considérée comme un paradis fiscal. À l'époque, il avait vendu tous ses biens au Canada et n'était donc plus considéré comme un résident fiscal canadien..
De 2000 à 2003, Philippe Couillard est membre du conseil d'administration et du Comité des affaires publiques et des politiques de la santé du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada à Ottawa.
Divorcé de Diane Castonguay, puis remarié depuis à Suzanne Pilote, Philippe Couillard est le père de trois enfants (Mathieu, Myriam et Simon) et le beau-père de deux autres. Couillard est également un mentor de la Fondation Pierre Elliott Trudeau..
Fonction de député Lors des élections de 2003, Philippe Couillard est élu député pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription électorale de Mont-Royal. Une circonscription qu'il connaît bien puisqu'il a grandi et étudié non loin de là. Château fort libéral depuis la création du comté dans les années 1970, il remporte cette circonscription avec plus de 80 % du suffrage, lui donnant l'une des majorités les plus importantes au Québec soit « Résultats des élections générales provinciales de 2003 : circonscription de Mont-Royal », sur http://www.electionsquebec.qc.ca en 2003..
vignette|left|En 2003, Philippe Couillard est élu pour la première fois à l'Assemblée nationale du Québec. Le , Philippe Couillard confirme qu'il sera candidat dans la circonscription de Jean-Talon, à Québec, lors des élections du 26 mars de la même année.. La circonscription était laissée vacante à la suite de la décision de Margaret F. Delisle de ne pas se représenter pour raisons de santé. Le jour du scrutin, Philippe Couillard est élu avec une majorité de .
Ministre de la Santé et des Services sociaux Premier mandat Le , il est nommé ministre de la Santé et des Services sociaux dans le gouvernement Charest. La campagne électorale de 2003 portait notamment sur des enjeux en lien avec les soins de santé au Québec..
Dès le début de son mandat, Couillard annonce que les universités de Montréal et McGill pourront compter — de part et d'autre — sur la construction de nouveaux hôpitaux universitaires.. Couillard veut mettre davantage d'accent sur la recherche, l'enseignement et l'évaluation des technologies que sur la taille desdits hôpitaux.
Suivant les engagements pris par les libéraux en campagne électorale, Philippe Couillard engage la direction hospitalière de même que les médecins à assumer un rôle prenant dans la gestion des listes d'attente des hôpitaux montréalais en leur envoyant une lettre leur faisant part des intentions prises à cet effet.. Il décide aussi, dans ce même dossier, de publier les listes d'attente sur internet.
Couillard engage également le MSSS dans une réorganisation du réseau de la santé afin de mieux coordonner les CLSC ainsi que les CHSLD. C'est la naissance des 95 Centre de santé et de services sociaux (CSSS) au Québec, dans une optique d'optimiser les structures présentes et de réduire le personnel administratif de ces structures. Cette réforme fut d'ailleurs contestée par plusieurs dans le réseau, qualifiée de « structurite » ou encore « d'illusion ».. Ces fusions ou regroupements auraient permis de diminuer à hauteur de 43 % le nombre d’établissements publics et de réduire de 39 % le nombre de postes de directeur général d’établissement de santé.« Rapport annuel de gestion 2007-2008 du Ministère de la santé et des services sociaux », sur publications.msss.gouv.qc.ca en 2008..
Alors que des doutes subsistaient sur les intentions de la fondation Shriners Hospitals for Children de construire l'hôpital pédiatrique à Montréal plutôt qu'à London en Ontario, le ministre Couillard a tenu à rassurer Gene Bracewell — l'un des dirigeants des Shriners — au regard de rumeurs de nouveaux délais pour la construction de l'hôpital. Finalement, le successeur de Couillard, Yves Bolduc, annoncera un investissement de plus de 100 M$ de la part des Shriners pour une construction de carrés à proximité du CUSM.
C'est durant son mandat aussi que le gouvernement du Québec révisera sévèrement la Loi sur le tabac. En effet, c'est à la suite de cette modification qu'il devint impossible au Québec de fumer dans un endroit public et à moins de neuf mètres des portes. Le projet de loi 112 reçut l'aval de la majorité des groupes de pression anti-tabac, bien que certains dirent que le projet n'allait pas assez loin. La vision du ministre était évidemment teintée de sa formation médicale, il déclara à ce sujet : Il réussit à rallier la majorité des groupes tout en faisant voter à l'unanimité la réforme de la loi.
Dans les autres réalisations de ce premier mandat, nommons : la mise en place d'un directeur national de lutte contre le cancer, la réglementation sur la publicité des médicaments, la mise en place des pompiers comme premiers répondants, une lutte intense contre les bactéries nosocomiales., la création de de naissance. et la fusion des hôpitaux de Lachine et de LaSalle..
Il négocia aussi les révisions salariales et des conditions de travail des ambulanciers, des médecins spécialistes.
Second mandat Lors de la formation du premier conseil des ministres de la en 2007, Jean Charest reconfirme Philippe Couillard au poste de ministre de la Santé et des Services sociaux. Le premier ministre l'a également nommé président du Comité des priorités et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, succédant à Michel Després. Il gère au cours de l'automne 2007 le dossier des fêtes du de la ville de Québec avec la ministre des relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, et avec le président par intérim du conseil exécutif de la ville de Québec, Ralph Mercier.
Concernant le ministère de la Santé, Philippe Couillard affirme que l'ère des grandes réformes structurelles est terminée. Celui-ci se concentre sur la gestion plus fine du ministère. Dès son assermentation, il fait état du ménage à réaliser dans les hôpitaux (au sens propre du terme) de manière à régler pour de bon le problème de bactéries nosocomiales qui utilise moult ressources dans les hôpitaux. Il se fixe aussi comme priorité l'embauche d'infirmières et la résolution du dossier des listes d'attente.