thumb|Buste de Ménandre, copie romaine de ce qui fut peut-être l'original de Céphisodote le Jeune et de son frère Timarchos, musée Chiaramonti (Vatican).

Céphisodote le Jeune est un sculpteur athénien de la fin du

Biographie

Il est le fils aîné de Praxitèle et le frère de Timarchos (XXXVI, 24) ; Plutarque, Vie des dix orateurs (Lycurgue, 38). et très probablement le petit-fils de Céphisodote l'Ancien : l'usage grec est que le fils aîné porte le nom de son grand-père paternelSarah B. Pomeroy, Families in Classical and Hellenistic Greece. Representations and Realities, Oxford University Press, 1997, p. 72-73.. Tous trois sont des sculpteurs athéniens. Pline l'Ancien situe son apogée (floruit) dans la olympiade, c'est-à-dire 296-293 av. J.-C.Histoire naturelle (XXXIV, 51). Il signe en 344-343 av. J.-C. une base de statue à l'Asclépieion d'Athènes« Œuvre de Céphisodote / sous la prêtrise de Lysithéos de Tricorythos », Inscriptiones Græcæ II-III², 4390., ce qui pose un problème de chronologie : la date semble trop précoce pour désigner le fils de Praxitèle, mais trop tardive pour désigner Céphisodote l'AncienMuller-Dufeu, p. 539..

Céphisodote se consacre essentiellement à des portraits, qu'il fait payer fort cher : 1000 drachmes par client, soit l'équivalent de plus de 600 journées de travail d'un ouvrier de travaux publicsAndrew Stewart, « Skopas et Praxitèle : confrères ou rivaux ? », communication au colloque « Figures d'artistes dans l'Antiquité grecque : les limites de la monographie, organisé au musée du Louvre, 24 mars 2007.. À partir de 335 av. J.-C., le nom de « Céphisodote, fils de Praxitèle » apparaît dans les listes officielles d'Athènes en tant que syntriérarqueInscriptiones Græcæ II², 1623, 1628 et 1629. : il doit financer l'équipement complet d'une trière avec d'autres Athéniens qui, comme lui, appartiennent aux 300 plus riches de la cité. En tout, il prend part à six triérarchies, dont deux seulAndrew Stewart, « Skopas et Praxitèle : confrères ou rivaux ? »..

Œuvre

Les textes anciens et les inscriptions lui attribuent, avec son frère Timarchos :

des portraits : de l'orateur Lycurgue et de ses filsVie des dix orateurs (Lycurgue, 38)., de Théoxénidas, son grand-oncleInscriptiones Græcæ II-III², 3876., du poète MénandreInscriptiones Græcæ II-III², 3777. (que l'on a pensé reconnaître dans une série de copies romainesR. R. R. Smith, La Sculpture hellénistique, Thames & Hudson, Paris, 1996, p. 39 ; Andrew Stewart, Greek Sculpture: an Exploration, Yale University Press, 1990, fig. 610-613.), d'une prêtresse d'Athéna PoliasInscriptiones Græcæ II-III², 3455. ; des effigies divines : Ényo (la Discorde) dans le temple d'Arès à Athènes (I, 8, 4)., le héros Cadmos à ThèbesPausanias (IX, 12, 4)..

Seul, il réalise :

un symplegmaPline (XXXVI, 24). (groupe représentant un satyre poursuivant une ménade) ; des effigies divines : une Léto, une Aphrodite, une Héra, un Asclépios et une Artémis que Pline voit rassemblés à Rome ; des portraits : les courtisanes Myrô de Byzance et Anytè de TégéeTatien, Contre les Grecs. ; diverses offrandes.

Notes

Bibliographie , 1570 à 1589, p. 539-543. Alain Pasquier, « Éléments de biographie », Praxitèle, catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, éditions du Louvre & Somogy, 2007 , p. 30-31. , p. 243.

Liens externes

Catégorie:Sculpteur grec du IVe siècle av. J.-C.