Prévessin-Moëns est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle appartient à l'Aire Urbaine de Genève - Annemasse. La commune est née le de la fusion des communes de Prévessin et de Moëns.
Ses habitants sont les Prévessinois et les Prévessinoises.
Géographie
Situation
La commune est située à 8 km de Genève, 65 km de Bourg-en-Bresse, 110 km de Lyon, et 400 km de Paris (distances orthodromiques). Depuis Prévessin-Moëns, les reliefs du Jura et des Alpes (massif du Mont-Blanc) sont les éléments visuels les plus présents dans le paysage.
Lieux-dits et hameaux Les deux anciennes communes de Prévessin et de Moëns ont gardé leur appellation en tant que lieux-dits.
La commune regroupe plusieurs hameaux : Brétigny, Vésegnin, Magny, les Aglands.
Géologie et relief Superficie La superficie de la commune est de , son altitude de 460m, variant de 419m à 486m.
Géologie Au début de l'ère quaternaire, le glacier du Rhône a recouvert la région. Au moment de sa fonte, il a déposé des amas de rochers, recouvrant la molasse issue de l'ère tertiaire, prenant le nom de moraine.
Hydrographie Le bassin hydrographique est le Bassin du Rhône. Sur le territoire, coulent :
au nord : le ruisseau, le Petit Journans qui est affluent du cours d'eau le Lion ; Le Lion, affluent de l'Allondon. au sud : le Nant qui conflue à Ferney-Voltaire avec l'Ouye.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cessy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Prévessin-Moëns est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Genève (SUI)-Annemasse (partie française), une agglomération internationale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (27,7 %), zones urbanisées (23 %), zones agricoles hétérogènes (21,3 %), forêts (10,7 %), prairies (8,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,8 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine La proximité de Genève est marquée et son aire urbaine se prolonge au-delà de la frontière. De nombreux programmes immobiliers récents ont façonné la ville, néanmoins, les traces d’un passé agricole sont encore visibles, tout comme les espaces naturels (parc, boisements).
Une conurbation s'est formée sur les communes de Ferney-Voltaire, Prévessin-Moëns et Ornex. Si chaque centre-ville peut être identifié, l’agrégation des différents centres et hameaux composant ces trois communes a créé une seule entité urbaine.
Enfin, la densification du logement s'opère autour du centre-village, à Prévessin, avec une majorité de constructions produites en collectif, tandis que Moëns et les hameaux sont constitués majoritairement d'habitats individuels.
Logement En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 4102, marquant une progression rapide. En 1999, la commune comptait 1893 logements, 2259 en 2007 (+19 %), et 3582 en 2012 (+58 %); cette augmentation soutenue tente à ralentir sur la dernière période observée (+20 %)..
Parmi ces logements, 82,7 % sont des résidences principales, 9,9 % des résidences secondaires et 7,3 % des logements vacants.
Ces logements étaient pour 46,7 % des maisons individuelles et pour 53,1 % des appartements. Cette proportion s’est inversée depuis 2007, puisque les maisons représentaient 59,9 % contre 39,9 % d’appartements.
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 55,2%, en baisse par rapport à 2007 (65,7 %).
Concernant le nombre de pièces, 3,4 % des logements ont 1 Pièce, 12,5 % 2P, 20,5 % 3P, 18,6 % 4P et 44,9 % 5P ou plus. Cette dernière catégorie est essentiellement représentée par le logement pavillonnaire puisque les maisons ont en moyenne 5,7 pièces contre 3,1 pour les appartements.
Projets d'aménagement Les projets d'aménagement de la commune s'inscrivent dans les orientations prises par la communauté d'agglomération du Pays de Gex, inscrites au Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) et Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUi).
Voies de communication et transports
Voies de communication La commune est principalement desservie par la RD 35 qui la contourne, ainsi que par sa variante RD 35b qui la traverse. La RD 78 quant à elle relie les hameaux de Brétigny et Vésegnin à Moëns.
Un des plus importants passage entre la Suisse et le Pays de Gex (+ de 20 000 véhicules/jour) se situe sur la commune à la douane reliant Meyrin à Saint-Genis-Pouilly (RD984f).
Une voie douce (piétons et vélos) relie Prévessin-Moëns au hameau de Mategnin en Suisse. Cet accès était auparavant une route, et ce jusqu'en , la présence d'un ancien poste de Douane en témoigne.
Transports La commune est desservie par les lignes de bus 64 et 66 des Transports publics genevois (TPG), et par la ligne 33 des Cars Région Express.
L'Aéroport international de Genève est situé à , les gares de Genève-Cornavin à en Suisse et Bellegarde-sur-Valserine à permettent l'accès aux transports nationaux et internationaux.
Risques naturels et technologiques Tel que disponible en , la commune ne présente aucun Plan de Prévention des Risques: ni Naturel (PPRN), ni Technologique (PPRT). Le risque sismique est modéré de niveau 3 ; il existe une exposition au retrait-gonflement des sols argileux..
Toponymie Prévessin est attesté sous la forme Privissin en 1257. Le toponyme Prexessin apparaît dans le Procès-Verbal de démarcation de la frontière en 1825 (cf. section La frontière de Prévessin-Moëns avec la Suisse).
Moëns est attesté sous la forme Moyns en 1211, Villa de Moinx en 1236. Selon Ernest Nègre, ce toponyme semblerait dériver de l'anthroponyme germain Modonius.
Histoire Époque contemporaine
XIXe siècle
La frontière de Prévessin-Moëns avec la Suisse L'actuelle frontière entre Prévessin-Moëns et la Suisse est issue du traité entre la France et les Puissances Alliées, conclu à Paris le , dit Traité de Paris de 1815, défini dans son Article 1er, alinéa 3. Ce traité pose les principes de cession d'une partie du Pays de Gex au canton de Genève, la commune voisine de Meyrin étant cédée au canton.
Les multiples bornes implantées aux limites de la commune attestent d'un abornement effectué en 1818, mais il faut néanmoins attendre le procès-verbal de démarcation de la frontière entre la France et le Canton de Genève du pour entériner le Traité de Paris. Ce document, descendant au niveau communal, spécifie notamment la frontière française aux limites des deux communes de Moëns et de PrexessinOrthographe rigoureusement conforme au document déposé aux Archives de l’Etat de Genève.
XXe siècle Au printemps 1942, Klaus Barbie est nommé chef de la sécurité à Gex avec pour mission d'enlever Alexander Foote (un agent secret travaillant pour l'URSS à Genève). Barbie réussit donc à soudoyer le chef d'un poste de la garde-frontière suisse et s'introduit en Suisse par le poste de Prévessin-Moëns, douane proche de sa résidence privée, avant de constater qu'Alexander Foote avait disparu.
Faits divers
Jean-Claude Romand, habitant dans la commune, a assassiné sa femme et ses deux enfants en . Il a depuis été condamné par la cour d'assises de Bourg-en-Bresse à la réclusion criminelle à perpétuité. Plusieurs films se sont plus ou moins directement inspirés de cette affaire : L'Emploi du temps de Laurent Cantet, et surtout L'Adversaire, de Nicole Garcia, d'après le roman d'Emmanuel Carrère, avec Daniel Auteuil dans le rôle principal. C'est aussi la commune où Kafa Kachour Bashir, l'épouse de l'ex-chef de cabinet de Mouammar Kadhafi nommé Bachir Saleh (recherché par Interpol) possède une résidence secondaire. Le elle a été condamnée à 2 ans de prison avec sursis ainsi qu'à une amende de pour esclavage domestique de quatre citoyens tanzaniens (deux sœurs et un couple) embauchés en Libye et privés de leur passeport...
Politique et administration
Découpage territorial
Commune et intercommunalité Née de la fusion des communes de Prévessin et de Moëns le , Prévessin-Moëns a rejoint la communauté de communes du Pays de Gex (CCPG) lors de sa création en 1996 ; la CCPG s'étant transformée en communauté d'agglomération du Pays de Gex (CAPG) en 2019. La CAPG est membre du Pôle Métropolitain du Genevois Français.
Circonscriptions administratives La commune fait partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes, du département de l'Ain, et de l'arrondissement de Gex.
Circonscriptions électorales Les électeurs de la commune votent au sein de la 3e circonscription législative de l'Ain.